Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

Economie

Syrie : comment se connecter au Web malgré le blackout numérique

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 30/11/2012

Depuis jeudi, la Syrie ne répond plus... sur le Net. Pourtant plusieurs opposants au régime de Bachar al-Assad parviennent à se connecter via un modem satellitaire, comme a pu en témoigner un activiste contacté par FRANCE 24.

“Bonjour, je suis à sept kilomètres au nord de Damas et oui, je suis en ligne”. L'accès à Internet a été coupé depuis jeudi en Syrie, mais vendredi 30 novembre à 10h30 du matin, FRANCE 24 a pu entrer en contact, via le service de communication en ligne Skype, avec un activiste syrien opposé à Bachar al-Assad.

La conversation n’a pas duré plus de dix minutes. Ce Syrien a, tout de même, eu le temps de préciser qu’il utilisait un modem satellitaire (qui ne dépend donc pas des câbles reliés au seul fournisseur d’accès à l’Internet en Syrie qui, lui, a cessé de fonctionner) pour se connecter. Un accès qu’il “partage avec une dizaine de personnes”, précise-t-il.

“C’est, à l’heure actuelle, le seul moyen pour communiquer dont nous disposons”, poursuit cet activiste. Une présence numérique - certes bien moins importante que les jours précédents - qui indique que les groupes d’activistes syriens peuvent toujours, grâce à ces réseaux satellitaires, avoir des contacts entre eux ainsi qu'avec le reste du monde.

Si pour ces mouvements organisés, le blackout n’est donc pas total, la situation est différente pour un grand nombre des Syriens. Mettre la main sur un modem satellitaire et savoir comment s’en servir n’est, en effet, pas à la portée de tout le monde. D'autant qu'une connexion satellitaire ne coûte pas moins de 250 dollars (environ 190 euros) par mois, selon le militant syrien contacté par FRANCE 24.

La 3G turque

Quoi qu'il en soit, cette solution démontre qu'une omerta numérique complète est impossible aujourd'hui.

Il existe en outre d’autres moyens de se connecter, même s'ils n’offrent pas le même confort de navigation (rapidité, fiabilité) que l’accès standard par cable, qui existait auparavant. Les habitants des régions frontalières, notamment dans le nord du pays, peuvent ainsi utiliser les relais téléphonique 3G des pays voisins comme la Turquie pour accéder au web sur leur téléphone portable. À l’intérieur des terres en revanche, c’est impossible. Plusieurs témoignages recueillis ces dernières heures laissent en effet penser que les communications mobiles ont également été coupées.

Les vieux modems à la rescousse ?

Sur le web, des comités de soutiens indiquent qu’il est possible d’accéder au Net grâce à un modem téléphonique. Le mouvement international de cyberactivistes Telecomix a ainsi mis en place des numéros de téléphone permettant, grâce à un mot de passe, de se connecter à des serveurs situés à l’extérieur du pays. Une méthode qui avait déjà été utilisée avec succès lors de la coupure généralisée de l’Internet en Égypte fin janvier 2011 au plus fort de la révolte qui a provoqué, quelques semaines plus tard, la chute du régime de Moubarak.

Mais ce moyen de connexion risque d’être beaucoup moins bien adapté à la situation syrienne. D'après plusieurs témoignages sur place, la plupart des lignes terrestres téléphoniques semblent avoir aussi été coupées. Telecomix rappelle en outre, sur Twitter, que passer par le téléphone n’est pas sans risque : c’est la porte ouverte à une bonne vieille surveillance des services de sécurité de l’État syrien.

Première publication : 30/11/2012

  • SYRIE

    Internet : la Syrie coupée du monde numérique

    En savoir plus

  • SYRIE

    La possession de missiles sol-air par l'ASL, un tournant dans la crise ?

    En savoir plus

  • SYRIE

    Une cinquantaine de morts dans un double attentat à Damas

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)