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Afrique

Le chef de guerre Mathieu Ngudjolo Chui acquitté par la CPI

© FRANCE 24

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/12/2012

Faute de preuves suffisantes, la Cour pénale internationale (CPI) a acquitté le chef de guerre congolais Mathieu Ngudjolo Chui, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité sur des faits qui remontent à février 2003.

La Cour pénale internationale (CPI) a acquitté mardi faute de preuves le chef de guerre congolais Mathieu Ngudjolo Chui, qui était poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Les procureurs l'accusaient d'avoir commandé des milices responsables de meurtres, de viols et de pillages dans la province d'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, en février 2003.

Le juge Bruno Cotte a déclaré que des atrocités avaient bien été commises durant le conflit mais que l'accusation n'avait pu apporter la preuve de la responsabilité de Ngudjolo "au-delà du doute raisonnable".

L'avocat de la défense, Jean-Pierre Kilenda Kakengi Basila, a salué l'indépendance de la cour. "Tout autre verdict nous aurait stupéfié. Les juges ont démontré que cette cour applique le droit", a-t-il dit.

Mathieu Ngudjolo Chui était accusé de trois chefs de crimes contre l'humanité et de sept chefs de crimes de guerre qui auraient été commis en février 2003 dans le cadre d'un conflit armé en Ituri lors de l'attaque du village de Bogoro.

L'assaut contre ce village majoritairement peuplé de membres de l'ethnie Hema par des combattants Lendu et Ngiti aurait fait 200 morts.

La CPI rejette le maintien en détention de Mathieu Ngudjolo Chui

"La chambre rejette la demande de maintien en détention", a déclaré le juge Bruno Cotte au cours d'une audience publique, assurant qu'aucune "circonstance exceptionnelle" ne justifiait le maintien sous les verrous de M. Ngudjolo, mais sans pour autant préciser quand celui-ci serait libéré.

Les juges avaient déjà ordonné, après l'avoir acquitté mardi matin, la libération de Mathieu Ngudjolo Chui mais l'accusation, qui souhaite faire appel, avait aussitôt demandé que l'ancien chef de milice soit maintenu en détention. Le bureau du procureur évoquait notamment le risque que des témoins potentiels soient intimidés.

Enfants soldats

La chambre de première instance de la CPI a souligné que "la démarche qu'elle a entendu adopter ne signifie en aucun cas, pour elle, que des crimes n'auraient pas été commis à Bogoro le 24 février 2003, pas plus qu'elle ne saurait remettre en cause
ce qu'a subi ce jour-là la population de cette localité".

De même, elle précise que "le fait de déclarer qu'un accusé n'est pas coupable ne veut pas nécessairement dire que la Chambre constate son innocence".

Mathieu Ngudjolo Chui a été transféré au centre de détention de La Haye en février 2008. Il devrait rester en détention à la demande de la procureur Fatou Bensouda en attente d'un appel.

Un autre chef de guerre congolais, Germain Katanga, poursuivi pour les mêmes chefs et lui aussi détenu à La Haye, devrait connaître son sort l'année prochaine.

Rappelant que le premier accusé condamné par la CPI, Thomas Lubanga, appartient à l'ethnie Hema, l'ONG Open Society Justice Initiative a dit redouter que l'acquittement de Ngudjolo, un Lendu, "exacerbe les tensions ces deux ethnies de l'Ituri".

Thomas Lubanga a été condamné à quatorze ans de prison en juillet pour avoir recruté des enfants soldats lors du conflit en République démocratique du Congo dans cette même région de l'Ituri, où on estime que le conflit ethnique entre Lendu et
Hema a fait 60.000 morts entre 1999 et 2003.

C'est la première condamnation prononcée par la CPI depuis sa création voici dix ans.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 18/12/2012

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