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FRANCE

Lors des vœux présidentiels, François Hollande précise son cap

© AFP

Texte par Thibault LIEURADE

Dernière modification : 31/12/2012

Pour ses premiers vœux en tant que chef de l’État, François Hollande a expliqué avoir engagé les réformes de ces six derniers mois pour que 2013 soit l’année du "redressement". Et a martelé son objectif d’inverser la courbe du chômage.

À l’Elysée, l’heure est à la ’’mobilisation’’ face au chômage, qui a augmenté pour le 19e mois consécutif et devrait encore être en hausse ses prochains mois. "Toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d'ici un an. Nous devrons y parvenir coûte que coûte", a martelé le président François Hollande à l’occasion de ses vœux à la France dans une déclaration préenregistrée lundi 31 décembre à 18 heures et diffusée à 20 heures.

2013, une année pour "réussir le redressement"

Cet objectif, annoncé déjà depuis plusieurs semaines, était au cœur du premier exercice des vœux présidentiels depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée. "2012 a été l’année où nous avons engagé le redressement", a expliqué le chef de l’État français, rappelant les réformes déjà engagées comme la création d’une banque publique d’investissements ou encore les mesures pour désendetter l’État. "2013 sera celle de la mobilisation pour le réussir", a-t-il assuré, soulignant néanmoins les difficultés "sérieuses" du pays, entre croissance atone et chômage aux alentours des 10 % de la population active. Politiquement, cette ‘’marche en avant ne s’est pas faite sans soubresaut ni contretemps’’, a également concédé le président de la République, dont la cote de popularité baisse de semaine en semaine.

Pour atteindre son objectif, François Hollande a détaillé son arsenal anti-chômage : "150 000 emplois d'avenir pour les jeunes les plus éloignés du marché du travail" et "les contrats de génération qui permettront de lier l'expérience du senior avec l'espérance du jeune". Il a également évoqué "la formation professionnelle qui sera réformée pour accompagner prioritairement les chômeurs vers l'"activité". Enfin, le chef de l’État a mis la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils trouvent un accord sur la sécurisation de l'emploi après l’échec des premiers rounds de négociations. "Je fais confiance aux partenaires sociaux pour prendre leurs responsabilités. À défaut, je les assumerai", a-t-il prévenu.

"Le cap sera tenu"

Si François Hollande doit légiférer sur la sécurisation de l’emploi, cela s’ajoutera aux tâches qui l’attendent en 2013 et dont il a abordé les grandes lignes dans sa déclaration. En premier lieu, le gouvernement se penchera sur un "réaménagement" de la taxe à 75 % pour les Français gagnant plus d'un million d'euros par an, une disposition censurée deux jours plus tôt par le Conseil constitutionnel. Il devra aussi s’atteler à la difficile réduction des dépenses de l’État, sur laquelle François Hollande s’est montré volontariste. "L'argent des Français est précieux, il doit être au service d'un État exemplaire et économe’’, a-t-il souligné. Outre l’économie, le président a par ailleurs évoqué les réformes de société au menu de 2013 : mariage pour tous, non cumul des mandats, fin de la vie.

"Le cap sera tenu", a assuré François Hollande. "Contre vents et marées. Je n'en dévierai pas. Non par obstination, mais par conviction. C'est l'intérêt de la France", a déclaré le chef de l’État en tenue sombre, qui a joué la carte de la gravité pour son premier exercice des vœux dans un décor élyséen classique. Rendez-vous est pris pour les vœux 2014…


 

Première publication : 31/12/2012

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