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FRANCE

Ayrault défend l'accord avec ArcelorMittal, les syndicats maintiennent la pression

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/12/2012

Le Premier ministre et l'intersyndicale de Florange ont campé sur leurs positions lors d'une rencontre mercredi à Matignon. Jean-Marc Ayrault a vanté la sauvegarde des emplois, tandis que les syndicats réclament la renégociation de l'accord.

Jean-Marc Ayrault a défendu mercredi l'accord conclu vendredi avec ArcelorMittal concernant Florange lors d'une rencontre de deux heures avec les syndicats, qui, mécontents, ont évoqué leur "sentiment d'avoir été trahis" et promis de maintenir la pression.

"Le gouvernement a eu raison de prendre la solution la plus favorable pour l'emploi", a plaidé Jean-Marc Ayrault sur France 2, car selon l'accord signé avec ArcelorMittal les salariés occupant les 629 postes dédiés à la phase liquide, qui vont disparaître, devraient être reclassés "sur des bases exclusivement volontaires".

"Il n'y aura pas de licenciement à Florange", a-t-il répété, estimant que "beaucoup de Français aimeraient avoir un tel résultat", alors qu'il est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours, comme l'ensemble du gouvernement, pour sa gestion du dossier.

Mais après deux heures d'entretien, l'intersyndicale (CFDT-FO-CGT) a eu des mots durs pour critiquer l'accord signé vendredi entre le gouvernement et ArcelorMittal. "Le compte n'y est toujours pas", a déclaré Edouard Martin (CFDT), en ajoutant: "nous avons le sentiment d'avoir été trahis".

Pour lui, "la question de la viabilité du site intégré" de Florange reste entière malgré les 180 millions d'investissement promis par Mittal.

"On lui a dit (à M. Ayrault) que la tente du village gaulois reste plantée en Lorraine. La résistance continue, le combat continue, c'est pas terminé", a-t-il prévenu, après avoir souligné que "Madame Parisot (patronne du Medef) avait gagné".

Même inquiétude chez Walter Broccoli (FO) qui a exprimé son "opposition" au compromis trouvé avec ArcelorMittal, "du vent", a-t-il dit.

Même ton véhément à la CGT. M. Ayrault "nous a écoutés mais pas entendus" et "il a refusé de revenir sur l'accord", a déclaré Yves Fabbri (CGT Florange), fustigeant "la logique du gouvernement qui rejoint celle de Mittal".

"On va le marquer à la culotte"

A Matignon, on a affirmé dans la soirée qu'il n'était pas question "de se remettre à négocier avec Mittal". "On va se mettre à surveiller, mettre les moyens de contrôle pour que l'accord se déroule bien", a-t-on ajouté.

M. Ayrault a ainsi annoncé la mise en place d'un "comité de suivi", dirigé par "François Marzorati, sous-préfet de Thionville (Moselle), qui aura pour mission de vérifier que l'accord sur Florange "soit respecté".

Selon le texte de l'accord, le groupe s'engage à maintenir le niveau de production du train à chaud (qui transforme l'acier en bobines de tôle) de Florange.

Mais sur les 180 millions d'investissements envisagés sur cinq ans, seuls 53 millions concernent des investissements stratégiques pour ArcelorMittal, confronté à un marché européen de l'acier en difficulté avec une baisse de la demande comprise entre 2 à 4% en 2013 selon Moody's.

Si la question du repreneur est close et la "page tournée" par M. Ayrault, comme le rapporte M. Martin, des zones d'ombre entourent encore le projet de captage de CO2 Ulcos.

"L'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange", dit l'accord et les installations de la phase liquide (dont les hauts fourneaux) seront arrêtées "à l'issue de la procédure légale" au printemps 2013.

"On n'a toujours aucune garantie que le projet (...) se fera chez nous, même si on sent une volonté (du gouvernement)", a commenté Edouard Martin.

Quant au repreneur, objet de polémiques, "la négociation n'est pas terminée", a prévenu le syndicaliste.

Matignon propose de revoir les syndicats "d'ici quelques semaines, quelques jours pour éventuellement apporter des éclairages aux questions qui restent toujours sans réponse", a-t-il ajouté.

Echaudés notamment par le précédent de Gandrange, salariés et syndicats n'accordent aucune confiance au magnat de l'acier.

"Maintenant on va le marquer à la culotte", a promis M. Martin.

Jeudi, M. Ayrault devrait, lors d'une réunion puis un déjeuner, convaincre des élus mosellans critiques eux aussi: parlementaires, conseillers généraux et régionaux, ainsi que les maires de Florange, Hayange et Rombas.

A Florange, les propos du Premier ministre ont été accueillis avec amertume. "ça fait très mal, je suis écoeuré, on est trahis", a ainsi dit Marc Michel, l'un des militants de la CFDT qui avaient suivi l'intervention de M. Ayrault à la télévision

AFP

Première publication : 05/12/2012

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