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À quoi ressemblerait l’apocalypse fiscale aux États-Unis ?

© AFP

Vidéo par Pauline PACCARD

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

L’absence d’un accord entre démocrates et républicains sur le budget américain, d'ici lundi soir, propulserait les États-Unis au devant d'une cure d’austérité drastique. Tour d’horizon des conséquences d’une chute dans la "falaise fiscale".

Il ne reste que quelques heures de discussions aux dirigeants démocrates et républicains pour empêcher l’économie américaine de basculer dans la fameuse "fiscal cliff" ("falaise fiscale") dès le 1er janvier 2013. Les pourparlers reprendront dans le soirée, seulement 13 heures avant l'entrée en vigueur automatique d'une cure d'austérité brutale lourde de menaces pour l'économie américaine.

Des semaines de tractations acharnées ne sont pas parvenues à combler le gouffre idéologique qui sépare les deux grandes formations politiques américaines. La pierre d'achoppement : le revenu à partir duquel les foyers américains dit aisés verront leurs impôts augmenter : 250 000, 400 000, voire 1 million de dollars par an. L'absence d'un accord se traduirait par une hausse brutale des impôts, ainsi qu'une réduction automatique des dépenses publiques.

L’impact fiscal :

Les médias américains parlent de "falaise fiscale" car le premier effet automatique serait de ne pas reconduire l’équivalent de 400 milliards de dollars de crédits d’impôts hérités de l’ère Bush. Près de 90 % des Américains et de nombreuses PME verraient ainsi leurs impôts monter en flèche.

"On parle de 2 000 dollars par an pour les ménages de la classe moyenne, avec un impact logique sur le pouvoir d’achat et les entreprises américaines" souligne ainsi la journaliste Pauline Paccard sur l’antenne de FRANCE 24.

L’impact social :

Derrière la masse de données fiscales se trouvent des millions de ménages américains encore fragilisés par la crise. Le "mur budgétaire" signifie un arrêt brutal de certaines dépenses publiques alimentant plusieurs programmes d’aides sociales. Près de deux millions de chômeurs américains en fin de droit perdraient ainsi leurs allocations et les remboursements du programme de sécurité sociale Medicare accordés aux médecins seraient réduits de 27 %.

Le ralentissement général de l’activité et la réduction drastique du budget de l’État pourraient également entraîner des licenciements secs dans les administrations publiques

"Certains spécialistes tablent sur un chômage qui pourrait dépasser les 9 % l’année prochaine, il est à un peu moins de 8 % actuellement", ajoute Pauline Paccard.

L’impact économique :

Loin d’enthousiasmer les économistes allergiques aux déficits publics, cette cure d’austérité drastique fait au contraire planer la menace d’une récession aux États-Unis. Trébucher sur la falaise fiscale ferait plonger le PIB américain de cinq points. Le ralentissement de l’activité et la hausse du chômage sonneraient temporairement le glas de la croissance américaine.

"Dans de telles proportions, la cure d’austérité est trop forte pour les États-unis dont la reprise est fragile", affirme Pauline Paccard sur FRANCE 24. Tout en soulignant que la chute de l’activité américaine pourrait avoir des répercussions internationales.

L’impact psychologique :

L’absence d’un accord et le durcissement du conflit entre élus démocrates et républicains auraient également un impact psychologique non négligeable sur la perception de l’économie américaine par les agences de notation. Ce type de bataille politique inextricable avait déjà amené l’agence Standard and Poor’s à dégrader la note de la dette souveraine des États-Unis en 2011.

L'échec des tractations au Congrès pourrait également faire perdre les pédales à Wall Street si les investisseurs paniquent à l'idée d’une chute massive de l’activité suite aux coupes budgétaires.

Première publication : 31/12/2012

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