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FRANCE

Valls tire un trait sur l'aide au retour des Roms

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/12/2012

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a décidé de mettre fin à l'aide au retour des Roms, jugeant le dispositif "coûteux" et "inopérant". Selon les associations, les populations renvoyées reviennent systématiquement après leur expulsion.

Manuel Valls a annoncé vendredi qu'il avait "décidé de mettre fin à l'aide au retour" offerte aux Roms qui acceptent de rentrer dans leur pays d'origine.

"Les ONG comme les associations, ici ou là-bas, considèrent qu'elle a des effets pervers. Nous allons changer un dispositif inopérant", a déclaré sans donner de calendrier précis le ministre de l'Intérieur à l'occasion d'un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Cette aide "crée un circuit entre la Roumanie et notre pays", a ajouté M. Valls, qui avait déjà dénoncé en septembre les "effets pervers" du dispositif, jugé coûteux et inopérant par de nombreux acteurs.

Selon les associations, la population rom en France --15 à 20.000 personnes-- reste constante car les expulsés reviennent systématiquement.

Cette aide financière au retour volontaire dans leur pays d'origine (300 euros par adulte et 100 euros par enfant mineur) est versée aux étrangers ayant la nationalité d'un État membre de l'UE, comme les Roms, présents en France depuis plus de trois mois et en situation de grande précarité, qu'ils soient en situation irrégulière ou non.

L'an dernier, plus de 10.600 personnes en ont bénéficié, dont 2.000 enfants, selon l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Le ministre a martelé sa stratégie sur la question rom: poursuite des évacuations de campements illégaux, aide aux projets d'insertion et travail au niveau des pays d'origine.

Il faut "sortir de la stigmatisation" sur la question rom, "ne pas les utiliser comme punching-ball", a-t-il déclaré, en appelant l'ensemble des acteurs à "chercher des solutions avec une palette très large."

Évacuations des campements sauvages

A Montreuil, il a visité un bloc de "logements-passerelles", des conteneurs colorés où vivent 11 familles roms en attente d'un logement pérenne et où elles bénéficient d'un accompagnement social.

Dans un de ces logements, il a échangé avec un père de famille dont les enfants sont scolarisés et qui a un travail. Cet homme a assuré ne pas avoir de problèmes de voisinage.

"Ça prouve que, quand il y a de la dignité, les choses se passent bien. Le problème, c'est la misère", a commenté M. Valls, justifiant ainsi le maintien des évacuations de campements illicites.

"Nous n'accepterons jamais les campements sauvages qui mettent en cause le vivre-ensemble", a-t-il déclaré, tout en soutenant les initiatives d'insertion "sur de petites unités".

Les évacuations de camps roms, qui ont jeté au moins 2.000 personnes sur les routes cet été selon les associations, avaient fait grincer des dents jusque dans les rangs de la majorité et ont valu à la France d'être épinglée par Amnesty International.

La maire de Montreuil Dominique Voynet (EELV) est allée dans son sens. "Les installations sauvages mettent en péril notre travail et submergent les services de la ville", a-t-elle déclaré.

Profitant du déplacement du ministre, elle lui a montré un de ces camps, installés sur un terrain en friche. "Si le ministre de l'Intérieur prend une décision (pour en expulser les roms), je serai la dernière à m'en plaindre", a-t-elle dit.

Mais elle a demandé un effort plus important pour faciliter l'accès au marché du travail à ces populations, qui restent soumises à un régime dérogatoire pour les citoyens de l'UE, malgré un assouplissement à la fin de l'été.

Dans un petit une-pièce, une jeune mère se disait "heureuse" d'avoir un chez-soi mais ajoutait : "je veux travailler avec un contrat comme tous les autres. Si le ministre veut nous aider, il doit nous donner les papiers."

AFP

Première publication : 07/12/2012

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