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Economie

Avec sa Wii U, Nintendo veut revenir sur le devant de la scène

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 30/11/2012

Le nouvelle console de salon de Nintendo, la Wii U, est disponible en France depuis vendredi 30 novembre. Elle représente l'un des plus importants paris économiques de Nintendo, dont les profits sont en berne.

C’est peut-être le pari le plus risqué de l’histoire de Nintendo. Sa nouvelle console de jeux de salon, la Wii U, est disponible depuis vendredi 30 novembre en France et dans la plupart des pays européens à partir de 299 euros. Avec un chiffre d’affaires en baisse depuis un an (-36 %), des ventes moins fortes que prévues de sa console portable, la 3DS, le géant japonais a rapidement besoin de transformer sa nouvelle machine à jouer en machine à profits.

Nintendo espère avant tout éviter, en Europe, une redite de son lancement chaotique aux États-Unis il y a deux semaines. Certes, le Japonais a réussi à y écouler 400 000 exemplaires de sa Wii U en une semaine, mais le groupe a essuyé une volée de bois vert aussi bien de la part de la critique que des acheteurs. La presse spécialisée s’est montrée moyennement enthousiaste. Les joueurs ont, quant à eux, été étonnés de ne pas disposer de toutes les possibilités promises par la console (notamment sur l’offre de jeux en ligne). Le PDG de Nintendo, Satoru Iwata, s’est même publiquement excusé, mercredi 28 novembre, pour ce lancement en demi-teinte.

L’Europe saura-t-elle faire un accueil plus enthousiaste à la Wii U ? La nouvelle star du jeu vidéo dispose, en tout cas sur le papier, d’atouts à même de convaincre un large public.

Nintendo est ainsi le premier des trois grands constructeurs du secteur à proposer une console de nouvelle génération. Microsoft et Sony n’ont toujours pas annoncé les successeurs de leurs plateformes - respectivement la Xbox 360 et la PS3 - qui ont déjà plus de cinq ans d’âge.

Manette encore et toujours

Mais dans un paysage vidéoludique de plus en plus saturé, notamment avec l’émergence des jeux sur mobile de plus en plus populaires (12 % des parts de marché du jeu vidéo en 2011), arriver le premier ne suffit pas ou plus. Nintendo se devait donc d’innover, comme il l’avait fait en 2006 avec la Wii et sa manette révolutionnaire. Elle permettait, en effet, de contrôler le jeu simplement en bougeant le bras qui la tenait. Cette rupture avec la tradition du joystick aux multiples boutons avait contribué au succès mondial de cette console, vendue à près de 100 millions d’exemplaires.

Le "gamepad" de la Wii U ressemble à une grosse tablette avec son écran tactile.

Cette fois-ci encore, Nintendo mise sur la manette. Elle ne ressemble plus, comme en 2006, à un nunchaku mais - succès de l’iPad oblige - à une tablette. Ce “gamepad” est doté d’un écran tactile, d'une caméra et d'un microphone. Le constructeur promet que cette manette permettra de varier les styles de jeu car le deuxième écran pourrait montrer d’autres informations (cartes des zone de jeu, texte ou vidéo) absentes de ce qui se voit sur la télévision. “Pourrait” car, pour l’heure, les jeux disponibles au lancement de la console ne tirent, pour la plupart, pas encore pleinement profit de ce “gamepad”, affirme ainsi Edge, l’une des révues britanniques de référence du secteur.

Les jeux justement. C’est, outre l’innovation technologique, l’autre argument de vente de la Wii U. “C’est l’offre la plus importante jamais proposée au lancement d’une console de Nintendo”, affirme à FRANCE 24 Philippe Lavoué, directeur général adjoint de Nintendo France. En tout, les joueurs peuvent faire leur choix parmi 23 jeux (21 lors du lancement de la Wii). Si le constructeur japonais a bâti une partie de sa renonmmée sur des jeux qui peuvent plaire à la ménagère de beaucoup moins de 50 ans (Super Mario, Nintendogs et autres), cette fois-ci, la Wii U veut aussi séduire le “hardcore gamers" (grands consommateurs de jeu vidéo).

Avec des titres comme ZombiU (un jeu de... zombies), Call of Duty (jeu de guerre) ou encore Assassin’s Creed (jeu d’action), la nouvelle console cherche à ramener dans son giron des joueurs qui trouvaient que la Wii était trop orientée “grand public”. “La Wii U se veut une console qui s’adresse à tout le monde”, confirme Philippe Lavoué.

Ventes à perte

Mais pour gagner son pari, Nintendo prend également un risque financier. "C'est en effet un très important investissement financier, mais nous pensons que c'est le bon moment de le faire", assure Philippe Lavoué. Surtout pour la première fois de son histoire, le constructeur vends une console à perte, a reconnu le 25 octobre Satoru Iwata. Une stratégie qui est généralement utilisée par les nouveaux arrivants sur un marché : Microsoft avait fait de même avec sa première console Xbox qui a longtemps été un gouffre financier pour le géant américain.

C’est dire à quel point Nintendo - pourtant leader des constructeurs de consoles - veut à tout prix vendre le plus possible de Wii U. La raison : le groupe mise beaucoup sur les jeux. “Dès qu’un jeu est acheté, l’opération devient bénéfique pour nous”, a confirmé, au site d’information sur la Silicon Valley Mercury News, Reggie Fils-Aime, président de Nintendo États-Unis.

Et des bénéfices, le constructeur va avoir besoin d’en faire. En avril dernier, le groupe a dû reconnaître que, sur l’exercice 2011-2012, il avait subi des pertes de 347 millions d'euros. C’était la première fois de son histoire que la marque n’avait pas dégagé de bénéfices.

Première publication : 30/11/2012

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