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Afrique

Acculé, le régime de Bozizé est contraint de négocier avec les rebelles

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Gaëlle LE ROUX

Dernière modification : 28/12/2012

Les rebelles centrafricains sont désormais à environ 130 kilomètres de la capitale. Sur FRANCE 24, leur porte-parole indique vouloir cesser la lutte armée et négocier le départ du président François Bozizé (photo).

La République centrafricaine s’enlise dans la crise. La coalition rebelle Séléka - "Alliance" en langue sango -, contrôle désormais un tiers du territoire. Après avoir conquis trois villes clés du centre - Bria, Bambari et Kaga Bandoro - ses combattants se trouvent désormais à environ 130 km de Bangui, la capitale, protégée par des militaires tchadiens et les militaires de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac).

"Nous avons indiqué que notre intention n’était pas de rentrer dans Bangui compte tenue de la situation militaire du pays [sous-équipée et mal entraînée, l’armée régulière centrafricaine n’a pas résisté longtemps à la progression des rebelles, NDLR]", a indiqué sur l’antenne de FRANCE 24 Éric Massi, le porte-parole de la rébellion. "Le président Bozizé a actuellement une défaite militaire à assumer. Nous souhaitons que la fin de ce régime soit traitée dans des conditions dignes d’un chef d’État (sic)", a-t-il ajouté.

Éric Massi, porte-parole du Séléka

Le Séléka veut négocier le départ de Bozizé

Aux dires de son porte-parole, le Séléka est prêt à répondre aux injonctions de la communauté internationale, qui presse les différents acteurs de la crise centrafricaine à entamer des discussions à Libreville, au Gabon, sous la houlette du Congo-Brazzaville. "Je pense que la négociation devrait mettre sur la table la question du maintien de François Bozizé au pouvoir, a précisé Éric Massi. La classe politique centrafricaine est unanime à considérer que ce régime n’est pas un régime en qui nous pouvons avoir une confiance légitime pour continuer à conduire la nation."

Le 12 décembre, deux jours après le lancement de son "opération reconquête" en Centrafrique, la rébellion avait publié une déclaration en dix points dans laquelle elle dénonçait la "mal-gouvernance" du pays, "l’exclusion de l’opposition, le clientélisme et le tribalisme" dans l’exercice du pouvoir par le régime de François Bozizé.

Arrivé à la tête du pays en mars 2003 à la faveur d’un coup d’État qui a contraint à l’exil l’ancien président Ange-Félix Patassé, le général François Bozizé a, depuis, organisé deux scrutins, en 2005 et en 2011, très critiqués par la communauté internationale. Et pour cause : depuis les dernières élections générales il y a près de deux ans, les membres de la famille du président occupent une vingtaine de sièges sur la centaine que compte le Parlement centrafricain.

Bozizé de plus en plus isolé

Le président Bozizé apparaît de plus en plus isolé au sein de la communauté internationale. Paris et Washington sont restés sourds aux appels du chef de l’État centrafricain qui a imploré leur aide pour "maintenir l’ordre constitutionnel" dans le pays. Même le Tchad, allié historique du régime, n’a accepté d’envoyer ses soldats que dans l’objectif de s’interposer à une éventuelle attaque de la rébellion. Pis, le gouvernement tchadien a également pris ses distances avec Bangui sur le plan diplomatique. "Le fait que les prochaines négociations se tiennent à Libreville [capitale du Gabon, NDLR] et sous la direction du Congo-Brazzaville montrent que le Tchad s’éloigne un peu du dossier", estime sur FRANCE 24 Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique à International Crisis Group.

Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique de l'International crisis group

Acculé, le gouvernement centrafricain s’est dit prêt à s’asseoir à la table des négociations à Libreville. "Le gouvernement a la main tendue, a assuré Josué Binoua, ministre centrafricain de l’Administration du territoire, sur l’antenne de FRANCE 24. Le gouvernement a accepté depuis une semaine [d’aller à Libreville, NDLR] pour que, sans délai, il y ait ce dialogue." Selon le ministre, le Séléka bloque l’avancée des négociations. "Ce sont les rebelles […] qui prennent la grosse tête avec leurs victoires ici ou là, en disant ‘Nous allons marcher sur Bangui’. Ils veulent coûte que coûte conquérir le pouvoir par les armes. Mais le temps de prendre le pouvoir par les armes est révolu."

Selon Vincent Floreani, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, les représentants des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest se sont rendus, ce jeudi, dans la capitale centrafricaine pour tenter d’engager des discussions préliminaires avec le gouvernement et les insurgés.

Première publication : 27/12/2012

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