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Economie

Kweku Adoboli, le "Kerviel de la City", condamné à sept ans de prison

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/11/2012

L'ex-trader d'UBS Kweku Adoboli, accusé d'avoir fait perdre 2,3 milliards de dollars à la banque suisse à la suite de transactions non-autorisées, a été reconnu coupable de fraude par la justice britannique. Il a été condamné à sept ans de prison.

Le jury londonien a tranché : l'ex-trader d'UBS Kweku Adoboli a été reconnu coupable, ce mardi, de fraude et d’abus de position dans l'affaire des 2,3 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) qu'il a fait perdre à la banque suisse entre 2008 et 2011. Il a été condamné à sept ans de prison. Ce courtier britannique d'origine ghanéenne a, en revanche, été blanchi des quatre accusations de manipulation comptable qui pesaient également sur lui, aucun enrichissement personnel n’ayant pu être prouvé.

"Vous avez été assez arrogant pour penser que les règles imposées par la banque à ses traders ne s’appliquaient pas à vous", a déclaré le juge Brian Keith à l’énoncé du verdict. L’ex-trader de 32 ans devra passer au moins deux ans et demi derrière les barreaux avant de pouvoir demander une libération avec mise à l’épreuve, a ajouté le magistrat.

Au cours des dix semaines de procès, l’accusation s’est attachée à dépeindre minutieusement Kweku Adoboli, décrit par ses amis comme un homme chaleureux, fêtard et généreux, en "trader voyou" et en "escroc de talent". "À l’évidence, c’est quelqu’un de très intelligent", a rappelé Brian Keith le 13 novembre au cours du résumé des audiences. Mais, a-t-il ajouté, derrière la façade charmante de l’ex-courtier, se trouve un joueur téméraire et accro, qui "a joué à Dieu avec l’argent de la banque", aveuglé par "l’arrogante croyance qu’il avait une 'touche magique'".

Pendant le procès, les preuves se sont accumulées contre l’ancien trader. Il a été établi qu’il avait explosé les limites d’exposition au risque - jusqu’à 12 milliards de dollars en août 2011 alors qu’elles étaient fixées à 100 millions de dollars par jour au maximum par UBS.

La hiérarchie savait, selon Adoboli


Selon la défense de Kweku Adoboli, sa hiérarchie était tout à fait au courant de ses agissements. "Le niveau supérieur de superviseurs savait la majeur partie de ce qu'il faisait. Pendant près de trois ans, tout le monde s'est baigné dans sa gloire", a assuré son avocat Charles Sherrard. L’ex-petit génie de la City a expliqué comment il avait commencé ses "transactions non-répertoriées" en octobre 2008 car c’était un moyen, selon lui, de maximiser les profits pour UBS.

La banque, a-t-il ajouté, s’en est très bien porté jusqu’en octobre 2011, date à laquelle ses pertes de 2,3 milliards de dollars ont été découvertes. Ses méthodes "novatrices", qui lui ont valu en 2010 un bonus de 311 000 euros, ont en effet permis à UBS d’engranger jusqu’à six millions de dollars de profit en une seule journée. "On nous disait qu’on ne connaîtrait les limites à ne pas dépasser que quand on nous taperait sur les doigts, a raconté Kweku Adoboli au cours de son procès. Je ne les ai découvertes que quand la police est venue m’arrêter". Une fuite en avant qui n’est pas sans rappeler celle de l’ex-trader de la Société générale, le Français Jérôme Kerviel, condamné à trois ans de prison en octobre dernier.

Kweku Adoboli, qui a fait toute sa carrière au sein d'UBS, a clamé son innocence tout au long des deux mois de ce procès hautement médiatisé, plaidant non-coupable pour l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Il a, notamment, affirmé avoir "agi sous la pression de sa hiérarchie" qui aurait exigé qu’il prenne plus de risques. Stressé, frôlant le burn-out, il admet avoir "perdu le contrôle". "Je n’avais plus aucune clarté, je n’avais plus d’énergie. J’étais cassé", a-t-il déclaré, visiblement à bout de nerfs.

À plusieurs reprises durant le procès, l’ex-trader s’est montré très ému, allant jusqu’à verser quelques larmes lorsque son avocat est revenu sur ses performances et son ardeur à la tâche au sein d’UBS. "UBS était ma famille", a-t-il déclaré en pleurs, depuis le box des accusés.

Première publication : 20/11/2012

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