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Afrique

Une résolution de l'ONU exige le retrait du M23 de Goma

© AFP

Vidéo par Mélanie GOUBY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/11/2012

Le Conseil de sécurité des Nations unies a fermement condamné, mardi, la prise de la capitale régionale du Nord-Kivu par les rebelles du Mouvement du 23-Mars. Dans les rues de la ville, le calme est progressivement revenu.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté mardi 20 novembre à l'unanimité une résolution proposée par la France, qui condamne la prise de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) par les rebelles du M23, et envisage de nouvelles sanctions contre ses dirigeants.

La résolution demande également au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, d'ouvrir une enquête "dans les prochains jours" sur d'éventuels soutiens extérieurs au M23, aidé selon Kinshasa et des experts des Nations unies par le Rwanda, et, dans une moindre mesure, l'Ouganda.

Les 15 membres du Conseil "demandent le retrait immédiat du M23 de Goma, l'arrêt de toute nouvelle avancée du M23, et que l'ensemble de ses membres se dispersent et rendent les armes de façon immédiate et permanente".

Le Conseil de sécurité s'est dit prêt à envisager de nouvelles sanctions contre les dirigeants du M23 et tous ceux qui soutiendraient les rebelles et enfreindraient l'embargo sur les armes envoyées vers la RDC.

La résolution ne cite cependant pas le gouvernement rwandais, alors qu'un groupe d'experts de l'Onu a recommandé la semaine dernière de mettre en œuvre des sanctions contre James Kabarebe, ministre de la Défense du Rwanda.

Sur le terrain, le calme était revenu dans la nuit et les rues étaient désertes à Goma, où les rebelles du M23 sont entrés sans combattre mardi après plusieurs jours d'affrontements avec les forces gouvernementales et les casques bleus de l'Onu.

L'Ouganda tente une médiation

Plusieurs centaines de rebelles fortement armés accompagnant leur chef Sultani Makenga sont entrés dans les rues de cette ville d'un million d'habitants, sous le regard des soldats de la Monusco (Mission de l'Onu pour la stabilisation en RDC) et de groupes d'habitants saluant leur arrivée.

Cette offensive éclair contre le chef-lieu du Nord-Kivu a accru les tensions entre la RDC et le Rwanda voisin, que Kinshasa accuse d'orchestrer l'insurrection dans l'est du pays avec l'objectif de s'emparer des riches ressources de la région, ce que nie Kigali.

L'Ouganda tente de jouer un rôle de médiateur.

Le président rwandais Paul Kagame va s'entretenir avec son homologue congolais Joseph Kabila à Kampala, la capitale ougandaise, où les deux hommes sont arrivés mardi après-midi, a-t-on appris auprès des autorités ougandaises.

Kagame et Kabila doivent d'abord rencontrer séparément le président ougandais Yoweri Museveni, avant d'avoir des discussions en tête à tête, probablement mercredi matin, a-t-on ajouté de même source.

Selon le vice-ministre ougandais des Affaires étrangères Asuma Kiyingi, les rebelles ne participeront pas aux discussions de Kampala.

Joseph Kabila, qui ne s'est guère exprimé publiquement à propos de la rébellion ces dernières semaines, a été réélu l'an dernier au terme d'élections marquées par des irrégularités selon les observateurs internationaux. Des émeutes avaient éclaté à l'annonce de sa victoire.

Paris mécontent

Les casques bleus ont renoncé à défendre Goma après le départ des troupes gouvernementales, a expliqué un responsable de l'Onu. "Il n'y a plus d'armée dans la ville, pas une âme (...) Une fois qu'ils sont en ville, que pourrions-nous faire ? Cela aurait pu être très grave pour la population", a-t-il dit.

Le porte-parole du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, Eduardo del Buey, a souligné que la Monusco ne pouvait se substituer aux forces de sécurité congolaises. Il a précisé qu'il y avait actuellement environ 1.500 casques bleus à Goma et qu'ils contrôlaient l'aéroport de la ville. "Ils resteront sur place pour protéger la population civile", a-t-il dit.

La Monusco compte environ 6.700 hommes au Nord-Kivu.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a demandé une modification du mandat de la Monusco. "Fixer un mandat qui ne permet pas d'intervenir, vous voyez que c'est absurde", a-t-il dit.

Des dizaines de civils ont pris la route du Rwanda, expliquant avoir reçu de l'armée gouvernementale l'ordre d'évacuer Goma. Plus de 50.000 réfugiés ont abandonné les camps installés autour de la capitale du Nord-Kivu.

Le M23, qui tient son nom des accords de paix du 23 mars 2009 prévoyant l'intégration des rebelles dans l'armée, a pris les armes en avril dernier, accusant Kinshasa de ne pas avoir respecté les termes de ce pacte. Les combats ont repris ces derniers jours après plusieurs semaines de trêve.

Les experts des Nations unies soutiennent l'idée entretenue par Kinshasa d'une ingérence de Kigali, qui est intervenue à plusieurs reprises en République démocratique du Congo au cours des dix-huit dernières années.

L'immense pays d'Afrique centrale a connu plusieurs conflits entre 1994 et 2003 qui ont fait environ cinq millions de morts et de nombreuses régions de l'est de la RDC sont toujours le théâtre de violences.

Reuters

Première publication : 21/11/2012

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