Dernière modification : 22/11/2012 

- Joseph Kabila - Nord-Kivu - RD Congo - Rébellion


L'armée reprend la ville de Sake, le M23 exige un dialogue avec le président Kabila

© AFP

Alors que la rébellion du M23 refuse de se retirer de Goma, tombée mardi entre ses mains, l'armée régulière congolaise a repris le contrôle de la ville de Sake. Les rebelles exigent un dialogue avec le président Kabila avant tout retrait.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

L'armée congolaise a repris jeudi après-midi le contrôle de la ville de Sake, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une offensive contre les rebelles du M23, a annoncé à Kinshasa le ministre congolais de l’Information, Lambert Mende.

Les rebelles s’étaient rendus maîtres de la ville mercredi, au lendemain de la prise de la capitale régionale, Goma, à la frontière avec le Rwanda.

Le M23, qui accuse le gouvernement de Kinshasa de ne pas appliquer les clauses d’un accord de paix datant de mars 2009, avait dépêché des renforts par camions vers Sake mais cela n’a apparemment pas été suffisant pour bloquer la contre-offensive gouvernementale.

La ville de Sake est située à 25 km à l’ouest de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, sur une route stratégique menant à Bukavu en longeant la rive congolaise du lac Kivu.

Selon l’Ocha, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, il y a désormais 140.000 personnes déplacées dans la région en raison des combats.

Les rebelles du M23 refusent de se retirer de Goma

Les rebelles du M23, qui seraient soutenus en sous-main par le Rwanda et dont l’essor constitue une nouvelle menace dans cette région troublée de l’Afrique des Grands lacs, ont rejeté les appels les sommant de se retirer de Goma.

Après le Conseil de sécurité des Nations unies, le président congolais Joseph Kabila et ses homologues rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni ont à leur tour exigé mercredi à Kampala, la capitale ougandaise, que les rebelles quittent Goma.

Mais le M23, qui affirme vouloir "libérer" toute la RDC, a annoncé jeudi qu’il poursuivrait son offensive jusqu’à ce que le président Kabila accepte de négocier. Jean-Marie Runiga, chef de file de l’aile politique du mouvement, a expliqué qu’il n’avait pas confiance en Kabila.

Le chef de l’Etat congolais, qui s’est rendu en Ouganda pour des discussions avec son homologue rwandais Paul Kagame, accusé de soutenir les insurgés, a promis mercredi d’examiner leurs revendications.

"Je n’ai pas confiance, parce que l’ai déjà attendu trois mois à Kampala pour négocier. Nous allons rester à Goma dans l’attente de négociations. Ils vont nous attaquer, et nous allons nous défendre et continuer à avancer", a déclaré Runiga à Reuters.

Il a ajouté que les rebelles, renforcés par des transfuges de l’armée congolaise, étaient "tout à fait" capables de conserver le contrôle de Goma, une ville tentaculaire d’un million d’habitants. "Avant tout, nous avons une armée disciplinée, et nous avons aussi les soldats des FARDC qui se sont ralliés à nous", a-t-il dit.

Jean-Marie Runiga a ajouté que l’Ouganda et le Rwanda n’avaient aucun droit à poser quelque exigence que ce soit à son mouvement.

On a cependant appris jeudi soir, de source proche de la présidence ougandaise, que Jean-Marie Runiga était arrivé à Kampala pour rencontrer le président Museveni.

A Kinshasa, le ministre de l’Information a par ailleurs annoncé que le chef de l’armée de terre congolaise, le général Gabriel Amisi, avait été suspendu de ses fonctions le temps de l’enquête sur un rapport des Nations unies qui l’accuse d’avoir vendu des armes aux rebelles.

D’autres officiers des FARDC font également l’objet d’une enquête dans cette affaire, a ajouté le ministre.

Le Rwanda accusé de soutenir le M23

Le M23 veut aussi "libérer" le reste de la RDC

Un porte-parole du M23 a annoncé, mardi 20 novembre, que le mouvement comptait "libérer" l’ensemble du pays et prévoyait de prendre le contrôle de Bukava (Est) et de la capitale congolaise, Kinshasa.

Sur FRANCE 24, le colonel Jean-Paul Epenge - représentant du M23 en Europe - a déclaré que "le président (Joseph) Kabila a démontré ses limites, ce n'est pas cette personne-là qui peut être à la tête du Congo."

Le M23 tient son nom des accords de paix du 23 mars 2009 prévoyant l’intégration de rebelles dans l’armée. Il a pris les armes en avril, accusant Joseph Kabila de ne pas avoir respecté les termes de ce pacte.

Il tente aussi de s’attirer le soutien des populations locales en exploitant les frustrations nées de la lenteur de l’administration centrale de Kabila, à la tête d’un des pays les moins développés de la planète malgré ses richesses géologiques.

Mais ses liens avec le Rwanda nuisent à sa volonté de se poser en acteur national du jeu congolais.

Le gouvernement Kabila répète que le M23 est une création du Rwanda, qui est intervenu régulièrement au Congo depuis la fin du génocide de 1994 et le renversement du régime hutu, dont des groupes armés ont trouvé refuge dans l’Est congolais.

