Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hongkong, nouveau Tienanmen ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

De la Mecque à Broumov : le voyage du Bazin

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

  • Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

    En savoir plus

  • Sénatoriales : le FN a séduit quatre fois plus de grands électeurs que prévu

    En savoir plus

EUROPE

Le Parlement portugais approuve le budget de rigueur pour 2013

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/11/2012

Malgré la colère de la rue, les députés portugais ont adopté, mardi, un budget d'austérité prévoyant une hausse générale des impôts sur le revenu et une baisse significative des allocations chômage et maladie.

Le parlement portugais a approuvé mardi, sous les huées de milliers de manifestants, le budget pour 2013, d'une rigueur extrême que le gouvernement considère indispensable au redressement du pays, sous assistance financière depuis mai 2011.

"C'est un vol, c'est le peuple qui paie", "salaires bloqués, futur hypothéqué", "chômage au Portugal, honte nationale", ont scandé les protestataires, réunis devant l'Assemblée à l'appel du principal syndicat portugais, la CGTP.

Durant ce rassemblement, soutenu par des mouvements citoyens apolitiques, de nombreux manifestants ont brandi des cartons rouges pour demander la démission du gouvernement.

L'approbation du budget n'a été qu'une formalité, le gouvernement de centre-droit disposant à l'Assemblée de la majorité absolue. Le Parti socialiste et les autres formations d'opposition ont voté contre.

Le budget 2013 prévoit une hausse généralisé des impôts sur les revenus avec un taux de 14,5% pour les plus faibles et de 48% pour les plus élevés. Toutes les tranches d'imposition, dont le nombre a été ramené de 8 à 5, subiront une surtaxe de 3,5% tandis que les allocations chômage et maladie seront réduites respectivement de 5% et 6%.

Ce budget "est un pas de plus sur le chemin du redressement", a assuré le ministre des Finances Vitor Gaspar, tout en reconnaissant "les risques et les incertitudes" pour sa réalisation.

L'austérité, prôné par le gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho, risque en particulier d'aggraver la récession qui devrait être de 3% cette année alors que le chômage devrait avoisiner les 16% de la population active.

Le gouvernement prévoit pour l'année prochaine un recul de l'activité économique de 1% alors que l'OCDE, plus pessimiste, mise sur une contraction de 1,8%. Le gouvernement espère toutefois, grâce à ses économies draconiennes, ramener le déficit public à 4,5% du PIB en 2013.

D'une rigueur sans précédent, ce budget 2013 devrait permettre des économies de 5,3 milliards d'euros, financées à plus de 80% par les hausses d'impôts. Il a donné lieu à de vives critiques et à de nombreuses manifestations, dont l'une, à l'issue d'une grève générale le 14 novembre, a dégénéré en violences inhabituelles au Portugal.

Une "bombe atomique fiscale"

En votant contre, le Parti socialiste, principale formation d'opposition, a confirmé sa rupture avec une rigueur qu'il juge désormais "exagérée", même s'il était au pouvoir quand l'Union européenne et le Fonds monétaire international ont, à sa demande, accordé au Portugal en mai 2011 un plan de sauvetage de 78 milliards d'euros.

"Ce budget représente une bombe atomique fiscale contre les Portugais", a dit le secrétaire général du PS, Antonio José Seguro. Le Premier ministre, qui "refuse de reconnaître l'échec de sa politique", a "fait adopter la plus importante hausse d'impôts de notre démocratie", a-t-il ajouté.

En baisse dans les sondages, M. Passos Coelho, a affirmé, à la veille du vote, n'avoir "aucun problème pour affronter l'impopularité". "Le gouvernement doit savoir aller à contre-courant", a-t-il dit en ajoutant qu'il préférait "garantir l'avenir du Portugal plutôt que de recevoir des applaudissements".

Mais le Premier ministre n'est pas au bout de ses peines. L'extrême gauche et les syndicats font campagne pour qu'il soit soumis à la Cour constitutionnelle dans l'espoir qu'il soit retoqué.

Critiqué dans son pays, la politique du Premier ministre continue de bénéficier de soutiens extérieurs.

En visite officielle il y a deux semaines, la chancelière allemande Angela Merkel, symbole de la rigueur budgétaire, l'a encouragé sur cette voie. Une semaine après, la "troïka" des créanciers (Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne) lui a accordé un sixième satisfecit pour la mise en œuvre des réformes exigées en contrepartie du plan d'aide.

Bien que divers économistes commencent à critiquer "une austérité excessive", le Premier ministre reste persuadé de son efficacité. Il entend réaliser au cours des deux prochaines années des économies de 4 milliards d'euros grâce à une "réforme de l'Etat" qui sera présentée à la "troïka" en février prochain.

AFP

Première publication : 27/11/2012

  • CRISE ÉCONOMIQUE

    L’Europe du Sud crie sa colère contre l’austérité

    En savoir plus

  • PORTUGAL

    Lisbonne va poursuivre ses mesures d'austérité en 2013

    En savoir plus

  • PORTUGAL

    Face à la grogne, le gouvernement portugais recule sur certaines mesures d’austérité

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)