Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Nigeria : Muhammadu Buhari a été investi Président

En savoir plus

DÉBAT

Boko Haram, économie... Buhari à la reconquête du Nigeria ? (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Boko Haram, économie... Buhari à la reconquête du Nigeria ? (partie 2)

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

FIFA : Sepp Blatter réélu malgré le scandale

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Quatre résistants au Panthéon : de la mémoire nationale au symbole politique

En savoir plus

TECH 24

"One Heart One Tree" : l'œuvre tech et arty à décourvir sur Kickstarter

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Impôts : retour à la source ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le jeu dangereux de David Cameron

En savoir plus

#ActuElles

Sortir les femmes des oubliettes de l’Histoire

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi à 22h10.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 11/12/2012

Bosnie-Herzégovine, les divisions 20 ans après la guerre

En 1995 s'achevait la guerre de Bosnie-Herzégovine. Presque 20 ans après, Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pays. Les contacts entre les communautés sont assez rares et les divisions nées du conflit sont désormais inscrites dans la Constitution. Nos reporters Sylvain Rousseau et Catherine Norris-Trent sont allés à la rencontre des trois communautés.

Fojnica est une petite ville de 4 500 habitants en plein centre de la Bosnie Herzégovine. Encaissée dans une vallée, la ville est dominée par un monastère catholique. Elle est partagée entre Bosniaques musulmans et Croates catholiques. On ne connaît pas vraiment les proportions, on attend toujours les résultats du recensement, mais les Bosniaques sont majoritaires. Ils ont assiégé la ville pendant la guerre pour chasser les Croates. Mais ils n’ont pas touché au monastère.

À Fojnica, il y a trois écoles. Une école bosniaque, une école croate, et une école… bosno-croate. Les élèves ont cours en même temps mais ne se croisent jamais, la rentrée et les récréations sont décalées de quelques minutes. Chacun suit son programme. Il y a les classes où l’on enseigne le programme bosniaque, et les classes où l’on enseigne le programme croate. Les différences entre les programmes sont finalement assez minimes, mais chaque livre est écrit par une personne de la communauté concernée. La vraie différence, c’est l’Histoire. Chacun a sa version. Chaque communauté est présentée comme la victime, celle qui a été agressée, dans son manuel.

Pas facile de parvenir à une réconciliation quand on vous explique pendant toute votre jeunesse que votre voisin de palier est un ennemi sanguinaire.

C’est donc dans cette école que nous débarquons un matin pour tourner un reportage sur ces fameuses "deux écoles sous le même toit". Dans le bureau du directeur… un seul directeur. Bosniaque. C’est curieux, dans les 54 écoles de ce type que compte le pays, normalement, chaque entité représentée à son directeur. Aimable, l’homme nous offre le café. Un café bosniaque. À ne pas confondre avec le café croate. On cherche encore la différence. Avec lui, pas de problème, l’école est ouverte. Mais il ne parlera qu’en présence de son homologue croate. Qui n’a même pas de bureau dans l’école. Où est-il ? Dans l’autre école croate de la ville. Dans l’idéal, il faudrait qu’il nous rejoigne pour faire l’interview. Refus catégorique. La séquence s’écroule. Le directeur bosniaque nous demande gentiment d’aller voir ailleurs. Une journée de voyage et 2 jours sur place… pour rien… Heureusement, le lycée de Mostar n’a qu’un directeur. Et avec un seul directeur, tout est plus simple.

Cet échec illustre bien la situation de la Bosnie-Herzégovine. Tout le monde peut à moitié décider, mais surtout tout le monde peut contrecarrer les décisions des autres. Donc rien ne se passe, rien n’avance, que ce soit dans l’éducation, la politique, la société, etc.

Les accords de Dayton signés en 1995 ont eu le mérite d’arrêter la guerre et les massacres. Mais ils ont gravé dans la Constitution les divisions nées de quatre ans de guerre.

La Bosnie rêve d’intégrer l’Union européenne. La première chose à faire serait de réviser ces accords obsolètes et unifier le pays. 

Par Sylvain ROUSSEAU , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

29/05/2015 Irak

Vidéo : Abu Azrael, "le Rambo d’Irak"

Dans l’armée irakienne et sur les réseaux sociaux, c’est une icône. Abu Azrael, milicien chiite aux allures de Rambo, fait reculer les jihadistes de l’organisation de l’État...

En savoir plus

21/05/2015 Thaïlande

Thaïlande : face à la junte, la dissidence tente de résister

Il y a un an, le 22 mai 2014, l’armée thaïlandaise prenait le contrôle du pays, après des mois de manifestations contre le gouvernement élu de Yingluck Shinawatra. Depuis, la...

En savoir plus

14/05/2015 Politique française

20 ans après, le monde selon Chirac : rupture ou continuité ?

Vingt ans après l'élection de Jacques Chirac à l'Élysée, comment évaluer, avec le recul de l'Histoire, la politique étrangère du président qui a notamment dit "non" à l'allié...

En savoir plus

08/05/2015 Colombie

Colombie : herbicide contre cocaïne… poison contre poison ?

La Colombie est l’un des principaux pays producteurs de cocaïne au monde. Pour lutter contre sa production et affaiblir la guérilla des FARC, qui tire une grande partie de son...

En savoir plus

30/04/2015 Syrie

Antiquités syriennes : sur les routes du trafic

Avec la guerre qui dure depuis plus de quatre ans en Syrie, de nombreuses pièces d’antiquité sont volées dans les musées ou sur des sites archéologiques. Elles passent ensuite la...

En savoir plus