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EUROPE

Le mouvement populiste de Diaconescu pourrait créer la surprise aux législatives

Vidéo par Mirel BRAN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/12/2012

La coalition de centre gauche au pouvoir devrait sortir victorieuse des législatives de ce dimanche. Mais le contexte socio-économique pourrait favoriser la montée du mouvement populiste de l'ex-star de la télévision Dan Diaconescu. Reportage.

Les Roumains sont appelés aux urnes dimanche 9 décembre pour élire leurs députés et leurs sénateurs. Selon les sondages, la coalition de centre gauche, actuellement au pouvoir, semble assurée d'une large victoire.

"La seule inconnue du scrutin est de savoir si le score de l'Union sociale-libérale (USL, majorité) sera au-dessus des 50 % ou des 60 %", a indiqué à l'AFP le sociologue Vasile Dancu, alors que les sondages créditent cette alliance entre sociaux-démocrates (PSD), libéraux (PNL) et conservateurs (PC) de 48 % à 62 % des voix.

Le scrutin survient toutefois dans un contexte économique marqué par la crise. La population, qui accuse le coup des politiques d’austérité, est lassée par la classe politique réputée corrompue. Un contexte social et politique favorable à l’apparition d’une nouvelle force politique. Et c’est ce qui semble se profiler. Crédité de 15 % des intentions de votes par les sondages, le jeune Parti du peuple Dan Diaconescu (PPDD) se place en troisième position. Fondé par Dan Diaconescu, sulfureux patron de télévision et millionnaire populiste traduit en justice pour chantage, le mouvement populiste milite pour d’importantes baisses d’impôts.

Le parti populiste PPDD pourrait créer la surprise

Âgé de 44 ans, Dan Diaconescu détonne dans le paysage politique roumain. Après avoir battu des records d’audience avec sa chaîne de télévision OTV, il crée en 2010 le Parti du peuple. Dan Diaconescu ne cache pas sa fortune et roule au volant d'une des rares Rolls-Royce de Roumanie.

Très vite, son mouvement devient la troisième force politique du pays et pourrait créer la seule surprise lors du scrutin de dimanche. D’autant que sur le terrain, l’enthousiasme est au rendez-vous. Des reporters de FRANCE 24 se sont rendus à l’une des apparitions publiques de Diaconescu.

"À une plus petite échelle, j'espère être pour la Roumanie ce qu'a été Atatürk pour la Turquie ou Gandhi pour l'Inde, si je n'en demande pas trop", déclare Dan Diaconescu au micro de FRANCE 24. Pour plaire, le candidat ne recule devant rien. Au lieu de tracts, ce sont des icônes orthodoxes qu’il tend à ses sympathisants. Et la technique opère. 87 % des Roumains étant de confession orthodoxe, ses supporters se les arrachent. "Vive monsieur Diaconescu !", crie la foule.

De nombreux roumains voient dans ce nouveau venu sur l’échiquier politique, un véritable espoir. "J'ai trop souffert toute ma vie, j'en ai assez. Je veux un changement quoi qu'il arrive", s’exclame une femme, en s’adressant au candidat lors d’un rassemblement. Ces élections législatives représentent donc un tremplin de taille pour cet homme qui assure aux Roumains qu'il sera leur futur président.

Quel que soit le gagnant, le futur gouvernement devra relancer la croissance et combler le retard qui sépare la Roumanie des membres plus avancés de l'Union européenne (UE), en faisant notamment un meilleur usage des 20 milliards de fonds européens mis à disposition jusqu'en 2014.

 

Première publication : 07/12/2012

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