Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Clinton vs Trump : le match des programmes économiques

En savoir plus

#ActuElles

Laurence Rossignol : "Tout sexisme est insupportable"

En savoir plus

FOCUS

Venezuela : État déliquescent et lynchages de rue

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Jean Todt : "Être compétitif, c'est aussi être responsable"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le "Grand jeu" de Céline Minard pour échapper au désordre du monde

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : Colombie, les derniers jours des Farc

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Peres, entre hommages et critiques"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La Deutsche Bank panique les marchés

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Y a-t-il un pirate dans la voiture?"

En savoir plus

EUROPE

Le pape Benoît XVI demande l'arrêt de "l'effusion de sang" en Syrie

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 25/12/2012

Dans la traditionnelle bénédiction de Noël "Urbi et Orbi", prononcée mardi dans la basilique Saint-Pierre à Rome, le pape a demandé la paix en Syrie et a appelé la Chine à mettre "en valeur l’apport des religions, dans le respect de chacune".

Le pape Benoît XVI a appelé mardi, lors de sa bénédiction "Urbi et Orbi" les belligérants syriens à "chercher une solution politique" en cessant de verser le sang, et lancé un appel à l'immense Chine pour qu'elle s'ouvre aux religions.

"Oui, que la paix germe pour la population syrienne, profondément blessée et divisée par un conflit qui n’épargne pas même les personnes sans défense et fauche des victimes innocentes", a lancé le pape de la loggia de la basilique Saint-Pierre devant des dizaines de milliers de fidèles réunis par un temps couvert et doux sur la place Saint-Pierre.

"Je fais appel pour que cesse l’effusion de sang, que soient facilités les secours aux personnes déplacées et aux réfugiés et que, par le dialogue, soit recherchée une solution politique au conflit", a déclaré le pape depuis la loggia de la basilique, à l'occasion de Noël, qui célèbre la paix.

"Que la paix germe aussi sur la terre où est né le Rédempteur et qu’il donne aux Israéliens et aux Palestiniens le courage de mettre fin à trop d’années de lutte et de divisions, et d’entreprendre avec décision le chemin de la négociation", a encore recommandé le pape.

Joseph Ratzinger a aussi évoqué le Nord de l’Afrique qui, avec le Printemps arabe, "traverse une profonde transition à la recherche d’un nouvel avenir". Il a notamment cité l'Egypte, pays du monde arabe où les chrétiens -coptes- sont les plus nombreux--: "une terre, a-t-il dit, aimée et bénie par l’enfance de Jésus, où les citoyens doivent construire ensemble une société fondée sur la justice, le respect de la liberté et de la dignité de chaque personne".

La bénédiction était retransmise par des télévisions du monde entier, les téléspectateurs étant aussi concernés par "l'indulgence plénière" --le pardon des péchés traditionnellement accordé à cette occasion.

Benoît XVI a lancé un appel remarqué aux "nouveaux dirigeants chinois" pour qu'ils "mettent en valeur l'apport des religions" dans tout le pays, alors que des tensions sont apparues ces dernières années entre Chine et Vatican.

Le Christ, a-t-il dit, "porte son regard sur les nouveaux dirigeants de la République populaire de Chine pour la haute charge qui les attend. Je souhaite que celle-ci mette en valeur l’apport des religions, dans le respect de chacune, de sorte qu’elles puissent contribuer à la construction d’une société solidaire, au bénéfice de ce noble peuple et du monde entier".

Les catholiques chinois sont divisés entre une Eglise fidèle à Rome et une Eglise patriotique liée au pouvoir.

Benoît XVI a ensuite lancé mardi plusieurs appels pour des solutions de paix en Afrique, au Nigéria, au Kénya, au Mali, en République démocratique du Congo:

Il a demandé "le retour de la concorde au Nigéria, où d’atroces attentats terroristes continuent à faucher des victimes, en particulier parmi les chrétiens, et condamné "les sanglants attentats qui ont touché la population civile et les lieux de culte" au Kenya.

Enfin s'adressant à l'Amérique Latine, continent qui compte le plus de catholiques, il a prié le Christ pour qu'il "soutienne tous ceux qui sont contraints à émigrer" et encouragé les gouvernants à "la lutte contre la criminalité" organisée.

Le chef de 1,2 milliard de catholiques à travers le monde, a voulu souligner l'espérance du message de Noël: "Oui, il y a une terre bonne, une terre saine, libre de tout égoïsme et de toute fermeture. Il y a dans le monde une terre que Dieu a préparée pour venir habiter au milieu de nous. (...) Cette terre existe, et aujourd’hui aussi, en 2012 (...) Par conséquent, il y a de l'espérance, une espérance fiable, même dans les moments et dans les situations plus difficiles".

AFP

Première publication : 25/12/2012

  • MOYEN-ORIENT

    Noël en Syrie : les chrétiens pas vraiment à la fête

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)