Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ouganda : Dominic Ongwen comparaît devant la CPI

En savoir plus

FOCUS

Auschwitz, symbole d'une entreprise de mort programmée et industrielle

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La Shoah racontée dans le cinéma et la littérature

En savoir plus

SUR LE NET

La beauté noire à l'heure du web 2.0

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"En arrivant à Auschwitz, les Soviétiques ont trouvé un immense cimetière"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence de Paris sur le climat : une opportunité pour les entreprises ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence de Paris sur le climat : une opportunité pour les entreprises ? (partie 2)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Colombie : le président convaincu "que les Farc veulent la paix"

En savoir plus

DÉBAT

Victoire de Tsipras en Grèce, la naissance d'une nouvelle Europe ? (partie 2)

En savoir plus

Afrique

La Libye ferme ses frontières au Sud

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/12/2012

Invoquant l'instabilité croissante dans le sud du pays, les autorités libyennes ont ordonné dimanche la fermeture des frontières de la Libye avec l'Algérie, le Niger, le Tchad et le Soudan. La zone a été décrétée "zone militaire fermée".

La Libye a annoncé dimanche la fermeture de ses frontières avec ses quatre voisins du sud : l'Algérie, le Niger, le Tchad et le Soudan, en raison de la détérioration de la sécurité dans le sud du pays, décrété "zone militaire fermée", a-t-on indiqué de source officielle.

L'Assemblée nationale, la plus haute autorité politique du pays, a décidé "la fermeture temporaire des frontières terrestres libyennes avec le Tchad, le Niger, le Soudan et l'Algérie jusqu'à l'organisation" de la circulation des biens et des personnes avec ces pays, selon le texte de la décision publié par l'agence libyenne Lana.

"Les régions de Ghadames, Ghat, Obari, al-Chati, Sebha, Mourzouk et Koufra dans le sud libyen sont considérées comme des zones d'opérations militaires fermées, régies par les lois d'exception en la matière", précise le texte.

La décision adoptée à la majorité, a mandaté le ministre de la Défense pour nommer un gouverneur militaire de la région du sud (...) et lui octroyer tous les pouvoirs de l'exécutif y compris l'arrestation des personnes recherchées par la justice, les infiltrés et leur rapatriement".

Une députée qui représente la ville de Sebha (800 km au sud de Tripoli) à l'Assemblée nationale, Souad Ganour, a indiqué à l'AFP que la décision de fermeture des frontières était "temporaire jusqu'au rétablissement de la sécurité dans le sud".

Elle a dénoncé une "hausse de flux des immigrés clandestins, en prévision d'une éventuelle action militaire internationale au Mali" afin de chasser les groupes armés qui en occupent le Nord.

Elle a déploré aussi la "recrudescence de la violence et du trafic de drogue et la présence de groupuscules armés qui agissent en toute impunité".

De retour d'une tournée régionale qui l'a conduit en Algérie, Niger, Tchad et Soudan, le Premier ministre libyen Ali Zeidan a indiqué vendredi à Tripoli qu'un accord quadripartite allait être signé pour sécuriser les frontières avec ces pays contre les "terroristes".

Il a ajouté que "les habitants de la région du sud libyen se sont plaints de l'insécurité, soulignant que le désert libyen est devenu un couloir de transit pour tous les types de trafic notamment la drogue, les armes et la traite des personnes".

Début décembre, les élus du sud libyen se sont retirés de parlement en protestation contre l'inaction des autorités à l’égard de l'insécurité qui règne dans leur région.

Le boycott des travaux de l'Assemblée a été décidé au lendemain de l'évasion de deux cents prisonniers d'une prison à Sebha (800 km au sud de Tripoli), selon les députés de la région.

AFP

Première publication : 17/12/2012

  • LIBYE

    Assassinat du général Younès : l’ex-chef du CNT libyen accusé

    En savoir plus

  • LIBYE

    Le QG des renseignements libyens à Tripoli incendié par des miliciens

    En savoir plus

  • LIBYE

    Confusion autour de l'arrestation de l'ex-porte-parole de Kadhafi en Libye

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)