Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Djihad" ou l'art comme rempart à l'extrémisme

En savoir plus

L'opinion de
Caroline DE CAMARET

Caroline DE CAMARET
Rédactrice en chef Europe

Sauve qui peut le futur de l'Europe !

Le 30-11-2012

David Cameron va-t-il confirmer sa vocation d’empêcheur de tourner en rond, et s’isoler comme en mars dernier où le Pacte budgétaire a été signé à 25 ?

Le Premier ministre britannique fait en tout cas figure de moins-disant pour le budget 2014-2020, qu’il veut geler. Sous la pression des eurosceptiques, son Parlement a même adopté une motion demandant plus : une diminution des dépenses. Lui-même ne reviendra jamais, c’est juré, sur le "rabais britannique" obtenu par Margaret Thatcher en 1984, à coups de "I want my money back" ("Je veux récupérer mon argent"). Un rabais sanctuarisé "ad vitam aeternam" : 4 milliards d’euros de la contribution britannique est désormais payée par les Français et les Allemands, ce qui a d’ailleurs déclenché une vague de mini-ristournes. Or, il faudrait tout remettre à plat !

Londres ne laisse pas non plus l’Europe se doter de recettes propres, via un nouvel impôt européen, notamment la taxe sur les transactions financières, dont il est acquis qu'elle ne s'appliquera pas au Royaume-Uni. Si plusieurs pays, dont l'Allemagne ou la France, affichent leur volonté de contenir l'augmentation du budget, personne ne rejoint la perfide Albion sur sa ligne dure. Cameron incarne aujourd’hui la montée des égoïsmes nationaux en Europe, un continent dont son île s’éloigne insensiblement.

Or, le véritable enjeu de la progression ou diminution des budgets jusqu’en 2020, c’est notre possibilité à investir dans le long terme, la croissance, l’agriculture européenne, les pôles de compétitivité, la haute-technologie et des programmes européens convergents et ambitieux… Bref, nous jouons notre capacité à ne pas sacrifier le futur de l’Europe !

COMMENTAIRE(S)