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Afrique

Arche de Zoé : le président tchadien réclame les 6 millions d'euros pour les victimes

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/12/2012

À l'issue de son entretien avec François Hollande à l'Élysée ce mercredi, Idriss Deby a de nouveau réclamé les 6 millions d'euros de dommages et intérêts que les responsables de l'association ont été condamnés à verser aux familles des "orphelins".

Le président tchadien Idriss Deby a de nouveau réclamé mercredi que les responsables de l'Arche de Zoé versent 6 millions d'euros d'indemnités aux familles des enfants tchadiens que l'association avaient tenté en 2007 d'emmener en France en les faisant passer pour des orphelins.

"Ces responsables ont été condamnés (...) En principe ils doivent non seulement faire de la prison en France mais aussi payer les 6 millions d'euros d'indemnisation des enfants", a déclaré M. Deby à la presse, à l'issue d'un entretien avec le président François Hollande à l'Elysée.

M. Deby a ajouté avoir évoqué le sujet avec le chef de l'Etat, jugeant cette question "très importante".

"Moi, je n'ai pris aucun acte graciant les responsables de l'Arche de Zoé, que cela soit bien compris. Ils ont été condamnés et nous avons respecté l'accord juridique avec la France", a expliqué M. Deby.

Le fait de les libérer constituait "une violation de l'accord, je ne l'ai jamais dit mais aujourd'hui je le dis", a-t-il poursuivi.

En mars 2008, le régime tchadien avait gracié les membres de l'Arche de Zoé de leur condamnation à huit ans de travaux forcés, mais la question des dommages et intérêts reste entière, l'Etat réclamant 6 millions d'euros pour les familles.

"Pour avoir le transfèrement des membres de l'Arche de Zoé (vers la France), le gouvernement français s'était engagé à payer l'indemnisation aux parents de victimes, mais jusqu'à maintenant, rien n'a été fait", avait récemment affirmé à l'AFP une source à la présidence de la République tchadienne.

La France a toujours nié cet accord, affirmant ne rien devoir au Tchad. En octobre 2011, l'Etat tchadien avait été débouté par la justice française de sa demande de 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts au Dr Philippe van Winkelberg, médecin de l'Arche de Zoé.

AFP

Première publication : 05/12/2012

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