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Afrique

Le président mauritanien de retour à Nouakchott après 40 jours de soins en France

© AFP

Vidéo par Alexandre BUCCIANTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 25/11/2012

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été ovationné par des dizaines de milliers de personnes à son retour dans la capitale du pays, Nouakchott, après 40 jours de convalescence en France.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est rentré samedi à Nouakchott après 40 jours passés en France pour des soins après avoir été blessé par balle et "par erreur", le 13 octobre, par un soldat de son armée près de Nouakchott, a constaté l'AFP.

L'avion spécial qui l'a ramené en Mauritanie s'est posé samedi à 17 heures (locales et GMT) à l'aéroport de Nouakchott.

Le président Aziz, qui semblait en bonne forme, a salué les personnalités venues l'accueillir, dont de hauts responsables de son régime et des membres du corps diplomatique. Une foule immense l'a ovationné le long des trois kilomètres séparant l'aéroport du palais présidentiel, pavoisé aux couleurs nationales et orné de portraits géants du chef de l'Etat.

"Votre santé est la garantie de notre progrès", "le président des pauvres de retour, bonne arrivée", "votre absence nous a attristés, votre présence nous soulage", "l'ennemi ne pavoisera pas", scandait la foule.

M. Aziz, qui saluait la foule de la main, dans une voiture découverte, n'a pas fait de déclaration à son arrivée.

Il avait été hospitalisé en France après avoir été blessé par balle près de Nouakchott, le 13 octobre. De retour d'une visite en province, son véhicule avait essuyé "par erreur", selon la version officielle, les tirs d'un soldat de l'armée mauritanienne en patrouille à une quarantaine de kilomètres de la capitale.

Evacué sur Paris dès le lendemain, le président mauritanien avait été admis à l'hôpital militaire Percy de Clamart, dans la banlieue parisienne, d'où il était sorti dix jours plus tard. Il était depuis resté en France.

Dans un entretien publié par le quotidien français Le Monde daté de dimanche-lundi, il a assuré qu'il ne voyait "aucun signe de faiblesse du régime" alors que l'opposition a déclaré que "le pouvoir vit ses derniers moments d'agonie".

"Je n'ai plus la même forme qu'avant l'accident, mais j'ai conservé toutes mes facultés physiques et mentales, et c'est moi qui dirige toujours", a-t-il assuré au Monde et à la radio français RFI.

Des milliers d'opposants avaient manifesté mercredi à Nouakchott. "Le pouvoir vit ses derniers moments d'agonie, nous organiserons sans tarder une prière funèbre sur sa dépouille mortelle", avait affirmé l'ancien président Ely Ould Mohamed Vall (2006-2007), au cours d'un meeting organisé par la Coordination de l'opposition démocratique (COD, une dizaine de partis).

Des responsables de la COD avaient mis en doute la version officielle des circonstances dans lesquelles le président Aziz a été blessé.

Fin octobre, un soldat mauritanien présenté comme l'auteur du tir accidentel était apparu à la télévision nationale pour témoigner de sa bonne foi.

"Les circonstances (de l'accident) sont très claires, il n'y a pas de dessous", avait lui-même assuré M. Aziz à la chaîne de télévision France 24, qualifiant de "pure imagination" toute autre explication que celle du tir "par erreur" d'un officier.

AFP

Première publication : 24/11/2012

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