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Moyen-orient

François Hollande reconnaît la coalition nationale syrienne

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/11/2012

François Hollande a annoncé que la France reconnaissait la nouvelle coalition formée par l'opposition syrienne comme "la seule représentante du peuple syrien". Il n’exclut pas que la France puisse livrer des armes aux opposants à Bachar al-Assad.

Lors de sa première conférence de presse à l'Élysée depuis son accession au pouvoir, François Hollande a annoncé mardi 13 novembre que la France reconnaissait la nouvelle coalition de l'opposition syrienne comme "la seule représentante du peuple syrien" et a ouvert la voie à des livraisons d'armes à l'opposition, jusqu'ici refusées.

"J'annonce que la France reconnaît la coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d'en terminer avec le régime de Bachar al-Assad", a ainsi déclaré le président français.

Par conséquent, la question de la livraison d'armes à l'opposition syrienne, refusée jusqu'à présent par les pays occidentaux, "va être nécessairement reposée", a-t-il déclaré. "[...] Pas simplement à la France, mais à tous les pays qui reconnaîtront ce gouvernement provisoire", a poursuivi le chef de l'État.

"Sanctuariser les zones libérées"

Le président affiche là une position assouplie de Paris, qui jusqu'à présent a toujours refusé de livrer des armes à l'opposition syrienne, concentrant ses efforts sur l'aide humanitaire. L'argument avancé est la crainte que ces armes ne tombent dans de mauvaises mains, à savoir celles de combattants extrémistes liés à des réseaux terroristes. Plusieurs sources ont en effet ces derniers mois fait état de la présence en Syrie d'une minorité de combattants jihadistes.

Interrogé sur une éventuelle intervention armée internationale, le président Hollande a rappelé que le Conseil de sécurité de l'ONU "n'était pas dans cette disposition d'esprit" en raison de l'opposition russe et chinoise. Toutefois, il a estimé que les Nations unies devaient "faire en sorte de sanctuariser" les zones libérées en Syrie où se trouvent des déplacés. "Nous agirons au nom du principe de protection des populations civiles", a-t-il déclaré. "Partout où des zones libérées ont pu être constituées et seront sous l'autorité de ce gouvernement [provisoire], elles devront être protégées", a-t-il dit sans plus de précisions.

FRANCE 24 avec dépêches

 

Première publication : 13/11/2012

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