Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

Paris, Haute Couture automne-hiver 2014-2015.

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Vers une offensive terrestre sur Gaza ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Israël-Gaza : l'application mobile Yo a peut-être enfin trouvé son utilité

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 1)

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

  • Nouvelle journée de raids israéliens sur Gaza

    En savoir plus

  • Nouvelle humiliation pour le Brésil battu par les Pays-Bas (3-0)

    En savoir plus

  • Présidentielle afghane : les candidats s'accordent sur un audit des votes

    En savoir plus

  • "Boules puantes" et règlements de compte : la débandade de l’UMP

    En savoir plus

  • Violents combats pour le contrôle d'une base au nord-est de Bagdad

    En savoir plus

  • "Wissous plage" : l’interdiction du port du voile attaquée en justice

    En savoir plus

  • Au Caire, juifs, chrétiens et musulmans célèbrent ensemble la rupture du jeûne

    En savoir plus

  • Vidéo : à Casablanca, trois immeubles s'effondrent sur leurs habitants

    En savoir plus

  • Tour de France 2014 : le Français Blel Kadri remporte la 8e étape

    En savoir plus

  • Décès de Tommy Ramone, le dernier survivant des Ramones

    En savoir plus

  • L'armée ukrainienne essuie de lourdes pertes, Donetsk devient ville fantôme

    En savoir plus

  • Vidéo : les habitants de Rafah pris au piège des raids israéliens

    En savoir plus

  • En mal de soutien, Vladimir Poutine rencontre Fidel Castro à Cuba

    En savoir plus

  • Brève alerte au tsunami après un fort séisme au Japon

    En savoir plus

  • Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • "Fais tes prières, je vais te tuer" : Amnesty dénonce la torture dans l'est ukrainien

    En savoir plus

  • Gaza : seule une solution politique peut garantir la sécurité d’Israël

    En savoir plus

Afrique

Les rebelles du M23 se retirent de Goma

© AFP

Vidéo par Mélanie GOUBY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/12/2012

Conformément à un accord de retrait conclu avec le gouvernement de Kinshasa, les rebelles du M23 quittent la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo.

Les rebelles congolais du M23 ont quitté samedi comme promis Goma, la capitale de la riche province minière du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), qu'ils avaient prise le 20 novembre à l'armée régulière du pays dans une démonstration de force.

Le retrait des rebelles intervient après dix jours de forte mobilisation internationale -- du Conseil de sécurité de l'ONU et des Etats-Unis, mais aussi d'une médiation des pays voisins des Grands Lacs, enclenchée pour éviter un nouvel embrasement à grande échelle dans cette région instable d'Afrique.

En une quinzaine d'année, l'est de la RDC, où sévissent de nombreuses milices et rébellions, a déjà été le théâtre de deux guerres régionales, impliquant jusqu'à sept pays africains, dont le Rwanda et l'Ouganda, qui cette fois encore sont accusés, malgré leurs démentis, de soutenir le M23.

Samedi, un convoi d'une quinzaine de véhicules transportant des centaines d'hommes du M23 et leur matériel militaire ont quitté Goma pour prendre la direction des positions que la rébellion occupait plus au nord, dans le territoire du Rutshuru, avant d'avancer sur Goma et ses environs.

Un peu plus tôt, les rebelles avaient quitté le bâtiment de la Banque centrale à Goma et le poste-frontière de la Grande barrière séparant la ville du Rwanda, où des policiers de RDC, qui font partie d'un contingent arrivé vendredi pour sécuriser Goma après le départ des rebelles, ont déjà pris le relais.

Geoffrey Muheesi, un membre ougandais d'un mécanisme de vérification régional, chargé notamment d'observer le retrait de la rébellion, s'est dit samedi "totalement satisfait" du déroulement de l'opération, qui devrait selon lui s'achever dans la soirée. "Ils se retirent complètement," a-t-il assuré.

Délicates négociations


Vendredi, des centaines de soldats du M23 avaient déjà quitté la ville de Sake, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Goma, et ses environs.

La rébellion du M23 a accepté cette semaine de se retirer des zones fraîchement conquises en échange de l'ouverture de négociations avec le président de RDC, Joseph Kabila.

Le M23, est composé d'ex-rebelles essentiellement tutsi congolais, qui avaient été intégrés à l'armée de RDC en 2009 à l'issue d'un accord de paix avec Kinshasa. Ils se sont mutinés il y a environ huit mois, estimant que le gouvernement n'a jamais pleinement respecté ses engagements.

Les mutins refusent notamment toute mutation hors de leur région du Kivu afin, disent-ils, de protéger leurs familles et les membres de leur communauté qu'ils estiment en danger. Depuis leur marche sur Goma, leurs revendications se sont élargies sur le plan politique, allant jusqu'à remettre en question la légitimité du président Kabila.

Le retrait des rebelles de la capitale du Nord-Kivu, une province stratégique, au coeur d'une guerre aussi économique en raison de ses riches réserves en coltan, cassitérite et or, allège peut-être pour un temps, disent certains analystes, la pression sur le pouvoir de Kinshasa.

Mais les négociations qui vont s'ouvrir s'annoncent tout de même délicates pour Joseph Kabila, de l'avis de beaucoup très affaibli.

Cette semaine, le chef politique de la rébellion, Jean-Marie Runiga, a laissé entendre que l'administration de Goma resterait, au moins en partie, aux mains du M23. Aux termes de la médiation des Grands Lacs, le M23 va même pouvoir poster une centaine d'hommes à l'aéroport de Goma, qui sera ainsi contrôlé par une force multipartite composée de la mission de l'ONU en RDC (Monusco), l'armée congolaise et un contingent tanzanien déployé comme force neutre.

A mesure que s'opère le retrait des rebelles de Goma, les langues se délient parmi la population, qui multiplie les accusation de pillage contre le M23.

Ces pillages auraient, selon plusieurs sources, visé essentiellement des biens et des bâtiments publics.

Le convoi du M23 quittant Goma samedi comportait notamment trois camions donnés par l'Union européenne à l'Office des routes de RDC, chargé de l'entretien de la voirie, selon un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes contents qu'ils s'en aille, ils nous ont fait souffrir," a déclaré au passage des rebelles devant l'aéroport Parfait, jeune homme de 25 ans. "Comme vous pouvez voir ils ont volé tellement de chose: des véhicules, des munitions, tout."

"Même les voitures avec lesquelles ils partent sont à nous!", a renchéri un autre habitant de Goma au passage du convoi.

"Les voleurs s'en vont," a de son côté lâché un troisième résident, assistant au départ des rebelles de la Banque centrale.

Selon le représentant de l'UE à Kinshasa, Jean-Michel Dumont, d'autres projets financés par l'UE ont été pillés, notamment l'assemblée provinciale pour laquelle l'UE avait fourni ordinateurs et équipements de bureau, et un poste de police.

AFP

Première publication : 01/12/2012

  • RD CONGO

    Les dirigeants de l'Afrique des Grands Lacs somment le M23 d'évacuer Goma

    En savoir plus

  • RD CONGO

    M23, Kabila, Kagame, Monusco : le who's who de la crise au Nord-Kivu

    En savoir plus

  • RD CONGO

    Les rebelles du M23 avancent vers Bukavu

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)