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Afrique

Ansar Dine : "Nous sommes déterminés à rechercher une solution pacifique au Nord-Mali"

© AFP

Vidéo par Maureen GRISOT

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/11/2012

Alors que se profile une intervention militaire au Nord-Mali, une délégation d’Ansar Dine, qui occupe la moitié nord du pays aux côtés d’autres groupes islamistes, s’est rendue au Burkina Faso pour y rencontrer un responsable de l’ONU.

Pour la première fois depuis la prise du contrôle du Nord-Mali par les djihadistes au printemps dernier, des représentants d’Ansar Dine ont rencontré, mardi 13 novembre, le représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit, au Burkina Faso. Ce mouvement islamiste, présent dans le nord du Mali aux côtés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), applique de façon stricte la charia dans la région, multipliant les amputations, lapidations, coups de fouets…

Depuis son arrivée à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, Ansar Dine tente de montrer sa bonne volonté, affirmant notamment renoncer au terrorisme, et affiche sa volonté de négocier directement avec les autorités maliennes pour trouver une solution pacifique à la crise, alors que se profile une intervention militaire au Nord-Mali. "Nous appelons les Maliens à la table des négociations. C’est en ce temps que les Maliens, comme les mouvements [tels Ansar Dine, NDLR] auront à faire entendre leurs revendications, mais pour l’instant, je pense qu’il faut seulement aller vers le dialogue", a déclaré Mohamed Ag Aharib, le porte-parole du groupe islamiste, au micro de l’envoyée spéciale de FRANCE 24 à Ouagadougou, Maureen Grisot.

"Nous sommes des gens fréquentables"

La délégation d’Ansar Dine, depuis son arrivée au Burkina Faso, multiplie les gestes d’ouverture : "Nous sommes déterminés à aller vers la paix, nous sommes déterminés à rechercher une solution pacifique pour que l’on sache que nous ne sommes pas des terroristes, a ainsi assuré le porte-parole de l’organisation. Nous sommes des gens fréquentables, nous ne sommes pas des monstres. La charia, nous la voulons chez nous, nous l’avons toujours appliquée et nous demandons que ça ne soit pas diabolisé".

Mais c’est précisément sur ce point que se cristallisent les désaccords avec Bamako. Les autorités maliennes, de concert avec le reste de la communauté internationale, ont, depuis le début de la crise, condamné la charia et les pratiques qui en découlent. Mercredi, Ansar Dine s’est néanmoins montré plus conciliant sur cette question en acceptant, selon les propos de Hamada Ag Bibi, l’un des membres de la délégation, de ne pas appliquer la loi islamique sur l’ensemble du pays. "Nous renonçons à l’application de la charia sur toute l’étendue du territoire malien, sauf dans notre région de Kidal, où la charia sera appliquée en tenant compte de nos réalités […]. Tout se fera avec pédagogie", a-t-il déclaré à l’AFP.

"Cela montre la volonté de dialogue d’Ansar Dine et sa volonté de se désolidariser des autres groupes armés islamiques, Aqmi et Mujao, au moment où on parle d’une intervention armée dans la région", commente Virginie Herz, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24. Pour l’heure, Bamako refuse de s’asseoir à la table des négociations tant que le groupe continuera d’évoquer une quelconque application de la charia.

Après la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dimanche 11 novembre, l’Union africaine a approuvé, mardi, un plan d’intervention militaire dans la région, prévoyant l’envoi de 3 300 soldats chargés d’apporter un appui dans le Nord-Mali aux 5 000 hommes de l’armée malienne.
 

Première publication : 14/11/2012

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