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FRANCE

Greenpeace ne participera pas au débat national sur l'énergie

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/11/2012

Le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard (photo), a indiqué que l'organisation ne se joindra pas au débat sur l'énergie. L'ONG affirme ne pas avoir confiance dans la volonté du gouvernement.

Greenpeace France ne partipera pas au débat national sur l'énergie qui s'ouvre le 20 novembre en raison d'"un manque de confiance dans la volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique", a dit lundi à l'AFP son directeur Jean-François Julliard.

"Nous ne participerons pas au débat car nous n'avons plus confiance dans ce débat et dans la réelle volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique", a déclaré à l'AFP le responsable de Greenpeace, à l'issue d'un entretien avec la ministre de l'Ecologie Delphine Batho.

"La composition du comité de pilotage (NDLR, qui doit animer le débat au niveau national) a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", a expliqué Jean-François Julliard.

"Il y avait déjà le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et ce qui s'y passe en ce moment, les incertitudes sur la fermeure de la centrale de Fessenheim, la déception de la conférence environnementale, le flou qui entoure l'organisation de ce débat et maintenant un comité de pilotage déséquilibré avec deux personnes ouvertement pro-nucléaires", a détaillé le directeur de Greenpeace.

Lundi, les principales ONG françaises se sont dites "déçues" de la composition du comité de pilotage, connue depuis samedi et qui comprend cinq membres, dont deux ex-dirigeants de la filière nucléaire.

Le comité sera composé de l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, de l'ex-directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, du climatologue Jean Jouzel, de la directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) Laurence Tubiana et de Pascal Colombani, ancien administrateur général (2000 à 2002) du Commissariat à l'énergie atomique.

"Nous sommes amers, frustrés et en colère car on attendait mieux de ce gouvernement", a commenté Jean-François Julliard "mais on ne veut pas servir de caution verte à ce débat".

Le responsable de l'ONG a indiqué avoir demandé sans succès à la ministre "une ouverture du comité à d'autres acteurs".

Dans un communiqué commun lundi, les ONG s'étaient dites "de plus en plus réservées sur un débat qui démarre sur de telles bases" appelant à "un rééquilibrage" du comité de pilotage et au départ d'une des deux représentants de la filière nucléaire.

Ce débat débutera le 20 novembre par la première réunion d'un "Parlement" composé de quelque 80 personnalités représentants six collèges différents (Etat, ONG, entreprises, syndicats, élus locaux et parlementaires).

Il sera prolongé par des débats dans les régions.

La synthèse de ces travaux doit alimenter un projet de loi de programmation sur les besoins énergétiques de la France afin de parvenir à l'objectif fixé par François Hollande de réduire de 75 à 50% d'ici à 2025 la part du nucléaire dans le mix énergétique français.

Dans une déclaration à l'AFP, Delphine Batho s'était engagée lundi à garantir un débat "contradictoire, pluraliste et respectueux de la diversité des points de vue".

"Chacun est libre de participer à ce débat dans lequel tous les points de vue sont respectables et doivent pouvoir s'exprimer", avait souligné la ministre.



AFP

Première publication : 13/11/2012

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