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EUROPE

La Catalogne face à la tentation séparatiste

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 25/11/2012

Les Catalans se rendent aux urnes ce dimanche pour élire leur Parlement. Le président de la Catalogne, Artur Mas, a convoqué des élections anticipées en vue de renforcer son pouvoir et assouvir ses ambitions séparatistes.

Jamais la tentation indépendantiste de la Catalogne n’aura été aussi forte. La crise aidant, la province espagnole aux velléités séparatistes pourrait bel et bien prendre son envol à la suite des élections régionales de dimanche.

Des airs de référendum

L'unique thème de campagne reste la question de l'indépendance de la Catalogne

La crise économique et financière avait déjà largement exacerbé les tensions entre Madrid et Barcelone. La province catalane, malgré son endettement, reste la région la plus riche et la plus industrialisée d'Espagne. Elle réalise 20 % de la production et paie 21 % des impôts du pays. En outre, les Catalans accusent Madrid de trop les taxer et jugent les infrastructures de transport et d'énergie, financées par l'État central, insuffisantes au vu des besoins de développement de leur région.

Les relations ne se sont pas arrangées lorsque Mariano Rajoy a refusé d’accorder à la Catalogne un "pacte fiscal" lui permettant de gérer seule le prélèvement d’impôts. Artur Mas, l’actuel président conservateur de la Catalogne, a riposté sur-le-champs en annonçant des élections anticipées pour le 25 novembre et en promettant d'organiser un référendum d'autodétermination. Son objectif affiché est de faire de la Catalogne un "État propre".

Le pari risqué d’Artur Mas

Pour le président nationaliste, l’enjeu des élections anticipées est de renforcer son pouvoir tout en prenant du recul avec le Parti populaire de Mariano Rajoy, avec lequel il a déjà formé une alliance dans le passé.

À la tête de la CiU (Convergencia i Unio), la fédération de partis qui l’a porté au pouvoir, le président de la Catalogne ne dispose pas de la majorité absolue au Parlement catalan. Par ailleurs, au sein même de la CiU, composée de nationalistes (Convergencia) et de modérés (Unio), les avis divergent sur la question de l’indépendance. Artur Mas cultive alors les ambiguïtés autour de ses velléités indépendantistes. Au mot d’"indépendance", le président régional préfère ainsi les termes d’"État propre" ou d’"autodétermination".

"Nous pratiquons l'insoumission"

Selon un sondage réalisé au mois de juillet, 51 % des Catalans seraient favorables à l’indépendance de leur province.

Santpedor, une petite ville rurale située au cœur de la Catalogne, s’est déjà autoproclamée indépendante, tout comme 600 autres communes. Laura Vilagra  Pons, la maire de la ville, affirme sereinement ne pas mettre le drapeau de l’Espagne sur le fronton de sa mairie. "Nous pratiquons l’insoumission", confie la responsable politique dans un entretien accordé à FRANCE 24. "Tout comme la majorité des communes de Catalogne, poursuit-elle, nous ne hissons que le drapeau de la Catalogne et le drapeau indépendantiste dans la ville."

Dans la même municipalité, Esteve Pinto, chef d’entreprise, est favorable à l’indépendance de sa province, comme beaucoup d’autres de ses confrères. "Nous pensons que nous pourrions être en croissance mais la situation nous asphyxie économiquement", indique t-il à FRANCE 24. "Nous devrions asseoir les bases politiques qui nous permettraient de mieux avancer avec plus d’aides pour les entreprises, plus de crédits et plus d’infrastructures."

Le scénario de l’indépendance catalane inquiète

En cas d’autonomie complète, la situation économique de la Catalogne et de l’Espagne toute entière s’avèrerait désastreuse. Selon une étude commandée par le gouvernement central, le PIB catalan plongerait de 25 % en cinq à sept ans si la province proclamait son indépendance, notamment en raison de l'instauration de droits de douane avec ses voisins. Des prévisions qui pourraient modérer l’ardeur des plus fervents défenseurs sécessionnistes. Surtout quand on sait que la crise économique est déjà particulièrement sévère dans la région.

Pour l’heure, les derniers sondages donnent la CiU gagnante, mais sans obtenir la majorité absolue (68 sièges sont nécessaires) au Parlement. Un scénario qui pourrait mettre à mal les projets indépendantistes d’Artur Mas.

 

Première publication : 23/11/2012

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