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Roselyne FEBVRE

Roselyne FEBVRE
Chroniqueur politique intérieure

L’UMP ou les mauvaises habitudes socialistes

Le 20-11-2012

Quand elle était au pouvoir, la droite n’a eu de cesse de moquer les socialistes prisonniers de leurs dogmes, jugés incapables de muter vers une troisième voie en matière économique et emberlificotés dans les querelles byzantines dont ils ont le secret. Nicolas Sarkozy se gaussait d’avoir tué l’opposition en jouant l’ouverture vers la rue de Solférino, laissant la gauche inerte, pantoise devant cette stratégie diabolique.

Le tragique Congrès de Rennes restait le mètre étalon de la misère socialiste et chacun se jurait qu’il ne revivrait jamais ça. Le Congrès de Reims, des années plus tard, prouvait encore que les mauvaises habitudes avaient la vie dure. La bataille sanglante entre les deux louves Ségolène Royal et Martine Aubry n’avait, au final, servi à aucune d’entre elles. Ségolène commencera sa descente aux enfers et Martine, tout en remettant le parti en ordre de marche, sera, elle aussi, éjectée de la primaire socialiste par un certain François Hollande qu’elle a toujours méprisé. Quelle erreur.

Aujourd’hui, l’UMP est à front renversé. Deux hommes se sont battus à mort en y laissant chacun des plumes. Jean-François Copé, tout triomphant qu’il soit, est élu à 98 voix près avec, en prime, un léger soupçon d’irrégularités, même si elles ont eu lieu de chaque côté... offrant ainsi à ses troupes une victoire bien peu généreuse. Quant à François Fillon, il était tellement sûr de l’emporter qu’il s’est blessé une troisième fois, mais symboliquement, en tombant de l’armoire.

L’UMP s’est donc essayée à la démocratie interne en balbutiant. Comme au PS dans ses heures les plus baroques, le parti gaulliste s’apprête à présenter des motions et des courants au prochain congrès, en décembre. Ça promet. Nicolas Sarkozy sera-t-il l’homme de la synthèse ? Voila encore une révolution culturelle !

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