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FRANCE

Copé propose la vice-présidence de l’UMP à Fillon

© AFP

Vidéo par France 3

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 22/11/2012

Le nouveau président de l’UMP a téléphoné à son ex-rival pour lui proposer d’être son vice-président. Une démarche jugée grotesque par Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon. Le principal intéressé n’a pas encore répondu.

Fraîchement élu à la tête de l’UMP, Jean-François Copé a la lourde tache de former un parti d’opposition uni malgré les vives tensions liées au mauvais déroulement du scrutin du 18 novembre. Ainsi, le nouveau leader de la droite aurait proposé mardi à François Fillon de prendre la vice-présidence du parti. Les proches de Copé, Luc Chatel et Michèle Tabarot, sont respectivement pressentis pour les postes de vice-président délégué, secrétaire générale.

"Jean-François Copé a appelé au téléphone François Fillon et lui a laissé un message pour lui proposer de le rencontrer et lui proposer la vice-présidence du parti", poste qui serait créé spécialement pour lui, a indiqué à l'AFP son entourage.

Mardi matin, M. Copé a également appelé un à un de nombreux soutiens - parlementaires et ex-ministres - de François Fillon afin de les rencontrer au nom du "rassemblement" de l'UMP.

Lundi, avant la proclamation officielle des résultats, Jean-François Copé avait déjà appelé plusieurs ténors du parti, Xavier Bertrand, pro-Fillon mais qui n'a jamais critiqué le député-maire de Meaux pendant sa campagne, ainsi que Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, restés neutres. Il pourrait leur demander de le rejoindre dans la direction du parti.

Une proposition "grotesque"

Le candidat malheureux n’a, pour l’heure, pas réagi mais son directeur de campagne, Eric Ciotti, a jugé cette proposition "grotesque", déclarant que "d'ici quelques jours, une organisation (allait) se mettre en place autour de François Fillon." Le président du conseil général des Alpes-Maritimes s'est cependant défendu d'"être dans une optique sécessionniste".

Mais l’argument ne semble pas convaincre les opposants à l’UMP. Parmi eux, Chantal Jouanno, qui a quitté fin octobre l'UMP pour rejoindre les centristes de l'UDI, a estimé que ces élections étaient la preuve que "l'idée même d'un parti unique, qui a dix ans presque jour pour jour, a vécu."

Fondateur de l’UMP, Alain Juppé, resté neutre pendant la campagne, a affirmé que le nouveau président de son parti, Jean-François Copé, avait, après sa victoire "serrée", "l'ardente obligation" de rassembler, l'assurant de son "soutien".

"Il y a un président, il est élu, et il peut compter sur mon soutien. Je l'ai dit à Jean-François Copé en l'appelant aux premières heures de la matinée", avait-il dit en préalable.

Le maire de Bordeaux a récusé qu'il puisse exister une "fracture", au sein de l'UMP, tout en admettant un "risque de retour en arrière et de reconstitution d'un paysage politique qui nous rappellerait RPR-UDF".

(FRANCE 24 avec dépêches)

Première publication : 20/11/2012

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