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EUROPE

Renforcement de la zone euro : les Européens revoient leur ambition à la baisse

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/12/2012

Les dirigeants européens sont parvenus à acter le principe de contrats de compétitivité et de croissance entre les États et les institutions de l'UE sans parvenir à s'accorder sur une "capacité budgétaire" pour absorber les chocs économiques.

Les Européens, qui avaient réussi quelques heures plus tôt à trouver des accords sur la Grèce et les banques, n'ont pas profité de cet élan dans la nuit de jeudi à vendredi et ont revu leurs ambitions à la baisse sur l'approfondissement de leur union économique et monétaire.

Réunis en sommet à Bruxelles, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement ont étudié pendant neuf heures des pistes pour renforcer la zone euro mise à mal par la crise.

Au final, ils ont mandaté le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, pour qu'il présente en juin un calendrier d'actions, moins ambitieux que celui qu'il avait lui-même proposé il y a quelques jours.

Dans leurs conclusions, ils ne se projettent plus au-delà des élections européennes de 2014, et ne mentionnent plus la possibilité de doter la zone euro d'une "capacité budgétaire", sorte d'embryon de budget commun.

L'idée était de mettre en place une enveloppe pour faire face à des chocs touchant certains pays confrontés à des problèmes économiques conjoncturels, mais elle n'a finalement pas été retenue.

"Aucune porte n'a été fermée", a cependant estimé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, ajoutant que "les Etats membres ont décidé de se concentrer sur ce qui pouvait être fait immédiatement".

La notion de "capacité budgétaire" demeure toutefois implicitement dans une autre mesure: les "accords contractuels" que des Etats pourront passer avec les institutions européennes et dans lesquels ils s'engageront à des réformes structurelles en échange d'incitations financières.

Pour le président français François Hollande, ces contrats pourraient servir à stimuler la compétitivité et la croissance, au lieu d'être uniquement des instruments de discipline budgétaire. "Il ne s'agit pas de contrat qui seraient simplement dédiés à des Etats qui seraient en difficulté", a-t-il aussi affirmé.

Les dirigeants européens ont profité du sommet pour fixer les prochaines étapes de l'union bancaire qu'ils appellent de leurs voeux, et qui passe en premier lieu par le superviseur bancaire, sur les rails depuis la veille.

Ils ont souhaité qu'un accord soit trouvé d'ici juin 2013 sur la mise en place, au niveau national, d'un mécanisme de résolution des crises bancaires, et d'un mécanisme de garantie des dépôts.

Ces discussions ont fait suite à plusieurs avancées majeures pour les Européens. C'est "une bonne semaine" pour l'UE, a résumé M. Van Rompuy, citant la remise du prix Nobel de la Paix lundi à Oslo, l'accord trouvé sur le superviseur bancaire et le déblocage de l'aide financière à la Grèce.

Jeudi matin, la zone euro s'était mise d'accord pour verser près de 50 milliards d'euros à Athènes, dont 34,3 milliards dès la semaine prochaine via son fonds de sauvetage.

"Les décisions prises aujourd'hui marquent la fin de longs mois d'incertitude pour la Grèce", a souligné Olli Rehn, le commissaire européen en charge des Affaires économiques. "Beaucoup d'observateurs estimaient que la partie était perdue pour la Grèce" et son maintien dans la zone euro. "A l'approche de la fin de l'année, on sait que ces Cassandre ont eu tort", a-t-il ajouté.

"La solidarité est bien vivante au sein de notre union", s'est réjoui le Premier ministre grec Antonis Samaras. "La Grèce s'est relevée", a-t-il ajouté.

Cette décision attendue depuis des mois s'ajoute à l'accord trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi sur la supervision commune des banques. Le mécanisme n'entrera toutefois pas en oeuvre progressivement au cours de l'année 2013, comme cela avait d'abord été envisagé, mais sera opérationnel d'un coup, le 1er mars 2014.

Sur le plan politique, le sommet a été marqué par le soutien de ses partenaires européens au chef du gouvernement italien Mario Monti, face à son sulfureux prédécesseur Silvio Berlusconi. M. Hollande a estimé que la candidature de M. Berlusconi n'était pas une "perspective très sérieuse".

AFP

Première publication : 14/12/2012

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