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1993 - 2013 : vingt ans d'instabilité politique en Centrafrique

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/03/2013

Retour sur les principales dates qui ont façonné la République de Centrafrique ces vingt dernières années, depuis l'élection de Patassé en 1993 jusqu'à la prise de Bangui par les rebelles de la Séléka.

19 septembre 1993 : Ange-Félix Patassé remporte l’élection présidentielle.

Avril-mai 1996 : Série de mutineries au sein de l’armée suite au non-paiement de salaires. La France intervient pour soutenir le gouvernement de Patassé.

Novembre 1996 : Nouvelles mutineries de soldats. 1 500 soldats français sont envoyés pour assurer la sécurité des étrangers présents sur le sol centrafricain.

Septembre 1999 : Réélection de Ange-Félix Patassé.

Mai 2001 : Tentative de coup d’État de l’ancien président André Kolingba.

Octobre 2001 : François Bozizé, chef des armées, est démis de ses fonctions.

25 octobre 2002 : Première tentative de coup d’État de François Bozizé contre Ange-Félix Patassé.

15 mars 2003 : Réussite du second coup d’État de François Bozizé alors que Patassé se trouve au Niger. Bozizé s’autoproclame président de la République.

8 mai 2005 : François Bozizé remporte l’élection présidentielle. Plusieurs mouvements rebelles hostiles au pouvoir se créent, dont l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UDFR), le plus important d’entre eux dans le nord-est du pays, conduit par Michel Detodia.

Décembre 2006 : L’UFDR s’empare de la ville stratégique de Birao, dans le nord-est du pays. Les forces françaises viennent en aide à l’armée régulière (FACA) et bombardent les positions rebelles. Plus de 200 000 Centrafricains sont contraints de fuir la région. Environ 70 000 d'entre eux trouvent refuge au Cameroun et au Tchad.

21 juin 2008 : Signature à Libreville d’un "accord de paix global" entre le gouvernement, l’UFDR et les rebelles de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, important mouvement du nord-ouest du pays).

26 octobre 2008 : création du mouvement rebelle CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix). Le CPJP mène de nombreuses actions armées dans le nord du pays dont il est originaire.

23 janvier 2011 : Réélection de François Bozizé avec plus de 64% des voix contre Ange-Félix Patassé.

12 juin 2011 : Le gouvernement de Bangui et les rebelles du CPJP signent un accord de cessez-le-feu pour ramener le calme dans le nord du pays. Ce dernier prévoit la cessation définitive des hostilités, et l’intégration des rebelles dans l’armée.

10 décembre 2012 : La coalition rebelle de la Séléka (alliance de factions dissidentes de l’UDFR et du CPJP ainsi que de plusieurs petits groupes rebelles) reprend les armes et dénonce le non-respect des accords de paix signés en 2007 et 2011. Ils s’emparent de plusieurs villes stratégiques : Bria (centre), Bambari (centre sud), et Kaga Bandoro (centre nord).

21 décembre 2012 : Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale appellent à l’ouverture de négociations.

26 décembre 2012 : L’ambassade de France à Bangui est attaquée par des manifestants, proches du pouvoir, inquiets de l’avancée des rebelles.

2 janvier 2013 : Les rebelles de la Séléka annoncent la suspension de leur offensive en direction de la capitale Bangui et l’envoi d’une délégation aux pourparlers organisés à Libreville, au Gabon.

11 janvier 2013 : Accord de Libreville. Conclu entre les autorités et les rebelles centrafricains, cet accord prévoit un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir, la formation d'un gouvernement de transition d'union nationale, ainsi que l’organisation de législatives au terme d'une période de transition de 12 mois et la nomination d’un Premier ministre issu de l'opposition démocratique.

Le retrait de toutes les forces militaires étrangères de Centrafrique, à l'exception des Forces africaines d'interposition (FOMAC), fait également partie de l’accord.

3 février 2013 : Le président François Bozizé nomme un nouveau gouvernement d'union nationale qui offre à la Séléka plusieurs portefeuilles, dont celui, stratégique, de la Défense.

17 mars 2013 : Les rebelles posent un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour "libérer tous les prisonniers politiques, faire partir les forces étrangères et faire lever des barrages [policiers et de partisans du président] à Bangui".

20 mars 2013 : Fin de l’ultimatum. les rebelles annoncent reprendre les armes.

23 mars 2013 : Les rebelles de la Séléka font leur entrée dans la capitale.

24 mars 2013 : Ils annoncent la prise du palais présidentiel. Le président François Bozizé est en fuite.

Première publication : 27/12/2012

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