Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Bachar al-Assad au 20H

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du sud : l'armée déployée pour faire face aux violences xénophobes

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Le plan de Hollande pour l'emploi des jeunes

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Le Bureau des légendes" : Une série d'espionnage entre psychologie et action

En savoir plus

FOCUS

Beate et Serge Klarsfeld : un couple qui a dédié sa vie à la traque des nazis

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Méditerranée : "Le cimetière marin"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Derrière les islamistes, les bassistes"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Selon Pierre-René Lemas (CDC), il faut commencer à baisser les impôts

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Méditerranée : Deux fois plus de morts que pour le Titanic en un an

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi à 22h10.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 11/12/2012

Bosnie-Herzégovine, les divisions 20 ans après la guerre

En 1995 s'achevait la guerre de Bosnie-Herzégovine. Presque 20 ans après, Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pays. Les contacts entre les communautés sont assez rares et les divisions nées du conflit sont désormais inscrites dans la Constitution. Nos reporters Sylvain Rousseau et Catherine Norris-Trent sont allés à la rencontre des trois communautés.

Fojnica est une petite ville de 4 500 habitants en plein centre de la Bosnie Herzégovine. Encaissée dans une vallée, la ville est dominée par un monastère catholique. Elle est partagée entre Bosniaques musulmans et Croates catholiques. On ne connaît pas vraiment les proportions, on attend toujours les résultats du recensement, mais les Bosniaques sont majoritaires. Ils ont assiégé la ville pendant la guerre pour chasser les Croates. Mais ils n’ont pas touché au monastère.

À Fojnica, il y a trois écoles. Une école bosniaque, une école croate, et une école… bosno-croate. Les élèves ont cours en même temps mais ne se croisent jamais, la rentrée et les récréations sont décalées de quelques minutes. Chacun suit son programme. Il y a les classes où l’on enseigne le programme bosniaque, et les classes où l’on enseigne le programme croate. Les différences entre les programmes sont finalement assez minimes, mais chaque livre est écrit par une personne de la communauté concernée. La vraie différence, c’est l’Histoire. Chacun a sa version. Chaque communauté est présentée comme la victime, celle qui a été agressée, dans son manuel.

Pas facile de parvenir à une réconciliation quand on vous explique pendant toute votre jeunesse que votre voisin de palier est un ennemi sanguinaire.

C’est donc dans cette école que nous débarquons un matin pour tourner un reportage sur ces fameuses "deux écoles sous le même toit". Dans le bureau du directeur… un seul directeur. Bosniaque. C’est curieux, dans les 54 écoles de ce type que compte le pays, normalement, chaque entité représentée à son directeur. Aimable, l’homme nous offre le café. Un café bosniaque. À ne pas confondre avec le café croate. On cherche encore la différence. Avec lui, pas de problème, l’école est ouverte. Mais il ne parlera qu’en présence de son homologue croate. Qui n’a même pas de bureau dans l’école. Où est-il ? Dans l’autre école croate de la ville. Dans l’idéal, il faudrait qu’il nous rejoigne pour faire l’interview. Refus catégorique. La séquence s’écroule. Le directeur bosniaque nous demande gentiment d’aller voir ailleurs. Une journée de voyage et 2 jours sur place… pour rien… Heureusement, le lycée de Mostar n’a qu’un directeur. Et avec un seul directeur, tout est plus simple.

Cet échec illustre bien la situation de la Bosnie-Herzégovine. Tout le monde peut à moitié décider, mais surtout tout le monde peut contrecarrer les décisions des autres. Donc rien ne se passe, rien n’avance, que ce soit dans l’éducation, la politique, la société, etc.

Les accords de Dayton signés en 1995 ont eu le mérite d’arrêter la guerre et les massacres. Mais ils ont gravé dans la Constitution les divisions nées de quatre ans de guerre.

La Bosnie rêve d’intégrer l’Union européenne. La première chose à faire serait de réviser ces accords obsolètes et unifier le pays. 

Par Sylvain ROUSSEAU , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

17/04/2015 Arménie

Les Arméniens cachés de Turquie en quête d’identité

À une semaine de la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens, nos reporters ont accompagné les descendants de ceux qui ont survécu : les Arméniens cachés de...

En savoir plus

10/04/2015 Burkina Faso

Burkina Faso : la génération Sankara

Difficile de comprendre le soulèvement des Burkinabè, qui a conduit à l’éviction du président Blaise Compaoré en octobre 2014, sans évoquer Thomas Sankara. À six mois des...

En savoir plus

03/04/2015 Islam

France : zone de turbulences au sein de l'UOIF

Alors que le congrès annuel de l'Union des organisations islamiques de France s'ouvre, vendredi, au Bourget autour du thème "Mohammed, prophète de miséricorde et de paix",...

En savoir plus

27/03/2015 Venezuela

San Cristóbal, le chaudron vénézuélien

Au Venezuela, depuis plus d’un an, la contestation contre le gouvernement de Nicolás Maduro enflamme régulièrement la ville de San Cristóbal, dans l’État de Táchira, à l’ouest du...

En savoir plus

19/03/2015 Syrie

Vidéo : de Raqqa à Paris, l'exil d'une rebelle syrienne menacée par les jihadistes

Nous vous proposons un document exceptionnel d'une durée de 26 minutes : le portrait d'une jeune activiste syrienne qui s'est réfugiée en France pour fuir les persécutions des...

En savoir plus