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Amériques

Barack Obama veut des propositions concrètes sur les armes à feu d'ici janvier

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/12/2012

Le président Obama a fait savoir qu'il attendait des propositions concrètes sur la réglementation des armes à feu d'ici le mois de janvier, estimant que les États-Unis avaient "l'obligation" d'agir après la fusillade meurtrière de Newtown.

Barack Obama a chargé mercredi le vice-président américain Joe Biden de mener une
réflexion nationale sur les violences liées aux armes à feu et attend ses recommandations d'ici un mois.

S'adressant à des journalistes à la Maison blanche, le président américain a précisé qu'il parlerait de ce dossier lors de son discours sur l'état de l'Union le 24 janvier prochain.

La fusillade de Newtown relance le débat sur les armes aux États-Unis


Après le massacre de 20 enfants et six adultes vendredi dernier dans une école du Connecticut, il avait promis des "actions significatives" pour éviter de nouvelles tragédies de ce type.

Il a apporté mardi son soutien à une éventuelle proposition de loi au Congrès visant à interdire les armes d'assaut.

"N'y aurait-il qu'une seule chose que nous puissions faire pour prévenir de tels événements, nous devons essayer, c'est pour nous tous une profonde obligation", a-t-il dit mercredi aux journalistes.

Tout en soutenant le deuxième amendement de la Constitution sur le droit de tout citoyen à être armé, Barack Obama a ajouté qu'à son sens l'acquisition d'armes d'assaut ne devrait pas être aussi aisée qu'elle l'est actuellement aux Etats-Unis.

Joe Biden a déjà par le passé été chargé par Barack Obama de missions sensibles, comme par exemple la recherche d'un compromis avec les républicains en 2011 sur la réduction du déficit fédéral.

Il s'agira pour lui en l'occurrence de coordonner la réflexion de différents organismes qui devront faire des propositions concernant les armes à feu.

Barack Obama a lancé un appel à l'action et au changement des comportements dimanche à Newtown, lors d'une veillée en mémoire aux enfants de l'école Sandy Hook. Il a dit qu'il utiliserait "tous les pouvoirs" à la disposition de son gouvernement pour prévenir de telles tragédies à l'avenir.


"Fléau"

Le contrôle des armes n'est pas la priorité de la classe politique en raison de l'attachement des Américains au droit à la détention d'armes garanti par le deuxième amendement à la Constitution et au puissant lobby de la National Rifle Association (NRA).

Mais l'horreur particulière du massacre de Sandy Hook - les enfants tuées par Adam Lanza, 20 ans, avaient six et sept ans - a semble-t-il provoqué un début de changement chez certains élus auparavant opposés au contrôle des armes à feu.

Ainsi, le projet de la sénatrice Dianne Feinstein de demander au Congrès le rétablissement de l'interdiction des armes semi-automatiques, qui a expiré en 2004, compte de plus en plus de soutiens dans le camp démocrate, y compris parmi ceux qui étaient jusqu'à présent de farouches défenseurs de la liberté du port d'armes.

Les réticences sont plus fortes chez les républicains, traditionnellement plus sensibles aux arguments de la NRA.

Barack Obama a fait savoir mardi qu'il soutiendrait l'initiative de Dianne Feinstein. Le président démocrate s'était gardé depuis la tuerie de Newtown de prôner explicitement un durcissement de la législation sur les armes à feu.

"Il est évident que nous n'avons pas assez agi, en tant que pays, contre le fléau que constitue la violence par armes à feu", a déclaré Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche.

De même, le sénateur démocrate Joe Manchin de Virginie-Occidentale se dit désormais ouvert à une réglementation plus stricte des armes de type militaire comme celle utilisée à Newtown. Barack Obama s'est entretenu avec lui mardi.

Le groupe républicain à la Chambre des représentants, où il est majoritaire, a évoqué la tuerie de Newtown lors de sa réunion hebdomadaire mardi à huis clos. A la sortie, certains élus ont fait état d'une évolution au sujet d'une éventuelle régulation du port d'armes.

L'avenir du deuxième amendement


"Il y en aura toujours certains qui n'accepteront jamais, jamais cela", a déclaré Steve LaTourette, élu de l'Ohio, en allusion aux rares républicains refusant tout débat sur la
question. "Oui, je pense que la plupart des républicains souhaitent avoir une conversation très, très sérieuse sur ce que tout cela signifie et réfléchir à nouveau à ce que signifie le deuxième amendement au XXIe siècle", a-t-il ajouté.

Jack Kingston, élu de Géorgie, a rapporté que les représentants républicains avaient surtout parlé de l'importance des troubles mentaux dans les fréquentes tueries observées aux Etats-Unis. "La question de la santé mentale est un élément essentiel du débat. Aucune personne rationnelle n'appuie sur la gâchette devant un enfant de six ans", a-t-il dit à Reuters.

Néanmoins, l'état d'esprit a changé chez les républicains, a-t-il relevé. "Il pourrait y avoir une plus forte envie de débattre parmi les pro-armes démocrates et républicains", a dit Jack Kingston.

Discrète depuis la tuerie de vendredi, la NRA est sortie de son silence mardi pour expliquer son mutisme par sa volonté de respecter la souffrance des proches des victimes.

"Nous avons été bouleversés, attristés, nous avons eu le coeur brisé à l'annonce des meurtres horribles et insensés de Newtown", dit la NRA dans un communiqué envoyé à la presse. "La NRA est prête à contribuer activement aux efforts pour faire en sorte que cela ne se produise plus jamais."

Pendant ce temps, les obsèques des victimes de la tuerie se poursuivent. Quatre enfants, Charlotte Bacon, six ans, Daniel Barden, sept ans, Caroline Previdi, six ans, Chase Kowalski, sept ans, une professeur, Victoria Soto, et la principale, Dawn
Hochsprung, seront enterrés ce mercredi.

 

REUTERS

Première publication : 19/12/2012

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