Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

L'opinion de
Caroline DE CAMARET

Caroline DE CAMARET
Rédactrice en chef Europe

Sauve qui peut le futur de l'Europe !

Le 30-11-2012

David Cameron va-t-il confirmer sa vocation d’empêcheur de tourner en rond, et s’isoler comme en mars dernier où le Pacte budgétaire a été signé à 25 ?

Le Premier ministre britannique fait en tout cas figure de moins-disant pour le budget 2014-2020, qu’il veut geler. Sous la pression des eurosceptiques, son Parlement a même adopté une motion demandant plus : une diminution des dépenses. Lui-même ne reviendra jamais, c’est juré, sur le "rabais britannique" obtenu par Margaret Thatcher en 1984, à coups de "I want my money back" ("Je veux récupérer mon argent"). Un rabais sanctuarisé "ad vitam aeternam" : 4 milliards d’euros de la contribution britannique est désormais payée par les Français et les Allemands, ce qui a d’ailleurs déclenché une vague de mini-ristournes. Or, il faudrait tout remettre à plat !

Londres ne laisse pas non plus l’Europe se doter de recettes propres, via un nouvel impôt européen, notamment la taxe sur les transactions financières, dont il est acquis qu'elle ne s'appliquera pas au Royaume-Uni. Si plusieurs pays, dont l'Allemagne ou la France, affichent leur volonté de contenir l'augmentation du budget, personne ne rejoint la perfide Albion sur sa ligne dure. Cameron incarne aujourd’hui la montée des égoïsmes nationaux en Europe, un continent dont son île s’éloigne insensiblement.

Or, le véritable enjeu de la progression ou diminution des budgets jusqu’en 2020, c’est notre possibilité à investir dans le long terme, la croissance, l’agriculture européenne, les pôles de compétitivité, la haute-technologie et des programmes européens convergents et ambitieux… Bref, nous jouons notre capacité à ne pas sacrifier le futur de l’Europe !

COMMENTAIRE(S)