Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : l'ONU va déployer 10 000 casques bleus

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre les jihadistes

En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, des centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

FRANCE

Ayrault défend l'accord avec ArcelorMittal, les syndicats maintiennent la pression

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/12/2012

Le Premier ministre et l'intersyndicale de Florange ont campé sur leurs positions lors d'une rencontre mercredi à Matignon. Jean-Marc Ayrault a vanté la sauvegarde des emplois, tandis que les syndicats réclament la renégociation de l'accord.

Jean-Marc Ayrault a défendu mercredi l'accord conclu vendredi avec ArcelorMittal concernant Florange lors d'une rencontre de deux heures avec les syndicats, qui, mécontents, ont évoqué leur "sentiment d'avoir été trahis" et promis de maintenir la pression.

"Le gouvernement a eu raison de prendre la solution la plus favorable pour l'emploi", a plaidé Jean-Marc Ayrault sur France 2, car selon l'accord signé avec ArcelorMittal les salariés occupant les 629 postes dédiés à la phase liquide, qui vont disparaître, devraient être reclassés "sur des bases exclusivement volontaires".

"Il n'y aura pas de licenciement à Florange", a-t-il répété, estimant que "beaucoup de Français aimeraient avoir un tel résultat", alors qu'il est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours, comme l'ensemble du gouvernement, pour sa gestion du dossier.

Mais après deux heures d'entretien, l'intersyndicale (CFDT-FO-CGT) a eu des mots durs pour critiquer l'accord signé vendredi entre le gouvernement et ArcelorMittal. "Le compte n'y est toujours pas", a déclaré Edouard Martin (CFDT), en ajoutant: "nous avons le sentiment d'avoir été trahis".

Pour lui, "la question de la viabilité du site intégré" de Florange reste entière malgré les 180 millions d'investissement promis par Mittal.

"On lui a dit (à M. Ayrault) que la tente du village gaulois reste plantée en Lorraine. La résistance continue, le combat continue, c'est pas terminé", a-t-il prévenu, après avoir souligné que "Madame Parisot (patronne du Medef) avait gagné".

Même inquiétude chez Walter Broccoli (FO) qui a exprimé son "opposition" au compromis trouvé avec ArcelorMittal, "du vent", a-t-il dit.

Même ton véhément à la CGT. M. Ayrault "nous a écoutés mais pas entendus" et "il a refusé de revenir sur l'accord", a déclaré Yves Fabbri (CGT Florange), fustigeant "la logique du gouvernement qui rejoint celle de Mittal".

"On va le marquer à la culotte"

A Matignon, on a affirmé dans la soirée qu'il n'était pas question "de se remettre à négocier avec Mittal". "On va se mettre à surveiller, mettre les moyens de contrôle pour que l'accord se déroule bien", a-t-on ajouté.

M. Ayrault a ainsi annoncé la mise en place d'un "comité de suivi", dirigé par "François Marzorati, sous-préfet de Thionville (Moselle), qui aura pour mission de vérifier que l'accord sur Florange "soit respecté".

Selon le texte de l'accord, le groupe s'engage à maintenir le niveau de production du train à chaud (qui transforme l'acier en bobines de tôle) de Florange.

Mais sur les 180 millions d'investissements envisagés sur cinq ans, seuls 53 millions concernent des investissements stratégiques pour ArcelorMittal, confronté à un marché européen de l'acier en difficulté avec une baisse de la demande comprise entre 2 à 4% en 2013 selon Moody's.

Si la question du repreneur est close et la "page tournée" par M. Ayrault, comme le rapporte M. Martin, des zones d'ombre entourent encore le projet de captage de CO2 Ulcos.

"L'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange", dit l'accord et les installations de la phase liquide (dont les hauts fourneaux) seront arrêtées "à l'issue de la procédure légale" au printemps 2013.

"On n'a toujours aucune garantie que le projet (...) se fera chez nous, même si on sent une volonté (du gouvernement)", a commenté Edouard Martin.

Quant au repreneur, objet de polémiques, "la négociation n'est pas terminée", a prévenu le syndicaliste.

Matignon propose de revoir les syndicats "d'ici quelques semaines, quelques jours pour éventuellement apporter des éclairages aux questions qui restent toujours sans réponse", a-t-il ajouté.

Echaudés notamment par le précédent de Gandrange, salariés et syndicats n'accordent aucune confiance au magnat de l'acier.

"Maintenant on va le marquer à la culotte", a promis M. Martin.

Jeudi, M. Ayrault devrait, lors d'une réunion puis un déjeuner, convaincre des élus mosellans critiques eux aussi: parlementaires, conseillers généraux et régionaux, ainsi que les maires de Florange, Hayange et Rombas.

A Florange, les propos du Premier ministre ont été accueillis avec amertume. "ça fait très mal, je suis écoeuré, on est trahis", a ainsi dit Marc Michel, l'un des militants de la CFDT qui avaient suivi l'intervention de M. Ayrault à la télévision

AFP

Première publication : 05/12/2012

  • FRANCE

    Florange : les salariés craignent un arrêt brutal des hauts-fourneaux

    En savoir plus

  • FRANCE

    Florange : les syndicats déçus après le compromis avec ArcelorMittal

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)