Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

François Hollande est-il un homme de gauche ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Paul Biya en visite au Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : L'Hommage de tout un pays à Papa Wemba

En savoir plus

LE DÉBAT

France - loi travail : la bataille s'engage au Parlement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

François Ier, l'empreinte d'un roi

En savoir plus

FOCUS

Migrants : l'Autriche lance des travaux pour clôturer sa frontière avec l’Italie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Gérald de Palmas se dévoile dans son nouvel album "La beauté du geste"

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

Loi Travail : le gouvernement ira-t-il jusqu'au bout ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Brésil : WhatsApp bloqué pendant 72h

En savoir plus

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 11/12/2012

Bosnie-Herzégovine, les divisions 20 ans après la guerre

En 1995 s'achevait la guerre de Bosnie-Herzégovine. Presque 20 ans après, Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pays. Les contacts entre les communautés sont assez rares et les divisions nées du conflit sont désormais inscrites dans la Constitution. Nos reporters Sylvain Rousseau et Catherine Norris-Trent sont allés à la rencontre des trois communautés.

Fojnica est une petite ville de 4 500 habitants en plein centre de la Bosnie Herzégovine. Encaissée dans une vallée, la ville est dominée par un monastère catholique. Elle est partagée entre Bosniaques musulmans et Croates catholiques. On ne connaît pas vraiment les proportions, on attend toujours les résultats du recensement, mais les Bosniaques sont majoritaires. Ils ont assiégé la ville pendant la guerre pour chasser les Croates. Mais ils n’ont pas touché au monastère.

À Fojnica, il y a trois écoles. Une école bosniaque, une école croate, et une école… bosno-croate. Les élèves ont cours en même temps mais ne se croisent jamais, la rentrée et les récréations sont décalées de quelques minutes. Chacun suit son programme. Il y a les classes où l’on enseigne le programme bosniaque, et les classes où l’on enseigne le programme croate. Les différences entre les programmes sont finalement assez minimes, mais chaque livre est écrit par une personne de la communauté concernée. La vraie différence, c’est l’Histoire. Chacun a sa version. Chaque communauté est présentée comme la victime, celle qui a été agressée, dans son manuel.

Pas facile de parvenir à une réconciliation quand on vous explique pendant toute votre jeunesse que votre voisin de palier est un ennemi sanguinaire.

C’est donc dans cette école que nous débarquons un matin pour tourner un reportage sur ces fameuses "deux écoles sous le même toit". Dans le bureau du directeur… un seul directeur. Bosniaque. C’est curieux, dans les 54 écoles de ce type que compte le pays, normalement, chaque entité représentée à son directeur. Aimable, l’homme nous offre le café. Un café bosniaque. À ne pas confondre avec le café croate. On cherche encore la différence. Avec lui, pas de problème, l’école est ouverte. Mais il ne parlera qu’en présence de son homologue croate. Qui n’a même pas de bureau dans l’école. Où est-il ? Dans l’autre école croate de la ville. Dans l’idéal, il faudrait qu’il nous rejoigne pour faire l’interview. Refus catégorique. La séquence s’écroule. Le directeur bosniaque nous demande gentiment d’aller voir ailleurs. Une journée de voyage et 2 jours sur place… pour rien… Heureusement, le lycée de Mostar n’a qu’un directeur. Et avec un seul directeur, tout est plus simple.

Cet échec illustre bien la situation de la Bosnie-Herzégovine. Tout le monde peut à moitié décider, mais surtout tout le monde peut contrecarrer les décisions des autres. Donc rien ne se passe, rien n’avance, que ce soit dans l’éducation, la politique, la société, etc.

Les accords de Dayton signés en 1995 ont eu le mérite d’arrêter la guerre et les massacres. Mais ils ont gravé dans la Constitution les divisions nées de quatre ans de guerre.

La Bosnie rêve d’intégrer l’Union européenne. La première chose à faire serait de réviser ces accords obsolètes et unifier le pays. 

Par Sylvain ROUSSEAU , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

28/04/2016 Élection présidentielle américaine

Universités américaines : le cauchemar de la dette étudiante

Aux États-Unis, des millions d'étudiants sont contraints de s'endetter lourdement pour pouvoir financer leurs études supérieures. Seuls ou avec leur famille, ils empruntent des...

En savoir plus

21/04/2016 Syrie

Documentaire exclusif : en Syrie, à l’assaut du "califat"

Nous vous proposons un documentaire exceptionnel tourné en Syrie. Nos reporters ont accompagné en exclusivité les Forces démocratiques syriennes, une coalition de milices kurdes...

En savoir plus

15/04/2016 Turquie

Turquie - Grèce : les naufragés oubliés de la mer Égée

La mer Égée, entre la Turquie et la Grèce, est un point de passage pour les réfugiés qui fuient la guerre en Syrie ou les Taliban en Afghanistan, et tentent de gagner l'Europe....

En savoir plus

07/04/2016 Corse

Corse : les nationalistes à l'épreuve du pouvoir

Depuis le mois de décembre, la Corse est gouvernée par les nationalistes. Une première dans l'histoire de l'île. Trois mois plus tard, nos reporters sont allés à leur rencontre.

En savoir plus

01/04/2016 Italie

Vidéo : Le procès d’un vaste réseau mafieux à Rome

En novembre 2015, le procès "Mafia Capitale" a débuté à Rome et mis 46 personnes sur le banc des accusés. Parmi eux, des élus, des fonctionnaires ou des entrepreneurs. Tous sont...

En savoir plus