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Mur budgétaire : un accord est "en vue" mais "rien n'est encore fait", selon Obama

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 31/12/2012

Alors que le président américain, Barack Obama, a annoncé qu'un accord sur le "mur budgétaire" était à portée de main, la Chambre des représentants aurait décidé de ne pas organiser de vote ce lundi soir.

Le président américain, Barack Obama, s'est exprimé lundi 31 décembre sur la crise du "mur budgétaire". Moins de 12 heures avant l’entrée en vigueur automatique de mesures d’austérité drastiques, le chef de l'État a annoncé qu'un accord était en vue pour éviter des hausses d'impôts, mais que rien n'est encore confirmé.

"Il y a encore des problèmes à résoudre, mais nous avons espoir que le Congrès puisse y parvenir", a expliqué le dirigeant démocrate lors d'une intervention à la Maison Blanche.

Barack Obama n'a pas donné de détails chiffrés sur cet accord, qu'il a qualifié de seulement "potentiel", mais il a assuré qu'il empêcherait des hausses d'impôts pour la classe moyenne.

La déclaration de Barack Obama

Pas de vote ce lundi

Mais selon un responsable du parti républicain, la Chambre des représentants a décidé de ne pas organiser de vote lundi. 

"Nous n'avons (aucun texte) sur lequel voter", a déclaré à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Il n'y a "aucune chance qu'ils adoptent quelque chose suffisament tôt pour que nous puissions (voter) avant minuit, même si nous le voulions", a-t-il ajouté.

Si le vote n'est donc pas organisé, cela signifierait techniquement que dès minuit, lors du passage à 2013, l’économie américaine basculerait dans la fameuse "fiscal cliff" ("falaise fiscale"). Ce terme désigne une forte augmentation automatique des impôts et autres taxes accompagnée par une baisse conséquente des dépenses publiques à partir du 1er janvier 2013.

Cette double peine fiscale aurait pour effet bénéfique de réduire dès l’année prochaine le déficit américain - qui s’élève à 1 100 milliards de dollars - de 510 milliards de dollars. Mais l’augmentation des impôts entraîneraient une probable chute de la consommation, tandis que la baisse des dépenses de l’État signifierait la fin de plusieurs contrats publics et des coupes budgétaires dans certaines aides aux populations les plus démunies.

Conséquence : l’économie américaine se contracterait de plus de 1 % pendant au moins six mois en 2013, selon la commission du Budget du Congrès.

Des sources proches des négociations avaient pourtant annoncé en milieu de journée qu'une majorité de sénateurs républicains était prête à soutenir un compromis. Celui-ci aurait entraîné un relèvement de l'imposition pour les revenus supérieurs à 400 000 dollars par an (450 000 dollars pour les foyers) et le prolongement pour un an des programmes d'indemnisation chômage.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 31/12/2012

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