Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Russie sanctionnée

En savoir plus

DÉBAT

Moscou sanctionnée par l'UE : Poutine peut-il plier ?

En savoir plus

DÉBAT

Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

En savoir plus

SUR LE NET

Conflit à Gaza : des célébrités créent la polémique

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Gaza : l'Aïd sur fond de guerre

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Punition collective"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les Français de l'armée israélienne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Si on commence à accueillir toute la misère du monde..."

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le camp d'Ali Bongo répond aux attaques de Jean Ping

En savoir plus

  • Gaza : courte trêve après le bombardement meurtrier d’une école de l’ONU

    En savoir plus

  • Paris évacue des ressortissants français et britanniques de Libye

    En savoir plus

  • Le Hamas diffuse la vidéo d'une opération commando meurtrière en Israël

    En savoir plus

  • Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

    En savoir plus

  • "Exodus" : la superproduction biblique 100 % héros blancs

    En savoir plus

  • Les deux derniers plus hauts responsables khmers rouges jugés pour génocide

    En savoir plus

  • À Benghazi, une importante base militaire tombe aux mains des islamistes

    En savoir plus

  • Troisième mission de l'année réussie pour une Ariane 5

    En savoir plus

  • Bousculade meurtrière lors d'un concert à Conakry

    En savoir plus

  • Après l'Union européenne, les États-Unis sanctionnent à leur tour la Russie

    En savoir plus

  • Quand la solidarité avec les chrétiens d'Irak rime avec ن

    En savoir plus

  • L'"oiseau" qui murmurait à l'oreille de Maduro que Chavez "est heureux"

    En savoir plus

  • Infographie : le virus Ebola se répand en Afrique de l'Ouest

    En savoir plus

  • Kerviel : la justice décidera vendredi d'un aménagement de peine

    En savoir plus

Afrique

Arrêté par l'armée, le Premier ministre malien démissionne

© AFP

Vidéo par Serge Daniel

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/12/2012

Le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra (photo), a annoncé dans la nuit de lundi à mardi sa démission et celle de son gouvernement, suite à son arrestation par des militaires alors qu'il était sur le point de se rendre en France.

Le Premier ministre du Mali, Cheick Modibo Diarra, a annoncé, dans la nuit de lundi à mardi sur la chaîne nationale, sa démission  ainsi que celle de son gouvernement, après avoir été arrêté par des militaires à son domicile de Bamako. Une arrestation orchestrée par le capitaine Amadou Haya Sanogo, à l’origine du coup d’État du 22 mars qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré. Cheick Modibo Diarra avait prévu de partir le 10 décembre au soir pour Paris afin d'y passer un contrôle médical, mais ses bagages ont été débarqués de l’avion.

"Moi, Cheick Modibo Diarra, je démissionne avec mon gouvernement", a-t-il déclaré lors d'une brève allocution à l'Office de radio-télévision du Mali (ORTM) sans donner d'explication. Il a été conduit à Kati, ville de garnison située à l'extérieur de Bamako, qui sert encore de quartier général à l'ancienne junte. Selon un de ses proches, il aurait été placé en résidence surveillée.

Depuis le putsch du 22 mars 2012, le nord du pays est tombé entre les mains des islamistes. M. Diarra, ancien ingénieur de la NASA et dirigeant de Microsoft pour l'Afrique, assurait l'intérim en tant que chef du gouvernement depuis avril lorsque les militaires avaient officiellement restitué le pouvoir.

"Ce n’est pas un nouveau coup d’État"

Selon Serge Daniel, correspondant de FRANCE 24 à Bamako, ce clash est le résultat d’un "climat politique délétère depuis quelques jours". Le Mali est dirigé par un triumvirat, composé par le Premier ministre, le président par intérim et l’ex-junte. "Au sommet de l’État, l’entente ne règne plus entre les différents coins du pouvoir," analyse le journaliste.

"Ce n’est pas un nouveau coup d’État", a affirmé mardi sur l’antenne de FRANCE 24 Bakary Mariko, porte-parole des militaires putschistes. "Cheick Modibo Diarra n’a pas rempli les deux missions qui lui étaient attribuées : la libération du Nord-Mali et l’organisation d’élections transparentes. Il travaillait pour son agenda personnel", a-t-il poursuivi.

Au cœur du désaccord entre les militaires et l’ex-Premier ministre : la possible intervention d'une force internationale dans le nord du Mali. Soutenue par Cheick Modibo Diarra, cette option est en revanche exclue par le capitaine Sanogo et la majorité des militaires. Ces derniers estiment en effet avoir seulement besoin d'un soutien financier et logistique pour mener eux-mêmes une opération de reconquête dans la région.

Possibles conséquences

Alors qu’un vote sur l’intervention militaire doit avoir lieu dans les prochains jours à l’Onu, la conséquence directe de cette démission pourrait être un report de la décision. "Ceux qui hésitaient [à se prononcer en faveur de cette intervention] vont se sentir confortés dans cette hésitation," note Virginie Herz, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24. Au premier rang des réfractaires : les États-Unis, qui ont déjà exprimé des réticences à l’idée d’intervenir dans un pays dont le gouvernement n’a pas été démocratiquement élu et qui présente une certaine forme d’instabilité. "Les Américains vont forcément réagir, et cette démission ne va pas favoriser la coordination et la cohérence de l’action internationale (…) Au contraire, cela va renforcer les difficultés d’un soutien extérieur," commente, pour sa part, Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l’Afrique, interrogé sur FRANCE 24.

Selon Serge Daniel, la communauté internationale pourrait témoigner de la lassitude face aux différents retournements de situation dans le pays. "La mobilisation qui est en cours pour aider le Mali à sortir du labyrinthe dans lequel il se trouve peut très rapidement faiblir si les Maliens ne se ressaisissent pas."

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 11/12/2012

  • MALI

    Le pouvoir malien, Ansar Dine et le MNLA conviennent d'une trêve

    En savoir plus

  • MALI

    Face aux islamistes du Nord-Mali, le MNLA tente de faire entendre sa voix

    En savoir plus

  • MALI

    "Il existe un risque d’enlisement des forces internationales au Nord-Mali"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)