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SPORT

Arbitrage vidéo : marquez, vous êtes filmés !

© AFP

Texte par Sylvain MORNET

Dernière modification : 06/12/2012

C’est une première. La Fédération internationale de football (Fifa) a inauguré jeudi l’usage de la vidéo pour venir en aide à l’arbitrage. Une technologie testée à l’occasion du Mondial des clubs organisé actuellement au Japon.

L’histoire retiendra que c’est à l’occasion du match entre les Néo-Zélandais d'Auckland City et les Japonais de Sanfrecce Hiroshima (0-1) que la Fifa a inauguré son tout nouveau système d’aide à l’arbitrage. "C'est un grand jour, car c'est la première fois que la technologie va être utilisée officiellement dans un match. Jusqu'ici, ce n'était qu'expérimental", a ainsi déclaré le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke.

Avec l’accord indispensable des membres de l’International Board, organe garant des lois du jeu, l’instance du football mondial a décidé de franchir le pas à l’occasion de ce Mondial des clubs organisé au Japon. L’objectif ? Savoir si le ballon a franchi ou non la ligne de but.

"La Fifa aide les arbitres à prendre la bonne décision"

"C’est une avancée à signaler", souligne sur RFI, l’ancien arbitre international Bruno Derrien. "La Fifa ne veut plus revivre ce qu’il s’est passé en 2010 lors du 8e de finale de la Coupe du Monde entre l’Angleterre et l’Allemagne avec ce but de Lampard refusé alors que le ballon avait franchi la ligne de but de plus d’un mètre", rappelle-t-il. "Imaginez une telle action en finale de la Coupe du monde et les conséquences que cela pourrait avoir sur la compétition. La Fifa aide donc les arbitres à prendre la bonne décision. Cela va ramener de la sérénité et de la sécurité aux arbitres."

La Fifa a pourtant longtemps résisté aux appels en faveur de l'usage de technologies de pointe auxquelles d'autres sports ont déjà recours avec succès.

Mais cette énorme erreur d’appréciation lors de la Coupe du monde 2010 et un cas similaire survenu lors du match opposant l’Ukraine à l’Angleterre lors de l’Euro-2012 ont finalement changé la donne.

"Après ce match (Ukraine-Angleterre 0-1, le 19 juin 2012 ndlr.), la technologie sur la ligne de but n’est pas une alternative, mais une nécessité", avait ainsi déclaré sur Twitter le président de la Fifa, Sepp Blatter.

Aujourd'hui, deux fournisseurs de systèmes, l'un allemand, l'autre anglais, se livrent une farouche bataille au Japon afin d'être sélectionnés pour la Coupe du monde 2014 organisée au Brésil.

Le système GoalRef, qui se sert d'un champ magnétique et d'un ballon spécial doté d’une puce, est testé dans le stade de Yokohama où a eu lieu le match d’ouverture entre les Néo-Zélandais d'Auckland City et les Japonais de Sanfrecce Hiroshima (0-1).

L'autre système, Hawk-Eye, qui se base sur l'utilisation de caméras comme cela se fait déjà au tennis ou au cricket, est lui utilisé dans le stade de la ville de Toyota.

"Nous déciderons en février ou mars lequel sera utilisé pour la Coupe des confédérations 2013 (répétition générale de la Coupe du monde ndlr.)", a expliqué Christoph Schmidt, du secrétariat général de la Fifa, au cours du salon Soccerex qui s’est déroulé fin novembre à Rio de Janeiro.

Platini est contre

Cette révolution dans le monde du football n’est pourtant pas du goût de tous. Ainsi, le président de l’UEFA, Michel Platini, s’est récemment prononcé contre l’usage de la vidéo. "Comme je l'ai déjà dit, ça va à l'encontre du jeu. Et puis mettre ça sur la ligne de but, c'est la porte d'entrée à la vidéo dans le football d'une façon plus générale. Je suis contre tout ça", a ainsi déclaré l’ancien numéro 10 des Bleus.

Un avis qui tranche avec celui du secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke. "Est-ce qu'on tue le jeu en prenant une seconde pour voir s'il y a but ou non ? N'est-il pas mieux que l'équipe sache si son but est valide ? Car on ne parle de rien d'autre, il ne s'agit pas d'arrêter le jeu pendant quinze secondes, pour regarder une vidéo", a précisé le Français, expliquant que l'arbitre sera de toute manière le seul à recevoir l'information et à prendre la décision.

Une opinion qui rejoint celle de Bruno Derrien, favorable à cette aide à l’arbitrage. "Certains vont la regretter au nom de l’universalité du football, de cette part de hasard; de cette incertitude qui doit régner sur le terrain. Mais en même temps, il y a de tels enjeux financiers et sportifs dans les grandes compétitions que malheureusement l’erreur de l’arbitre n’est plus admise, ni par les joueurs, ni par les entraîneurs, ni par la presse." 

Première publication : 06/12/2012

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