Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Vidéo : les ouvriers du textile au Bangladesh toujours en danger

En savoir plus

SUR LE NET

Opération ratée de la police de New York sur Twitter

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sean Lennon dans les pas de son père

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

États-Unis : peine de mort et réglementation

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Michel Platini : "pas sûr que le PSG respecte le fair play financier"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Les "manoeuvres tactiques" de Mahmoud Abbas

En savoir plus

DÉBAT

Plan d'économies de Valls : la France sur la voie de la stabilité ? (partie 2)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le retour de Wade à Dakar : la polémique enfle

En savoir plus

DÉBAT

Plan d'économies de Valls : la France sur la voie de la stabilité ? (partie 1)

En savoir plus

  • En direct : Moscou lance des manœuvres militaires à la frontière ukrainienne

    En savoir plus

  • Vidéo : les ouvriers du textile au Bangladesh toujours en danger

    En savoir plus

  • Abdoulaye Wade bloqué au Maroc, confusion sur son retour à Dakar

    En savoir plus

  • Les dessous des résultats record d’Apple

    En savoir plus

  • Ségolène Royal dément avoir interdit les décolletés dans son ministère

    En savoir plus

  • Le rappeur Rohff mis en examen pour violences

    En savoir plus

  • Au Caire, le voile de la discorde

    En savoir plus

  • Le patron de la F1 Bernie Ecclestone jugé pour corruption

    En savoir plus

  • Au moins trois médecins américains tués dans un hôpital de Kaboul

    En savoir plus

  • Les îles Senkaku "couvertes" par le traité de défense américano-japonais

    En savoir plus

  • Platini doute que le PSG respecte le fair-play financier

    En savoir plus

  • Le président colombien rétablit le maire de Bogota dans ses fonctions

    En savoir plus

  • Le projet ferroviaire du grand Tunis remis sur les rails

    En savoir plus

  • RD Congo : plus de 50 morts dans un accident de train

    En savoir plus

  • Cinéma : “Noor”, le transsexuel pakistanais qui voulait redevenir un homme

    En savoir plus

  • Les frères ennemis Hamas et Fatah scellent leur réconciliation

    En savoir plus

  • Ligue des champions : avantage pour le Real Madrid vainqueur du Bayern Munich

    En savoir plus

  • Pour Tony Blair, le véritable ennemi de l’Occident est l’islam radical

    En savoir plus

  • Thomas Piketty, l'économiste français superstar outre-Atlantique

    En savoir plus

Afrique

Blessé à Siliana, David Thomson témoigne : "la police a tiré aveuglément"

© Priscille Lafitte

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 04/12/2012

Alors qu'il couvrait les manifestations à Siliana, en Tunisie, le correspondant de FRANCE 24 a été grièvement blessé par des tirs de chevrotine. Soigné dans la région parisienne, il revient sur cette journée du 28 novembre.

Les jambes blessées du journaliste, six jours après.

David Thomson, correspondant de FRANCE 24 et de RFI à Tunis, a toujours 40 billes de plomb de chevrotine dans le corps. Les médecins doivent vérifier qu'il n'y a pas de risque qu'une balle puisse boucher une artère. Sinon, il devra vivre avec. Le journaliste a été grièvement blessé aux jambes par des tirs à la chevrotine à Siliana (sud-ouest de Tunis), alors qu'il tournait un reportage sur les manifestants qui réclamaient la démission du gouverneur de la ville. Pris en charge à La Marsa, près de Tunis, 14 balles ont déjà été retirées par les médecins tunisiens. Il est à présent soigné dans un hôpital de la région parisienne.

Pour l'instant, les autorités tunisiennes n'ont pas présenté leurs excuses. "Je n'en demande pas forcément, explique David Thomson, mais elles seraient surtout nécessaires pour les manifestants qui ont été touchés aux yeux."

Pas de tirs de sommation

C'est au troisième jour des émeutes que David Thomson a décidé de se rendre en compagnie de son confrère tunisien Hamdi Tlili dans cette ville reculée du pays, en contre-bas d'une colline. "Je n'avais pas pris la mesure de la gravité des manifestations. Je n'ai jamais vu une telle violence en deux ans de reportage en Tunisie. Une fumée sortait du centre-ville, des pneus brûlaient." Après avoir prévenu la police et la garde nationale de leur présence, les deux journalistes vont interviewer les manifestants, dont certains portent des cagoules et jettent des pavés.

Photo prise par David Thomson durant la manifestation qui a dégénéré à Siliana, le 28 novembre.

"Nous avons été très chaleureusement accueillis par les jeunes. Ils nous expliquaient leurs revendications : que le gouverneur entreprenne des réformes pour désenclaver la ville, construire des infrastructures et aider l'économie à sortir du marasme. Alors que nous étions en première ligne des manifestants, la police a tiré des gaz lacrymogènes. La foule fuit vers une rue adjacente. C'est alors que, sans sommation, la police tire avec des chevrotines. Je me retrouve à terre. Hamdi, qui a été blessé au dos, me porte jusqu'à l'ambulance, qui est déjà bondée de personnes plus gravement touchées que nous. Plusieurs perdront un œil."

Bien qu'il portait un logo FRANCE 24 sur ses habits, David Thomson ne pense pas pour autant avoir été visé en tant que journaliste. "La police a tiré aveuglément. Elle s'est laissé déborder. Il n'y a pas de gradation dans la réponse de la police. Ils ont tiré des balles de plomb, alors que les manifestants avaient seulement des pierres à la main." Les manifestations n'ont pas baissé en intensité dans les jours qui ont suivi. "Au contraire, les jeunes ont la culture du martyr et n'ont pas peur d'être blessés."

Situation explosive dans l'intérieur de la Tunisie

Ces manifestations de Siliana - qui ont amené le gouvernement à faire pression sur le gouverneur Ahmed Ezzine Mahjoubi pour qu'il démissionne - marquent un tournant dans l'histoire post-révolutionnaire en Tunisie, estime David Thomson. "Ce sont les émeutes les plus longues depuis les élections législatives il y a un an". Le journaliste rapporte que dans l'intérieur du pays, l'impatience est grande et explosive. Les députés d'Ennahda avouent en "off" avoir très peur de la déception des Tunisiens qui n'ont pas vu leur quotidien s'améliorer depuis un an. Les émeutes de Siliana ont d'ailleurs été précédées par d'autres à Sidi Bouzid et Gabès.

Le gouvernement tend pour l'instant à minimiser ce mécontentement et à nier la gravité des heurts entre police et manifestants. Les impacts de l'utilisation de la chevrotine ne sont pas dangereux, a affirmé Samir Dilou, ministre des Droits de l'Homme, sur une radio tunisienne ce lundi. David Thomson doit apprécier.
 

Première publication : 03/12/2012

  • TUNISIE

    Le parquet dément avoir fait appel du non-lieu en faveur de la femme violée

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Violences à Siliana : mise à l’écart du gouverneur contesté

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)