Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi à 22h10.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 11/12/2012

Bosnie-Herzégovine, les divisions 20 ans après la guerre

En 1995 s'achevait la guerre de Bosnie-Herzégovine. Presque 20 ans après, Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pays. Les contacts entre les communautés sont assez rares et les divisions nées du conflit sont désormais inscrites dans la Constitution. Nos reporters Sylvain Rousseau et Catherine Norris-Trent sont allés à la rencontre des trois communautés.

Fojnica est une petite ville de 4 500 habitants en plein centre de la Bosnie Herzégovine. Encaissée dans une vallée, la ville est dominée par un monastère catholique. Elle est partagée entre Bosniaques musulmans et Croates catholiques. On ne connaît pas vraiment les proportions, on attend toujours les résultats du recensement, mais les Bosniaques sont majoritaires. Ils ont assiégé la ville pendant la guerre pour chasser les Croates. Mais ils n’ont pas touché au monastère.

À Fojnica, il y a trois écoles. Une école bosniaque, une école croate, et une école… bosno-croate. Les élèves ont cours en même temps mais ne se croisent jamais, la rentrée et les récréations sont décalées de quelques minutes. Chacun suit son programme. Il y a les classes où l’on enseigne le programme bosniaque, et les classes où l’on enseigne le programme croate. Les différences entre les programmes sont finalement assez minimes, mais chaque livre est écrit par une personne de la communauté concernée. La vraie différence, c’est l’Histoire. Chacun a sa version. Chaque communauté est présentée comme la victime, celle qui a été agressée, dans son manuel.

Pas facile de parvenir à une réconciliation quand on vous explique pendant toute votre jeunesse que votre voisin de palier est un ennemi sanguinaire.

C’est donc dans cette école que nous débarquons un matin pour tourner un reportage sur ces fameuses "deux écoles sous le même toit". Dans le bureau du directeur… un seul directeur. Bosniaque. C’est curieux, dans les 54 écoles de ce type que compte le pays, normalement, chaque entité représentée à son directeur. Aimable, l’homme nous offre le café. Un café bosniaque. À ne pas confondre avec le café croate. On cherche encore la différence. Avec lui, pas de problème, l’école est ouverte. Mais il ne parlera qu’en présence de son homologue croate. Qui n’a même pas de bureau dans l’école. Où est-il ? Dans l’autre école croate de la ville. Dans l’idéal, il faudrait qu’il nous rejoigne pour faire l’interview. Refus catégorique. La séquence s’écroule. Le directeur bosniaque nous demande gentiment d’aller voir ailleurs. Une journée de voyage et 2 jours sur place… pour rien… Heureusement, le lycée de Mostar n’a qu’un directeur. Et avec un seul directeur, tout est plus simple.

Cet échec illustre bien la situation de la Bosnie-Herzégovine. Tout le monde peut à moitié décider, mais surtout tout le monde peut contrecarrer les décisions des autres. Donc rien ne se passe, rien n’avance, que ce soit dans l’éducation, la politique, la société, etc.

Les accords de Dayton signés en 1995 ont eu le mérite d’arrêter la guerre et les massacres. Mais ils ont gravé dans la Constitution les divisions nées de quatre ans de guerre.

La Bosnie rêve d’intégrer l’Union européenne. La première chose à faire serait de réviser ces accords obsolètes et unifier le pays. 

Par Sylvain ROUSSEAU , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

24/04/2015 Centenaire Première Guerre mondiale

Première Guerre mondiale : la mémoire dans la pierre

En 1914, une ancienne carrière souterraine est réquisitionnée en Picardie par l'armée française. Des centaines de soldats y stationnent pendant près de quatre ans et y ont laissé...

En savoir plus

17/04/2015 Arménie

Les Arméniens cachés de Turquie en quête d’identité

À une semaine de la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens, nos reporters ont accompagné les descendants de ceux qui ont survécu : les Arméniens cachés de...

En savoir plus

10/04/2015 Burkina Faso

Burkina Faso : la génération Sankara

Difficile de comprendre le soulèvement des Burkinabè, qui a conduit à l’éviction du président Blaise Compaoré en octobre 2014, sans évoquer Thomas Sankara. À six mois des...

En savoir plus

03/04/2015 Islam

France : zone de turbulences au sein de l'UOIF

Alors que le congrès annuel de l'Union des organisations islamiques de France s'ouvre, vendredi, au Bourget autour du thème "Mohammed, prophète de miséricorde et de paix",...

En savoir plus

27/03/2015 Venezuela

San Cristóbal, le chaudron vénézuélien

Au Venezuela, depuis plus d’un an, la contestation contre le gouvernement de Nicolás Maduro enflamme régulièrement la ville de San Cristóbal, dans l’État de Táchira, à l’ouest du...

En savoir plus