Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Abdelaziz Bouteflika réélu pour un quatrième mandat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Aquilino Morelle : Un "caillou" dans la chaussure de François Hollande

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Crise ukrainienne : vers une nouvelle guerre du gaz ?

En savoir plus

#ActuElles

Carrière envers et contre tout ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

50 milliards d'économies : un plan d'austérité qui ne dit pas son nom ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La rigueur version Valls

En savoir plus

TECH 24

Les Google Glass déjà mal vues

En savoir plus

  • EN DIRECT : Les quatre ex-otages libérés samedi ont atterri sur le sol français

    En savoir plus

  • Nicolas Hénin, ex-otage : "Nous avons traversé la frontière à tête découverte, les mains dans les poches"

    En savoir plus

  • Le Paris Saint-Germain se console avec la Coupe de la Ligue

    En savoir plus

  • Corée du Sud : une vingtaine de corps de victimes du naufrage du ferry repêchés

    En savoir plus

  • Les journalistes libérés attendus à Paris dimanche matin

    En savoir plus

  • En images : Rencontres internationales de cerfs-volants à Berck-sur-Mer

    En savoir plus

  • Soudan du Sud : plus de 100 morts dans un raid pour du bétail

    En savoir plus

  • Vidéo : pour RSF, la Syrie ne doit pas devenir "un trou noir" de l’information

    En savoir plus

  • "Les journalistes français retrouvés près de la zone contrôlée par l'EIIL"

    En savoir plus

  • En images : les célébrations de Pâques dans le monde

    En savoir plus

  • Des tracts antisémites inquiètent la communauté juive de Donetsk

    En savoir plus

  • Grande Guerre : les animaux, ces grands oubliés des tranchées

    En savoir plus

  • Reportage interactif : Cambodge, les sacrifiés du sucre

    En savoir plus

  • Vidéo : l'est de l'Ukraine "deviendra un pays indépendant"

    En savoir plus

  • Abdelaziz Bouteflika, le président fantôme

    En savoir plus

  • Découverte de la première planète jumelle de la Terre

    En savoir plus

  • L'embryon numérique, la nouvelle technologie pour faire un bébé parfait

    En savoir plus

  • Sans surprise, Bouteflika réélu président de l'Algérie avec 81,53 % des voix

    En savoir plus

FRANCE

Les femmes de soldats français montent au front en se dénudant

© capture d'écran Facebook

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 14/11/2012

Pour protester contre le retard du versement des soldes de milliers de militaires, leurs épouses ont relancé la page Facebook "Un paquet de Gauloises en colère" créée il y a un an. Elles prennent la pose, à moitié nues, pour défendre leurs hommes.

"Quand la France a besoin de toi, tu y vas, mais quand elle ne te paie pas, on fait quoi ?" Les femmes de soldats français en ont plein le dos. Plein le dos que leur conjoint, militaires au sein de l’Armée de Terre, n’ait plus touché un centime depuis des mois. Plein le dos de Louvois, ce logiciel défectueux chargé de centraliser le système des paies interarmées, à l’origine de ces erreurs de comptabilité.

Elles ont donc décidé de prendre les devants. Exit la méthode douce des manifestations et des marches pacifiques "qui n’ont servi à rien" et place à la méthode choc : la nudité. En s'exposant à moitié nu, le dos recouvert d’un message, sur une page Facebook intitulée "Un paquet de Gauloises en colère", elles espèrent frapper un grand coup et alerter l’opinion publique sur leurs situations financières "désastreuses".

"Pour Noël, c’est eau et pain sec. Joyeux Noël papa, on t’aime" peut-on lire sur le dos de l’une d’elles. "Vivre dignement, est-ce trop demander à l’État ? Qu’on te paye ton dû régulièrement", peut-on déchiffrer sur une photo.

Lancé il y a un an, mais sans grand succès, le mouvement "Un paquet de Gauloises en colère" connaît aujourd'hui une nouvelle vie. "À cette époque, peu de militaires étaient touchés par le dysfonctionnement de Louvois. Mais, depuis le mois d'octobre 2012, les victimes du logiciel se sont multipliés, la page a pris de l’ampleur, beaucoup d’ampleur", confie Virginie, une photographe, femme de militaire, contactée par FRANCE 24 et qui a contribué à l’élaboration de la page.

En quelques mois, les membres se sont en effet multipliés. Au 13 novembre, la page comptait plus de 17 000 adhérents. Parmi eux, de simples soutiens, mais surtout - et sans surprise - de nombreuses concubines, exaspérées par la situation. "Certaines n’ont pas les moyens de régler leurs factures ou leur loyer. J’ai même donné des vêtements de bébé à une femme parce qu’elle n’a pas les moyens d’en acheter !", confie Virginie.

Détail cocasse, l’idée de faire poser ces femmes dénudées et de dos est partie d’un homme. Un ancien militaire qui s’est inspiré d’une campagne américaine similaire dans laquelle des femmes de GI posent nues contre les blessures de guerre de leurs conjoints. "On s’est dit, ‘nous aussi on peut faire la même chose’", explique Virginie.

La page, victime de son succès, n’est pas vraiment du goût des autorités. Se mettre à nu, c’est aussi se mettre à dos les autorités. "On a subi des pressions de là-haut, on nous a demandé de retirer la page parce qu’elle portait atteinte à l’image de l’armée", continue la jeune photographe. "Mais nous ne comptons pas céder à leurs intimidations. Nous, les femmes de militaires, nous ne sommes pas tenues au devoir de réserve. Nous avons le droit de manifester notre colère, le droit de ne pas être anonyme", ajoute-t-elle. C’est d’ailleurs pour cette raison que Virginie n’a pas posé sur Facebook. "J’assume mes paroles, je ne veux pas me cacher. Je ne montre pas mon dos, quand j’ai quelque chose à dire, je préfère regarder mon interlocuteur droit dans les yeux."

Première publication : 13/11/2012

  • FRANCE

    Soldes dans l'armée : "Mon mari n'a pas reçu un centime en deux mois"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Quand l'armée française ne paie plus ses soldats...

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)