Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

UN OEIL SUR LES MEDIAS

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Franck Riester : "Tant pis si la droite n'est pas une alternative incontournable au macronisme"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Franck Riester : "François de Rugy se fera respecter car il est respectable"

En savoir plus

FOCUS

Face à ses hooligans, la Russie applique la tolérance zéro

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'acteur caméléon Guillaume Gallienne fait ses débuts à l'opéra

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Poutine, Trump, et Oliver Stone"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Facebook Messenger parie sur le "service à la clientèle instantané"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Oubliés les brocards phallocrates !"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : nouvelles découvertes macabres dans le Kasaï

En savoir plus

REPORTERS

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 11/12/2012

Bosnie-Herzégovine, les divisions 20 ans après la guerre

En 1995 s'achevait la guerre de Bosnie-Herzégovine. Presque 20 ans après, Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pays. Les contacts entre les communautés sont assez rares et les divisions nées du conflit sont désormais inscrites dans la Constitution. Nos reporters Sylvain Rousseau et Catherine Norris-Trent sont allés à la rencontre des trois communautés.

Fojnica est une petite ville de 4 500 habitants en plein centre de la Bosnie Herzégovine. Encaissée dans une vallée, la ville est dominée par un monastère catholique. Elle est partagée entre Bosniaques musulmans et Croates catholiques. On ne connaît pas vraiment les proportions, on attend toujours les résultats du recensement, mais les Bosniaques sont majoritaires. Ils ont assiégé la ville pendant la guerre pour chasser les Croates. Mais ils n’ont pas touché au monastère.

À Fojnica, il y a trois écoles. Une école bosniaque, une école croate, et une école… bosno-croate. Les élèves ont cours en même temps mais ne se croisent jamais, la rentrée et les récréations sont décalées de quelques minutes. Chacun suit son programme. Il y a les classes où l’on enseigne le programme bosniaque, et les classes où l’on enseigne le programme croate. Les différences entre les programmes sont finalement assez minimes, mais chaque livre est écrit par une personne de la communauté concernée. La vraie différence, c’est l’Histoire. Chacun a sa version. Chaque communauté est présentée comme la victime, celle qui a été agressée, dans son manuel.

Pas facile de parvenir à une réconciliation quand on vous explique pendant toute votre jeunesse que votre voisin de palier est un ennemi sanguinaire.

C’est donc dans cette école que nous débarquons un matin pour tourner un reportage sur ces fameuses "deux écoles sous le même toit". Dans le bureau du directeur… un seul directeur. Bosniaque. C’est curieux, dans les 54 écoles de ce type que compte le pays, normalement, chaque entité représentée à son directeur. Aimable, l’homme nous offre le café. Un café bosniaque. À ne pas confondre avec le café croate. On cherche encore la différence. Avec lui, pas de problème, l’école est ouverte. Mais il ne parlera qu’en présence de son homologue croate. Qui n’a même pas de bureau dans l’école. Où est-il ? Dans l’autre école croate de la ville. Dans l’idéal, il faudrait qu’il nous rejoigne pour faire l’interview. Refus catégorique. La séquence s’écroule. Le directeur bosniaque nous demande gentiment d’aller voir ailleurs. Une journée de voyage et 2 jours sur place… pour rien… Heureusement, le lycée de Mostar n’a qu’un directeur. Et avec un seul directeur, tout est plus simple.

Cet échec illustre bien la situation de la Bosnie-Herzégovine. Tout le monde peut à moitié décider, mais surtout tout le monde peut contrecarrer les décisions des autres. Donc rien ne se passe, rien n’avance, que ce soit dans l’éducation, la politique, la société, etc.

Les accords de Dayton signés en 1995 ont eu le mérite d’arrêter la guerre et les massacres. Mais ils ont gravé dans la Constitution les divisions nées de quatre ans de guerre.

La Bosnie rêve d’intégrer l’Union européenne. La première chose à faire serait de réviser ces accords obsolètes et unifier le pays. 

Par Sylvain ROUSSEAU , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

22/06/2017 Culture

Hollywood, œuvre de la Première Guerre mondiale

Alors que nous célébrons cette année le centenaire de l'intervention des États-Unis dans la Grande Guerre, France 24 vous propose un documentaire sur la naissance d’Hollywood....

En savoir plus

16/06/2017 EUROPE

Au cœur des nouveaux champs d'esclaves en Europe

Ils sont africains, polonais ou bulgares et passent leur été dans les champs du Sud de l'Europe. Pour récolter pas moins de 5 millions de tonnes de fruits et légumes par an, en...

En savoir plus

08/06/2017 Asie - pacifique

Vidéo : en Chine, célibataires par millions cherchent épouses désespérément

En Chine, la politique de l'enfant unique a fait des ravages. Les familles ayant préféré mettre au monde des garçons, la société compte désormais beaucoup plus d’hommes que de...

En savoir plus

01/06/2017 Amériques

Exclusif : au cœur de la guerre des gangs entre narcotrafiquants au Brésil

Au nord du Brésil, en Amazonie, la ville de Manaus est régulièrement le théâtre d’affrontements sanglants entre gangs. Situé à plusieurs centaines de kilomètres de la Colombie,...

En savoir plus

26/05/2017 Moyen-Orient

Exclusif : au cœur de la bataille de Mossoul, autopsie d'un chaos

Depuis plus de sept mois, les forces irakiennes mènent une vaste offensive pour chasser l'organisation État islamique (EI) de Mossoul. Les jihadistes opposent une résistance...

En savoir plus