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FRANCE

Affaire Bettencourt : Nicolas Sarkozy entendu par le juge

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/11/2012

Soupçonné d'avoir illégalement financé une partie de sa campagne de 2007 avec l'argent de Liliane Bettencourt, l’ex-chef de l’État français pourrait être mis en examen jeudi pour abus de faiblesse ou simplement placé sous le statut de témoin assisté.

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est attendu jeudi matin à Bordeaux dans le bureau du juge Jean-Michel Gentil en charge de l'affaire Bettencourt, aux fins d'une mise en examen pour abus de faiblesse au détriment de l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt.

Cette convocation de l'ancien chef d'Etat, clou de la carrière de l'intrépide juge Gentil, pourrait se terminer néanmoins par un simple placement sous le statut de témoin assisté, beaucoup moins lourd.

Le juge et ses collègues Cécile Ramonatxo et Valérie Noël veulent entendre M. Sarkozy, après avoir recueilli des éléments leur permettant de soupçonner un possible financement illicite de sa campagne de 2007, voire des remises de fonds ultérieures, grâce à de l'argent de Liliane Bettencourt.

Les juges veulent savoir si M. Sarkozy a pu toucher de l'argent directement, la remise d'enveloppes de billets à des hommes politiques étant, à en croire certains membres du personnel, une habitude bien ancrée chez les Bettencourt du vivant de l'ancien ministre André Bettencourt, décédé en novembre 2007.

Ou bien si ses activités politiques ont pu être aidées aussi par une partie des quatre millions d'euros en liquide que l'ancien homme de confiance des Bettencourt Patrice de Maistre a fait revenir depuis un compte suisse des milliardaires de 2007 à 2009. M. de Maistre et Eric Woerth, l'ancien ministre et ex-trésorier de campagne de M. Sarkozy en 2007, ont déjà été mis en examen dans cette affaire.

Les juges voudront aussi demander à M. Sarkozy pourquoi il a paru surveiller de si près l'évolution du dossier Bettencourt, semblant notamment recevoir à huit reprises de 2008 à 2010 l'ex-procureur de Nanterre Philippe Courroye initialement en charge de cette affaire.

M. de Maistre a pour sa part déjà expliqué aux juges cet intérêt du président par l'aspect stratégique pour l'économie française du groupe l'Oréal, qui pèse 62,5 milliards d'euros et dont le groupe suisse Nestlé est le deuxième actionnaire après les Bettencourt avec 30% des parts.

C'est la seconde fois qu'un ex-président de la Vème République doit faire face à la justice, après Jacques Chirac, impliqué dans différentes affaires d'emplois fictifs, au RPR et à la mairie de Paris. M. Chirac avait été entendu pour la première fois en juillet 2007, à son bureau de la rue de Lille, par le juge Alain Philibeaux, comme témoin assisté. Il avait été mis en examen à deux reprises en novembre 2007 et en décembre 2009, avant d'être condamné le 15 décembre 2011 à deux ans de prison avec sursis, alors que le parquet avait requis une relaxe.

Selon son entourage, Nicolas Sarkozy est très confiant avant cette audition, poursuivant normalement ses activités : l'ancien président était ainsi mercredi à Londres pour une conférence. Son propre avocat Thierry Herzog a passé tout ce début de semaine aux côtés de Jean Tiberi comme conseil de l'ancien maire de Paris pour son procès en appel dans l'affaire des faux électeurs du Vème arrondissement.

D'autres ennuis judiciaires pourraient cependant guetter l'ex-président. Une enquête préliminaire sur les sondages commandés par l'Élysée pendant sa présidence a en effet été ouverte, tandis que deux autres enquêtes sur de possibles financements occultes de campagne électorale, la sienne en 2007 et celle d'Édouard Balladur en 1995, pourraient le menacer.

Son audition, qui va mettre fin à trois semaines d'attente des journalistes sur les trottoirs du Palais de Justice de Bordeaux, se déroule en pleine crise de son parti, l'UMP, et à quelques dizaines de mètres de la mairie de Bordeaux occupée par l'ancien ministre des Affaires Etrangères Alain Juppé, dont le candidat malheureux à la présidence du parti François Fillon a réclamé mercredi la médiation pour sortir l'UMP du chaos.

Mais il paraissait mercredi soir très improbable que les deux hommes se rencontrent à l'occasion de cette venue de M. Sarkozy à Bordeaux.

AFP

Première publication : 22/11/2012

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