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EUROPE

Le parti néonazi grec Aube dorée fait des émules en Espagne

©

Texte par Adeline PERCEPT

Dernière modification : 07/12/2012

Engluée dans une crise dont elle ne voit pas le bout, l'Espagne assiste, à l'instar de la Grèce, à une montée de l'extrême droite. Plusieurs formations se réclamant d'un populisme régional ont fait de la lutte contre l'immigration leur priorité.

"Pas un de plus ! Six millions de chômeurs en Espagne, c’est six millions d’immigrés en trop." La page d’accueil du site d’España 2000 annonce la couleur, enchaînant différents slogans, parmi lesquels également : "L’islam est incompatible avec l’Europe" et "Pour une banque publique au service des Espagnols".

Xénophobie, islamophobie, populisme sur fond de crise économique : la formation a copié sans grande imagination la flamme historique du Front national français, la peignant en rouge et or, les couleurs de l’Espagne. Elle s’inspire aussi du parti néonazi grec Aube Dorée pour s’enraciner dans une société touchée par un taux de chômage à 25 %.

Alors que le froid de l’hiver commence à s’abattre sur la péninsule ibérique, dans un pavillon de Valence qui lui sert de siège social, España 2000 s’est mis à distribuer de la nourriture et fait ainsi subsister une cinquantaine de familles. Une méthode qui a déjà fait ses preuves en Grèce : "Ce que propose Aube Dorée nous semble très bien, explique José Luis Roberto, fondateur et leader d’España 2000. Ce qui paraît sur eux dans la presse, ce sont bien souvent des citations sorties de leur contexte, dans le but de les criminaliser. Si tellement de gens votent pour Aube Dorée, c’est qu’il y a une raison."

La raison, c’est que le parti néonazi grec s’est imposé au Parlement en juin dernier suite à ses actions dites "sociales" dans les quartiers populaires. Services de "sécurisation" des quartiers à base de ratonnades, mais aussi service d’accompagnement de personnes âgées et distribution de vivres aux plus pauvres.

Une ONG financée par l'UE

Sur le même créneau, José Luis Roberto a créé pour sa distribution de vivres une ONG financée par le Fonds social européen (FSE) le "lieu d’accueil patriote Maria Luisa Navarro". Le parti récolte aussi des dons de ses adhérents (3 500 au total) et met sur le terrain 200 volontaires pour distribuer de la nourriture invendue des supermarchés et entretenir une auberge d’accueil pour SDF.

"Nous appliquons la préférence nationale. S’il y a des Espagnols en situation d’exclusion sociale, nous leur donnons la priorité", indique Roberto. De fait, dans l’auberge de Valence, un seul sans-abri est étranger, un Russe affilié à España 2000 depuis la création du mouvement en 2003.

Cette formation a réellement percé dans le paysage politique espagnol l’année dernière, aux municipales, en obtenant plusieurs élus, notamment à Alcala de Henares, la troisième ville la plus peuplée de la banlieue de Madrid, et dans la région de Valence. Selon les recherches de l’historien Xavier Casals, l’extrême droite avance surtout dans l’est de l’Espagne, à Valence et en Catalogne.

Des formations politiques telles que España 2000 et Plataforma per Catalunya (67 conseillers municipaux en Catalogne) y réinventent un populisme régional qui se construit contre Madrid, contre l’immigration, et contre la classe politique traditionnelle accusée d’avoir fomenté la crise et la corruption.

Depuis la fin de la dictature franquiste, c’est le grand parti conservateur, le Parti populaire, qui parvenait à rassembler l’ensemble de la droite espagnole, du centre à l’extrême. En se substituant aux pouvoirs publics pour pallier les effets de la crise, le parti España 2000 attend son heure.

"Nous avons des militants qui viennent de la Phalange [des nostalgiques du franquisme, NDLR] mais le profil des nouveaux adhérents est différent, précise Roberto. Ce sont soit des gens qui ne viennent d’aucune organisation, soit des vieux militants communistes ou de syndicats ouvriers. Nous avons réalisé nos percées électorales dans des fiefs qui étaient à gauche depuis les années 1970."

Avec un taux de chômage qui continue de flamber et la désaffection des Espagnols vis-à-vis des deux grands partis traditionnels, les petites formations d’extrême droite pensent avoir de belles années électorales devant elles.
 

Première publication : 06/12/2012

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