Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

La lutte contre les propos haineux s'organise sur internet

En savoir plus

SUR LE NET

Venezuela : Nicolas Maduro accusé de tuer les étudiants

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Paul Kagame en visite à Paris, ses partisans et opposants défilent dans la capitale

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le film "Timbuktu" sera-t-il déprogrammé du Fespaco ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"La Robe"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Parlemantaires français en Syrie, Bachar Al Assad interlocuteur incontournable ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Quand agriculture rime avec futur

En savoir plus

TECH 24

Drones : comment les arrêter ?

En savoir plus

#ActuElles

Inde : sauver les filles par l'éducation

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 11/12/2012

Bosnie-Herzégovine, les divisions 20 ans après la guerre

En 1995 s'achevait la guerre de Bosnie-Herzégovine. Presque 20 ans après, Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pays. Les contacts entre les communautés sont assez rares et les divisions nées du conflit sont désormais inscrites dans la Constitution. Nos reporters Sylvain Rousseau et Catherine Norris-Trent sont allés à la rencontre des trois communautés.

Fojnica est une petite ville de 4 500 habitants en plein centre de la Bosnie Herzégovine. Encaissée dans une vallée, la ville est dominée par un monastère catholique. Elle est partagée entre Bosniaques musulmans et Croates catholiques. On ne connaît pas vraiment les proportions, on attend toujours les résultats du recensement, mais les Bosniaques sont majoritaires. Ils ont assiégé la ville pendant la guerre pour chasser les Croates. Mais ils n’ont pas touché au monastère.

À Fojnica, il y a trois écoles. Une école bosniaque, une école croate, et une école… bosno-croate. Les élèves ont cours en même temps mais ne se croisent jamais, la rentrée et les récréations sont décalées de quelques minutes. Chacun suit son programme. Il y a les classes où l’on enseigne le programme bosniaque, et les classes où l’on enseigne le programme croate. Les différences entre les programmes sont finalement assez minimes, mais chaque livre est écrit par une personne de la communauté concernée. La vraie différence, c’est l’Histoire. Chacun a sa version. Chaque communauté est présentée comme la victime, celle qui a été agressée, dans son manuel.

Pas facile de parvenir à une réconciliation quand on vous explique pendant toute votre jeunesse que votre voisin de palier est un ennemi sanguinaire.

C’est donc dans cette école que nous débarquons un matin pour tourner un reportage sur ces fameuses "deux écoles sous le même toit". Dans le bureau du directeur… un seul directeur. Bosniaque. C’est curieux, dans les 54 écoles de ce type que compte le pays, normalement, chaque entité représentée à son directeur. Aimable, l’homme nous offre le café. Un café bosniaque. À ne pas confondre avec le café croate. On cherche encore la différence. Avec lui, pas de problème, l’école est ouverte. Mais il ne parlera qu’en présence de son homologue croate. Qui n’a même pas de bureau dans l’école. Où est-il ? Dans l’autre école croate de la ville. Dans l’idéal, il faudrait qu’il nous rejoigne pour faire l’interview. Refus catégorique. La séquence s’écroule. Le directeur bosniaque nous demande gentiment d’aller voir ailleurs. Une journée de voyage et 2 jours sur place… pour rien… Heureusement, le lycée de Mostar n’a qu’un directeur. Et avec un seul directeur, tout est plus simple.

Cet échec illustre bien la situation de la Bosnie-Herzégovine. Tout le monde peut à moitié décider, mais surtout tout le monde peut contrecarrer les décisions des autres. Donc rien ne se passe, rien n’avance, que ce soit dans l’éducation, la politique, la société, etc.

Les accords de Dayton signés en 1995 ont eu le mérite d’arrêter la guerre et les massacres. Mais ils ont gravé dans la Constitution les divisions nées de quatre ans de guerre.

La Bosnie rêve d’intégrer l’Union européenne. La première chose à faire serait de réviser ces accords obsolètes et unifier le pays. 

Par Sylvain ROUSSEAU , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

25/02/2015 Pakistan

Pakistan : la police dans la ligne de mire des Taliban

Karachi, la plus grande ville du Pakistan, doit faire face à l’influence grandissante des Taliban. Pour y mettre fin, les forces de l’ordre ont lancé en septembre 2013...

En savoir plus

20/02/2015 Cisjordanie

Cisjordanie, le business des colonies

En Cisjordanie, les colonies juives continuent de s'étendre. Autorisées ou non par le gouvernement israélien, elles sont considérées comme illégales par la communauté...

En savoir plus

12/02/2015 Tunisie

Aux sources du jihad en Tunisie

La Tunisie a beau avoir fait le choix de la démocratie, le pays reste un important pourvoyeur de candidats au jihad. Depuis trois ans, des milliers de jeunes Tunisiens sont...

En savoir plus

05/02/2015 Inde

Inde : la rumeur du "Love Jihad"

En Inde, où la société est régulièrement secouée par des tensions religieuses, des extrémistes hindous accusent des musulmans de pratiquer un "Love Jihad", un "Jihad de l’amour"....

En savoir plus

30/01/2015 Syrie

Syrie : Kobané, la reconquête

Au nord de la Syrie, après de longs mois d’intenses combats, la ville kurde de Kobané, a été reprise aux jihadistes de l’organisation de l’État islamique. Nos reporters ont...

En savoir plus