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Culture

Gérard Depardieu met en vente son hôtel particulier parisien

© Daniel Féau, capture d'écran

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/12/2012

Gérard Depardieu se sépare de son hôtel particulier de Saint-Germain-des-Près, qu'il avait acquis en 2003. Selon Le Parisien, l'acteur français, qui souhaite s'installer en Belgique pour des raisons fiscales, en demanderait 50 millions d'euros.

L’annonce aurait pu, comme tant d’autres, passer inaperçue : "Propriété de 1800 m2 habitables comprenant l'hôtel de Chambon construit au XIXe siècle, inscrit MH [Monuments historiques, NDLR], agrémentée d'un jardin et de terrasses. De l'autre côté du jardin, un second bâtiment de type loft, éclairé par un puits de lumière, superbe pièce d'architecture et de design", peut-on lire sur le site du groupe Daniel Féau, spécialisé dans les produits immobiliers de luxe.

Page de l'annonce sur le site du groupe Daniel Féau (capture d'écran)

Mais l’attrait supplémentaire du bien que l’agence se garde bien de stipuler est le nom de son propriétaire : Gérard Depardieu. Selon le quotidien Le Parisien daté du jeudi 13 décembre, l’acteur français, dont la domiciliation en Belgique pour des raisons fiscales suscite un tollé dans la classe politique de l’Hexagone, a mis en vente depuis trois mois l'hôtel particulier parisien qu'il avait acquis en 2003.

Le prix de vente de ce bien, situé dans la rue du Cherche-Midi, dans le VIe arrondissement de Paris, au cœur du très huppé quartier de Saint-Germain-des-Prés, n'a pas été précisé par le service de presse de la société, soulignant que le comédien publierait lui-même un communiqué. Mais, toujours d’après Le Parisien, la propriété du bouillonnant acteur aurait été mise sur le marché au prix de 50 millions d'euros.

"Minable"

En se séparant de cette prestigieuse propriété, Gérard Depardieu confirme ainsi sa décision de quitter la France pour s’installer dans le village de Néchin, en Belgique, qui compte déjà 27 % de Français. Le bourgmestre de cette petite commune, située à la frontière française, non loin de Roubaix, a confirmé que l’acteur y avait acquis une maison.

Une installation dans le royaume voisin que d’aucuns pensent être motivée par des raisons fiscales. La Belgique n'impose ni la fortune, ni les plus-values sur le patrimoine privé, ce qui en fait un havre fiscal pour des contribuables français, notamment depuis que le gouvernement socialiste a indiqué vouloir instaurer une taxe de 75 % sur les revenus supérieurs à un million d'euros par an.

Mercredi, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, s’est officiellement offusqué du départ de Gérard Depardieu en Belgique. "Je trouve cela assez minable. [...] Tout cela pour ne pas payer d'impôt, pour ne pas en payer assez." Et le chef de gouvernement d’ajouter : "C'est une grande star. Tout le monde l'aime comme artiste" mais "payer un impôt, c'est un acte de solidarité, c'est un acte patriotique".

Le marché français de l'immobilier de luxe voit affluer nombre de nouveaux biens dont les riches propriétaires souhaitent se séparer avant de partir à l'étranger pour échapper au durcissement de la fiscalité en France, avaient expliqué en octobre, à l'AFP, les dirigeants de Daniel Féau.

Mais, selon les experts du secteur, il n'y a pas pour le moment d'exil massif comme en 1981 après l'élection du premier président socialiste de la Ve République, François Mitterrand.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 13/12/2012

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