C’est une "fiction créée par le Rwanda pour dissimuler ses activités criminelles contre la RDC", déclarait en début de semaine le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. "Nous savons très bien qui nous attaque, nous savons très bien qui menace Goma, ce n’est pas le M23, c’est le Rwanda", ajoutait-il alors.

Malgré les démentis du gouvernement rwandais, les affirmations de Kinshasa sont confirmées par un comité d’experts mandatés par l’Onu, qui a directement mis en cause le ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe, soupçonné d’être au sommet de la chaîne de commandement du M23.

Adoptée mardi soir, la résolution 2076 du Conseil de sécurité, si elle dénonce le "soutien extérieur" dont bénéficie la rébellion, ne mentionne cependant pas explicitement le Rwanda.

Les puissances régionales et la communauté internationale s’efforcent d’empêcher une nouvelle conflagration dans une région où les frontières héritées de l’époque coloniale et la cohabitation entre Tutsis et Hutus sur les braises mal éteintes du génocide rwandais de 1994 rendent la situation explosive.

Ses richesses minérales (or, diamant, coltan) attirent en outre les convoitises.

Reuters

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(8) Réactions

pourquoi le M23 veut tromper

pourquoi le M23 veut tromper l'opinion nationale en insistant qu'il veut liberer le congo.le M23 doit plutôt affirmer qu'il poursuit ses propres intérêts y compris les intérêts du Rwanda. C'est absurde de tuer les gens que l'on veut liberer. Donc pour moi, c'est un scenario monté pour affaiblir davantage notre pays pour l'empêcher d'avancer et de se développer. A chaque fois, il y a toujours la guerre, pourquoi cela ne doit pas cessez?

l'aise Kabila de construir le

l'aise Kabila de construir le Rdc calmement pas désodre mes amie.

que fait-il sassou et paul

que fait-il sassou et paul kagame à conflit de Rd congo
il ne faut plus parlé.

alors le rebelle refusé de

alors le rebelle refusé de quitte GOMA alors il faut prend de précaution pour nous battre alors il faut déclanche la guerre parce que il réfuse la négociation sa signifie que il veule la guerre si cet la guerre on ne près pour se battre

Il n'est ni surprenant,

Il n'est ni surprenant, interdit que notre pays soit convoité par les voisins, mais c'est justement à cause de cette attitude que nous devons sécuriser autrement notre pays.
Il ne fallait pas attendre les experts de nations unies pour dénoncer un général en complicité avec l'ennemie, alors que le pays a soi-disant des services de sécurités; que font l'ANR.DGM.DEMIAP et autres qui sèment la terreur à Kinshasa? Nous attendons le limogeage de tous ces fanfarons-chefs des services de sécurités.

Pour ce qui est de la

Pour ce qui est de la situation aujourd'hui en RDCongo, je peux vous signifier vous tous que c'est l'occasion pour nous congolais de pousser notre reflexion plus loin et nous rendre compte que nous sommes piegés. vous connaissez même plus que moi que depuis l'AFDL jusque CNDP, nous ne fesons qu'écouter des négociations. posez-vous au moins une minute la question de savoir d'où nous amenent toutes ces négociations? Le M23, si nous projetons notre imagination très loin, nous amene à corriger nos erreurs commises lors des éléctions de 2011. Ni la majorité, ni l'opposition; tous ne font que chercher leur propre intérêt. J'eveille en ce net moment l'attention de tout le peuple congolais d'agir cette fois si.

En poussant loin notre

En poussant loin notre reflexion, nous pouvons nous rendre compte que ce qui arrive aujourd'hui à la RDC, c'est la conséquence des accords pris en desordre par les dirigeants de ce pays pour sauvegarder leurs propres intérêts. Le M23 peut avoir raison aujourd'hui étant donné qu'il existe déja la vague des négogiations depuis l'AFDL jusqu'au CNDP et ainsi de suite. Pour ce faire, j'interpelle tout le peuple congolais d'être vigillant puisque la RDC n'a pas des dirigeaqnts dignes. c'est l'occasion pour chacun de nous de connaître la réalité de ce pays et de donner son point de vue. le M23 peut être pour nous une voie de corriger les erreurs commises lors des éléctions de 2011.

QUE VOULEZ-VOUS QUE NOUS

QUE VOULEZ-VOUS QUE NOUS PUISSIONS ENCORE DIRE?KANAMBE HYPOLITE ALIAS JOSEPH KABILA N'EST QU'UN CHEVAL DE TROIE DE DUEL KAGAME MUSEVENI DANS NOS INSTITUTIONS,LE M23 EST UN MOUVEMENT RWANDAIS COMME AUSSI JEMS KABAREBE QUI,AUTRE FOIS FUT CHEF D'ÉTAT-MAJOR AU CONGO,BIZIMA KARAHARA L'EX MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA RDC LUI AUSSI N'EST PAS UN CONGOLAIS MAIS PLUTOT UN CONGORAIS.ICI IL Y A UN SECRET DE POLICHINELLE!!!

 
 
 
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