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Afrique

L'Afrique centrale envoie des renforts militaires pour protéger Bangui

© AFP

Vidéo par Joanna SITRUK

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 02/01/2013

Alors que les rebelles de la Séléka, stationnés à 75 km de la capitale, menacent de marcher sur Bangui, les pays d'Afrique centrale ont décidé d'envoyer près de 800 soldats en renfort d'ici la fin de la semaine pour protéger la ville centrafricaine.

Afin d'empêcher la prise de Bangui par les rebelles de la Séléka, les pays d’Afrique centrale continuent d’envoyer des renforts pour protéger la capitale de république de Centrafrique.

Les effectifs en Centrafrique de la Force multinationale d’Afrique centrale devraient compter environ 760 hommes dans les prochains jours. Un premier groupe de 120 soldats Gabonais est arrivé mardi matin dans la ville. Un autre contingent de 120 militaires du Congo-Brazzaville est arrivé la veille, tandis que 120 Camerounais doivent débarqués d’ici la fin de la semaine.

Ces nouvelles troupes vont compléter les 400 soldats tchadiens déjà en place à Damara, ultime verrou avant Bangui, à 75 km au sud de la capitale.

Bozizé remercie l’armée tchadienne

Lors de son message de vœux du Nouvel an diffusé lundi à la télévision nationale, le président centrafricain François Bozizé a remercié l'armée tchadienne, venue s'interposer entre la coalition rebelle du Séléka et Bangui.

"Grâce à l'armée tchadienne vous m'écoutez aujourd'hui à la radio et vous me regardez à la télévision. Sinon, on serait tous dans la brousse. Bangui serait aujourd'hui envahie et dans des troubles. Merci à l'armée tchadienne, merci au président Idriss Déby Itno du Tchad", a déclaré le chef d’État.

Au cours de ce message, le président a aussi fait des concessions en envisageant des pourparlers en vue de former un gouvernement d’union.

"Je suis prêt pour ce dialogue (avec la rébellion), j'attends que les chefs d'État (de la Communauté économique des États d'Afrique centrale, CEEAC) fixent la date pour que nous puissions y aller de concert avec la Séléka pour trouver des pistes de sortie de la crise", a-t-il dit.

En réponse, le porte-parole des rebelles, Eric Massi, a de nouveau rejeté les offres de dialogue. "Le dialogue on sait qu'il ne le veut pas", a-t-il expliqué à l’AFP.

Eric Massi a toutefois déclaré "ne rien avoir contre" les forces africaines qui se massent sur la route de Bangui, mais il a exigé qu'elles interviennent contre les arrestations de sympathisants de la Séléka dont il accuse le pouvoir depuis plusieurs jours.

Un jeune musulman supposé proche de la rébellion centrafricaine a ainsi été tué dans la nuit de lundi à mardi, et un policier est mort au cours d'affrontements qui ont suivi mardi dans un quartier populaire de Bangui, selon une source policière.

Appels de la communauté internationale

Face aux violences, l'archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga a appelé mardi à un dialogue entre le gouvernement centrafricain et les rebelles qui menacent la capitale, affirmant avoir commencé à entendre "des messages d'espoir" des deux côtés.

"Arrêtons de nous battre de nous détruire. Au contraire, dialoguons", a demandé à l'AFP l'archevêque invitant "les acteurs à se retrouver autour d'une table (...) pour attaquer les problèmes au fond et sortir une fois pour toute de cet imbroglio".

"Il y en a (des Centrafricains) qui traversent des moments de souffrance, qui sont en brousse éparpillés. Nous demandons que le peuple se réconcilie avec lui-même. Cela passe par un moment de rencontre", a-t-il ajouté, à l'occasion du Nouvel an, une journée traditionnelle de prière en Centrafrique, où 85 % de la population est chrétienne.

La communauté internationale est également préoccupée par la dégradation de la situation dans le pays. Les États-Unis ont aussi encouragé les rebelles à "cesser les hostilités et tout mouvement vers la capitale".

La France a appelé de son côté au dialogue, mais sans soutenir le régime centrafricain. En marge de son déplacement à Kaboul, auprès des troupes françaises, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a ainsi rappelé que Paris a deux missions : "D'une part, faire en sorte que les protagonistes puissent se rencontrer, échanger, trouver les conciliations nécessaires. Notre rôle, c'est aussi d'assurer la sécurité de nos ressortissants".

Pour protéger ces derniers et éventuellement les évacuer, les autorités françaises disposent de près de 600 soldats en Centrafrique.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 01/01/2013

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