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Economie

Léger rebond de la croissance au troisième trimestre

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/11/2012

Alors que la zone euro est entrée dans une nouvelle phase de récession, l'économie française a enregistré une croissance de 0,2 % au troisième trimestre. Le pays n'avait pas affiché de hausse de son PIB depuis un an.

La croissance de l'économie française a légèrement rebondi de 0,2% au troisième trimestre par rapport au précédent, a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui tablait encore début octobre sur une stagnation.

La zone euro entre en récession au 3e trimestre

La zone euro est entrée officiellement en récession au troisième trimestre 2012, pour la deuxième fois en trois ans, selon une première estimation jeudi de l'office européen de statistiques Eurostat.

Le Produit intérieur brut a reculé de 0,1% au 3e trimestre, après s'être déjà replié de 0,2% au trimestre précédent. Une période de récession est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs.

Après la crise financière de 2008, la zone euro était tombée en récession et avait renoué avec la croissance au troisième trimestre 2009.

"L'activité économique de la zone euro est désormais à environ -2,5% de son niveau d'avant crise", estime Martin Van Vliet, de la banque ING. Les chiffres publiés jeudi confirment, selon lui, le scénario de "récession en double creux" ("double dip recession") que craignaient les marchés depuis des mois.

Après deux trimestres de parfaite stabilité fin 2011 et début 2012, le produit intérieur brut (PIB) du pays a en revanche légèrement reculé, de 0,1%, au deuxième trimestre de cette année. L'Insee avait initialement annoncé une croissance nulle pour ces trois mois.

L'acquis de croissance pour l'ensemble de l'année 2012, c'est-à-dire le résultat qui sera constaté si le PIB devait stagner au dernier trimestre, est de 0,2%. Cela signifie qu'il faudra une nouvelle progression du PIB au quatrième trimestre pour atteindre l'objectif du gouvernement, qui table sur une croissance modeste de 0,3% en 2012.

Le résultat de l'été, supérieur aux attentes de la plupart des économistes, confirme celles du ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, qui tablait récemment sur une "croissance très légèrement positive" au troisième trimestre.

Il est meilleur que la dernière prévision de l'Insee, qui s'attendait à un nouveau trimestre de stagnation, et surtout que celle de la Banque de France, qui avait prédit un recul du PIB de 0,1%.

En revanche, le deuxième trimestre, ainsi révisé, marque une première rechute en territoire négatif depuis que la France est sortie, au printemps 2009, de la plus grave récession depuis l'après-guerre.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages rebondissent légèrement à +0,3% (contre -0,2% au 2e trimestre) alors que l'investissement a reculé de 0,2% après +0,5% au trimestre précédent. "Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue de nouveau positivement à la croissance du PIB", explique l'Insee dans son communiqué.

Parallèlement, les exportations connaissent une légère accélération à +0,5% (+0,3% au 2e trimestre), portées notamment par un niveau exceptionnel de ventes aéronautiques et spatiales, tandis que les importations subissent le contre-coup d'un deuxième trimestre dynamique (-0,6% après +1,6%). Globalement "le solde du commerce extérieur contribue positivement à la croissance", détaille encore l'Insee.

A l'inverse, les variations de stocks contribuent négativement, les entreprises ayant davantage écoulé que reconstitué leurs stocks, freinant d'autant la production.

Après cinq trimestres de quasi-stagnation, la production totale de biens et services a rebondi, de 0,4% au 3e trimestre.

Après avoir reculé de 0,1% à chacun des deux premiers trimestres, la production manufacturière augmente de 1% au 3e trimestre, notamment grâce au rebond des branches de matériel de transport (+3,2%) et de cokéfaction-raffinage (+5,5%). La production de services est également plus vive qu'au trimestre précédent (+0,4%).

En revanche, la production a ralenti dans la construction (+0,1% après +0,5%) et recule dans la branche énergie-eau-déchet (-1,4%).

AFP
 

Première publication : 15/11/2012

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