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Le président Marzouki souhaite un changement de gouvernement

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/12/2012

Suite aux affrontements entre manifestants et policiers dans la ville de Siliana en début de semaine, le président tunisien Moncef Marzouki a appelé vendredi à la formation d'un gouvernement restreint lors d'une intervention télévisée.

Le président tunisien Moncef Marzouki a demandé vendredi au Premier ministre islamiste Hamadi Djebali de constituer un nouveau gouvernement après les manifestations contre la vie chère qui ont secoué le pays cette semaine.

Les affrontements entre manifestants et policiers dans la ville de Siliana, dans le nord-ouest du pays, ont fait plus de 220 blessés mardi et mercredi.

Les organisations de défense des droits de l'homme accusent les forces de l'ordre d'avoir fait un usage excessif de la force pour étouffer les manifestations.

Pour de nombreux Tunisiens, ces affrontements rappellent la répression policière sous le président Ben Ali, renversé en janvier 2011 dans le cadre du premier soulèvement du Printemps arabe.

"Il faut changer le gouvernement pour avoir un cabinet compétent de technocrates et non un (cabinet) issu des partis politiques", a déclaré Moncef Marzouki, dans un discours retransmis à la télévision publique. "Si les affrontements continuent et que la réponse du gouvernement n'est pas adéquate, il y aura le chaos et une impasse."

Le gouvernement tunisien est dirigé par les islamistes modérés d'Ennahda, alliés à deux formations de gauche.

Hamadi Djebali a rejeté les appels à sa démission et a accusé l'opposition de semer la discorde.

La demande du président Marzouki accroît la pression qui pèse sur lui, mais la constitution ne l'oblige pas à obéir.

REUTERS
 

 

Première publication : 01/12/2012

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