Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Trump, le président du renoncement"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Donald Trump déclare une guerre commerciale au Canada

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Marine Le Pen, comme si de rien n'était"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Tunisie : le Parlement assouplit la loi sur la consommation de stupéfiants

En savoir plus

JOURNAL DE CAMPAGNE

Marine Le Pen et Emmanuel Macron présents à l'hommage au policier Xavier Jugelé

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'hommage à Xavier Jugelé émeut mais n'évite pas les polémiques

En savoir plus

LE DÉBAT

État d'urgence en France : les policiers sont-ils trop exposés ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Louis Aliot : "Emmanuel Macron est soutenu par les marchés financiers"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Louis Aliot : "Il y aura une nouvelle Europe, un nouveau traité"

En savoir plus

REPORTERS

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 11/12/2012

Bosnie-Herzégovine, les divisions 20 ans après la guerre

En 1995 s'achevait la guerre de Bosnie-Herzégovine. Presque 20 ans après, Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pays. Les contacts entre les communautés sont assez rares et les divisions nées du conflit sont désormais inscrites dans la Constitution. Nos reporters Sylvain Rousseau et Catherine Norris-Trent sont allés à la rencontre des trois communautés.

Fojnica est une petite ville de 4 500 habitants en plein centre de la Bosnie Herzégovine. Encaissée dans une vallée, la ville est dominée par un monastère catholique. Elle est partagée entre Bosniaques musulmans et Croates catholiques. On ne connaît pas vraiment les proportions, on attend toujours les résultats du recensement, mais les Bosniaques sont majoritaires. Ils ont assiégé la ville pendant la guerre pour chasser les Croates. Mais ils n’ont pas touché au monastère.

À Fojnica, il y a trois écoles. Une école bosniaque, une école croate, et une école… bosno-croate. Les élèves ont cours en même temps mais ne se croisent jamais, la rentrée et les récréations sont décalées de quelques minutes. Chacun suit son programme. Il y a les classes où l’on enseigne le programme bosniaque, et les classes où l’on enseigne le programme croate. Les différences entre les programmes sont finalement assez minimes, mais chaque livre est écrit par une personne de la communauté concernée. La vraie différence, c’est l’Histoire. Chacun a sa version. Chaque communauté est présentée comme la victime, celle qui a été agressée, dans son manuel.

Pas facile de parvenir à une réconciliation quand on vous explique pendant toute votre jeunesse que votre voisin de palier est un ennemi sanguinaire.

C’est donc dans cette école que nous débarquons un matin pour tourner un reportage sur ces fameuses "deux écoles sous le même toit". Dans le bureau du directeur… un seul directeur. Bosniaque. C’est curieux, dans les 54 écoles de ce type que compte le pays, normalement, chaque entité représentée à son directeur. Aimable, l’homme nous offre le café. Un café bosniaque. À ne pas confondre avec le café croate. On cherche encore la différence. Avec lui, pas de problème, l’école est ouverte. Mais il ne parlera qu’en présence de son homologue croate. Qui n’a même pas de bureau dans l’école. Où est-il ? Dans l’autre école croate de la ville. Dans l’idéal, il faudrait qu’il nous rejoigne pour faire l’interview. Refus catégorique. La séquence s’écroule. Le directeur bosniaque nous demande gentiment d’aller voir ailleurs. Une journée de voyage et 2 jours sur place… pour rien… Heureusement, le lycée de Mostar n’a qu’un directeur. Et avec un seul directeur, tout est plus simple.

Cet échec illustre bien la situation de la Bosnie-Herzégovine. Tout le monde peut à moitié décider, mais surtout tout le monde peut contrecarrer les décisions des autres. Donc rien ne se passe, rien n’avance, que ce soit dans l’éducation, la politique, la société, etc.

Les accords de Dayton signés en 1995 ont eu le mérite d’arrêter la guerre et les massacres. Mais ils ont gravé dans la Constitution les divisions nées de quatre ans de guerre.

La Bosnie rêve d’intégrer l’Union européenne. La première chose à faire serait de réviser ces accords obsolètes et unifier le pays. 

Par Sylvain ROUSSEAU , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

21/04/2017 Planète

France : à Bure, le futur cimetière nucléaire fait débat

Dans l'est de la France, le village de Bure est devenu un point de ralliement pour de nombreux écologistes. Cette zone doit accueillir le futur centre d'enfouissement de déchets...

En savoir plus

14/04/2017 France

France : l'hôpital public, un grand malade ?

Médecins, infirmiers, aides-soignants, cadres ou encore directeurs... Ils avaient choisi l'hôpital public parce qu'il soigne tous les malades sans exception, du sans-abri au...

En savoir plus

07/04/2017 FRANCE

Désillusionnés et indécis : les Français se confient à l'heure du vote

Il y a cinq ans, nous prenions le pouls de la France à l'heure du vote pour la présidentielle. Nous partions à la rencontre de citoyens de tous horizons qui nous confiaient leurs...

En savoir plus

31/03/2017 FRANCE

Vidéo : "Si je reviens un jour", sur les traces de Louise Pikovsky

Le webdocumentaire "Si je reviens un jour" raconte l'histoire de Louise Pikovsky, une jeune fille juive déportée. Pendant un an, une journaliste de France 24 et une professeure...

En savoir plus

23/03/2017 EUROPE

Vidéo : en Crimée, les dissidents matés par Moscou

Trois ans après l'annexion de la péninsule ukrainienne, la Russie a déployé tout son arsenal judiciaire et policier pour faire taire les voix dissidentes. Qu'il s'agisse des...

En savoir plus