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FRANCE

Le président de la chambre de commerce de Corse-du-Sud assassiné à Ajaccio

© AFP

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/11/2012

Jacques Nacer a été tué d'une balle dans son magasin, en plein centre d'Ajaccio. Il est la 17e personne assassinée en Corse depuis le début de l'année. Cette nouvelle agression intervient un mois après l'assassinat de l'avocat Antoine Sollacaro.

Le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, a été tué par balles mercredi soir dans son magasin du centre d'Ajaccio, deux semaines avant une visite dans l'île des ministres de l'Intérieur et de la Justice, Manuel Valls et Christine Taubira.

Jacques Nacer, 59 ans, qui était aussi secrétaire général du club de football de L1 Athletic Club Ajaccio (ACA), présidé par l'ancien dirigeant nationaliste Alain Orsoni, a été mortellement blessé par balles par un homme seul, peu avant 19H00, a indiqué le procureur de la République à Ajaccio, Xavier Bonhomme.

Il s'apprêtait à fermer son magasin de vêtements de la rue Fesch, une artère piétonne et très commerçante du centre-ville, quand un homme "cagoulé ou masqué", selon M. Bonhomme, a fait irruption, tirant plusieurs coups de feu.

Atteint de "plusieurs tirs mortels", Jacques Nacer est décédé peu après l'arrivée des secours, a précisé M. Bonhomme. Le tireur dont "le signalement est très flou" est parvenu à s'enfuir à pied sans être rattrapé.

Jacques Nacer, un notable très connu en Corse, est la 17e personne tuée par balles depuis janvier dans l'île, désormais qualifiée de zone la plus criminogène d'Europe, compte tenu de sa population de 310.000 habitants.

Le président François Hollande a déclaré peu après ce nouvel assassinat qu'il fallait "chercher les causes mêmes de cette tuerie qui concerne un certain nombre de personnalités" en Corse.

"Nous devons, avec la justice, faire toute la lumière et chercher les coupables. Il y a des actions engagées, c'est ce que le gouvernement a décidé il y a plusieurs semaines", a dit M. Hollande à la presse, en marge d'un déplacement à l'Institut Pasteur.

Matignon a annoncé le 22 octobre une série de mesures pour tenter de juguler la criminalité et le grand banditisme en Corse notamment en renforçant la lutte contre le blanchiment d'argent. M. Valls et Mme Taubira, qui ne se sont pas rendus dans l'île depuis leurs prises de fonctions, avaient alors annoncé qu'ils feraient le voyage d'Ajaccio où ils sont attendus le 29 novembre.

André Marcon, qui préside l'ensemble des CCI de France, a lui condamné "avec vigueur cet acte odieux et barbare.

La rue Fesch a été rapidement bouclée par les services de sécurité. Des enquêteurs de la police judiciaire et de la police scientifique se sont immédiatement rendus sur place, l'hôtel de police n'étant situé qu'à quelques centaines de mètres du lieu du crime.

La nouvelle de l'assassinat de Jacques Nacer, un homme jovial et très actif, s'est répandue comme une traînée de poudre à Ajaccio et dans toute l'île, provoquant une nouvelle fois la stupeur.

Des commerçants, parfois en pleurs, et des dizaines de personnes se sont dirigés vers le magasin de la famille Nacer, rue Fesch.

Ce nouvel homicide est intervenu près d'un mois après l'assassinat d'un avocat ajaccien, Me Antoine Sollacaro, le 16 octobre dans une station-service de la cité impériale. Ancien bâtonnier d'Ajaccio, Me Sollacaro, 63 ans, conseillait notamment l'ACA.

L'onde de choc provoquée par l'homicide de cet avocat considéré comme l'un des plus brillants pénalistes insulaires, après avoir été militant nationaliste aux côtés de M. Orsoni, s'était propagée jusqu'à Paris. Le dossier a été transféré à la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, chargée des affaires de grand banditisme.

Un ancien militant nationaliste reconverti dans l'immobilier, Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, 50 ans, avait été assassiné en Balagne (Haute-Corse) quelques heures avant Me Sollacaro mais aucun lien n'a été établi entre ces faits.

Quelques jours plus tard, le 16e assassinat par balles de l'année était perpétré à Propriano (Corse-du-Sud). La victime, Patrick Sorba, 44 ans, était connue de la justice, notamment pour des infractions liées au trafic de stupéfiants.

AFP

Première publication : 14/11/2012

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