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FRANCE

Deux arrestations pour complicité dans l'affaire Merah

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/12/2012

Un homme et une femme ont été interpellés, ce mardi, dans la région de Toulouse dans le cadre de l'enquête sur Mohamed Merah. Ils sont soupçonnés d'avoir pu aider le tueur au scooter de Toulouse qui a abattu sept personnes en mars dernier.

Un homme de la communauté des gens du voyage converti à l'islam et son ex-compagne ont été interpellés mardi matin, l'un à Albi, l'autre à Toulouse, dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah, le tueur au scooter de Toulouse et Montauban, a-t-on appris de sources proches des investigations.

Tous deux âgés de 38 ans, ils ont été interpellés sans heurts sur leur lieu de résidence respectif lors d'une opération menée par la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) et la SDAT (Sous-direction antiterroriste) de la police jucidiaire, ont indiqué des sources policières.

Ils ont été rapidement placés en garde à vue. Plusieurs voitures aux vitres fumées immatriculées à Paris sont entrées à vive allure à l'hôtel de police de Toulouse avant 10H30, ont constaté les journalistes de l'AFP.

La femme, interpellée au Izards, le quartier de Mohamed Merah, était entendue à Toulouse mardi matin, a indiqué une source proche de l'enquête, mais son ancien compagnon, lui, n'avait pas été acheminé vers la Ville rose.

L'homme interpellé, connu de la justice pour des faits de droit selon une source judiciaire, est "susceptible d'avoir apporté une aide à Merah dans la commission des faits", a dit l'une des sources, sans préciser la nature de cette aide.

Son ancienne compagne pourrait avoir su et n'avoir rien dit.

Des sources proches des investigations ont mis en garde contre la conclusion hâtive que l'homme interpellé à Albi pourrait être le fameux "troisième homme" dont il est question depuis le début de l'enquête. Ce "troisième homme" aurait été présent dans la même voiture que Mohamed Merah et son frère Abdelkader au moment du vol du scooter qui a servi pour commettre les crimes.

Différentes sources ayant accès au dossier ont affirmé que le "troisième homme", activement recherché, avait disparu. Mais une source proche des investigations a incité à la prudence sur le fait que l'individu interpellé mardi était recherché depuis longtemps.

Les enquêteurs, qui s'emploient depuis le début à savoir si Mohamed Merah a agi seul ou s'il a eu des complices, cherchent aussi à savoir comment l'assassin, aux maigres revenus officiels, se finançait et comment il s'est procuré son arsenal.

L'une des sources interrogées par l'AFP a reconnu que si l'homme interpellé, décrit comme un "gitan sédentarisé converti à l'islam" a été placé en garde à vue, c'est qu'il y a des éléments dans le dossier. Elle disait son espoir de voir progresser les investigations au cours des 96 heures potentielles de garde à vue.

Mohamed Merah, ancien petit délinquant radicalisé des quartiers populaires de Toulouse, a assassiné froidement trois parachutistes, puis trois enfants et un enseignant juif entre le 11 et le 19 mars à Toulouse et à Montauban au nom du jihad. Il est tombé sous les balles du Raid le 22 mars.

Seul son frère Abdelkader a jusqu'à présent été mis en examen et écroué pour complicité.

En garde à vue, Abdelkader Merah a mis les enquêteurs sur la piste d'un "troisième homme" présent lors du vol du scooter. Mais il a refusé de donner le nom de cet "ami d'enfance".

Abdelghani Merah, un autre frère qui a, lui, vivement dénoncé les crimes de Mohamed, a parlé du "troisième homme" comme d'un membre de la communauté des gens du voyage.

Un proche des Merah décrit ces derniers comme vivant en bonne entente avec les gitans.

Le gardé à vue ne serait pas en tout cas lié au "groupe de Toulouse", des salafistes qui ont été jugés et condamnés pour leur implication dans l'organisation d'une filière de combattants à destination de l'Irak.

Plusieurs avocats de parties civiles doutent que Mohamed Merah était le "loup solitaire" décrit par l'ancien patron des Renseignements Bernard Squarcini.

"Les familles souhaitent que d'autres complices puissent être arrêtés et auditionnés pour mettre au jour les filières française et internationale", ont dit Me Samia Maktouf et Béatrice Dubreuil, avocates de proches de deux soldats tués par Merah. Elles attendent aussi "beaucoup de la déclassification de documents de la DGSE pour permettre l'identification du troisième homme et des complices jihadistes qui ont apporté leur soutien et toutes sortes d'appuis" à Merah, ont-elles dit.

AFP

Première publication : 04/12/2012

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