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Culture

Le réalisateur Ken Loach décline une récompense par solidarité avec des travailleurs

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/11/2012

Distingué au Festival de Turin, le cinéaste britannique, connu pour son engagement à gauche, a refusé son prix en signe de protestation contre le licenciement d’employés chargés du nettoyage et de la sécurité du Musée du cinéma de la ville.

Le réalisateur britannique Ken Loach a refusé un prix que voulait lui décerner le Festival de Turin (nord de l'Italie), par solidarité avec des employés chargés du nettoyage et de la sécurité du Musée national du cinéma de la ville, organisateur du festival.

"C'est avec grand regret que je suis contraint de refuser le prix que m'a accordé le festival du film de Turin", a écrit le cinéaste, connu pour son engagement à gauche et ses films sur les conflits sociaux, dans une lettre envoyée par son distributeur italien, BIM film.

Selon Ken Loach, les travailleurs du musée "qui étaient les moins bien payés et donc les plus vulnérables ont perdu leur boulot parce qu'ils s'opposaient à des réductions de salaires". "Il est injuste que les plus pauvres payent pour une crise économique dont ils ne sont pas responsables", s'insurge le cinéaste.

Ken Loach avance la comparaison avec l'un des ses films, "Bread and Roses" (2000) qui évoque la lutte à Los Angeles de deux employées du nettoyage mexicaines.

"Comment pouvais-je ne pas répondre à une demande de solidarité de la part de travailleurs qui ont été licenciés pour avoir défendu leurs droits? Accepter le prix en faisant juste quelques commentaires critiques aurait été faible et hypocrite", écrit-il.

Ken Loach devait recevoir un prix pour l'ensemble de son oeuvre. A la demande des distributeurs, la projection au festival -qui a lieu du 23 novembre au 1er décembre- de son dernier film, "La part des Anges", a été annulée.

Interrogé par l'AFP, Alberto Barbera, directeur du Musée et directeur artistique de la Mostra de Venise, a dit "tomber des nues" et souligné que Ken Loach était un "ami de longue date". "Il fait une erreur grossière, il se trompe de cible", a-t-il dit.

Selon lui, ces travailleurs sont employés par une coopérative qui n'a fait état d'aucun conflit social.

AFP

Première publication : 22/11/2012

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