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FRANCE

Valls demande à l'ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni de parler

© AFP

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/11/2012

Après la série d'assassinats qui touchent les proches d'Alain Orsoni, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a pressé l'ex-dirigeant nationaliste de dévoiler ce qu'il savait, lui promettant en contrepartie une protection policière.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a pressé vendredi l'ancien dirigeant nationaliste
corse Alain Orsoni de "parler" à la suite de l'assassinat de quatre de ses proches depuis deux ans sur l'île.

Actuellement président du club de football de Ligue 1 Athletic Club Ajaccio (ACA), Alain Orsoni a répondu sur RTL être "totalement étranger à tout ce qui passe en Corse" et ne rien savoir des assassins présumés.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, a été assassiné mercredi à Ajaccio. Il s'agit du 17e assassinat en Corse depuis le début de l'année.

Jacques Nacer est le quatrième proche d'Alain Orsoni, figure du nationalisme local, abattu depuis deux ans. Le 16 octobre, Antoine Sollacaro, ancien militant nationaliste et conseil de l'ACA, a été abattu par balles à Ajaccio.

Alain Orsoni est sorti jeudi du silence qu'il observait depuis lors pour dénoncer dans les médias une "effrayante" campagne qui selon lui le désigne comme "la prochaine cible".

"Je constate avec horreur, avec panique, que les journalistes, avec une unanimité incroyable (...) ont résolu le problème des drames en Corse aujourd'hui : 'Tout est très
simple, on tue les proches d'Alain Orsoni'", a-t-il répété vendredi sur RTL.

Manuel Valls a déclaré sur la même antenne qu'Alain Orsoni bénéficierait d'une protection policière s'il le demandait, "mais qu'il parle lui aussi s'il sait des choses".

"Il sait sans doute des choses, alors qu'il parle", a dit le ministre de l'Intérieur, au lendemain d'une visite en Corse avec la ministre de la Justice Christiane Taubira.

"On me condamne à mort"

"Il se protège lui-même semble-t-il. J'ai dit hier (...) que l'Etat était là pour protéger ceux qui se sentent menacés. Nous ne protégeons pas Alain Orsoni, s'il demande cette protection, il aura comme d'autres, évidemment, cette protection, mais qu'il parle lui aussi s'il sait des choses", a insisté Manuel Valls.

"Il est français, M. Orsoni, donc il peut tout simplement s'adresser à la justice française", a-t-il ajouté.

Interrogé par la suite, le dirigeant de l'ACA, mis en examen depuis 2009 dans le cadre d'une affaire de règlement de comptes, a assuré ne rien savoir.

"Moi, à la différence d'un certain nombre de journalistes, voire d'autres, quand je ne sais pas, je n'invente pas", a-t-il dit.

"Je ne sais pas aujourd'hui qui arme les assassins et je ne sais pas qui sont les assassins et je ne saurais comprendre leur motif", a-t-il assuré.

Alain Orsoni a vécu treize ans en exil en Amérique latine et en Espagne avant de regagner la Corse en 2008. Il avait échappé à un projet d'assassinat quelques mois après son retour.

"Je me décris comme un homme de plus en plus en danger", a-t-il dit sur RTL.


"Je pense qu'on me condamne à mort", lâche-t-il dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France. "Je suis devenu une cible prioritaire et je ne sais pas comment m'en sortir".

"On a construit un personnage fantasmatique en faisant de moi le deus ex machina d'une pieuvre gigantesque", estime-t-il dans le quotidien.

Alain Orsoni a exprimé le souhait de quitter la France, ce qui nécessiterait une modification du contrôle judiciaire auquel il est astreint. "Quitter la France, c'est mon souhait le plus cher", a-t-il dit sur RTL, précisant qu'il songeait à démissionner de la présidence du club de football d'Ajaccio pour ne pas lui "porter préjudice".

REUTERS
 

Première publication : 16/11/2012

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